Al-Andalus: L’imposture du mythe du "paradis multiculturel - Philippe Conrad
L’histoire d’al-Andalus est-elle celle du « paradis multiculturel » que l’on dépeint parfois ? Cet ouvrage déconstruit ce mythe et rétablit la vérité sur ce que fut l’Espagne sous domination musulmane entre le VIIIe et le XVe siècle. Couvrant huit cents ans d’histoire, il montre la cruauté du sort imposé au « dhimmi », le non musulman, chrétien ou juif : celui-ci fait l’objet d’un traitement juridique et fiscal spécifique, qui marque sa soumission. Il est couramment humilié et marginalisé. La Reconquista, que les Espagnols sont aujourd’hui sommés de renier au nom d’un « humanisme » supposé de l’islam conquérant, fut une libération, la possibilité d’un nouvel essor civilisationnel.
L’histoire d’al-Andalus est-elle celle du « paradis multiculturel » que l’on dépeint parfois ? Cet ouvrage déconstruit ce mythe et rétablit la vérité sur ce que fut l’Espagne sous domination musulmane entre le VIIIe et le XVe siècle. Couvrant huit cents ans d’histoire, il montre la cruauté du sort imposé au « dhimmi », le non musulman, chrétien ou juif : celui-ci fait l’objet d’un traitement juridique et fiscal spécifique, qui marque sa soumission. Il est couramment humilié et marginalisé. La Reconquista, que les Espagnols sont aujourd’hui sommés de renier au nom d’un « humanisme » supposé de l’islam conquérant, fut une libération, la possibilité d’un nouvel essor civilisationnel.
« J’affirme qu’un peuple soumis pendant un demi-siècle au régime actuel des cinémas américains s’achemine vers la pire décadence. J’affirme qu’un peuple hébété par des plaisirs fugitifs, épidermiques, obtenus sans le moindre effort intellectuel, j’affirme qu’un tel peuple se trouvera, quelque jour, incapable de mener à bien une œuvre de longue haleine et de s’élever, si peu que ce soit, par l’énergie de la pensée. »
Georges Duhamel, Scènes de la vie future
Georges Duhamel, Scènes de la vie future
9 janvier 1873, mort de Napoléon III, président de la République française de 1848 à 1852 puis empereur des Français de 1852 à 1870 (° 20 avril 1808). Napoléon III est, sûrement, le plus mal aimé des chefs d'Etat de la France et le Second Empire le plus mal connu de ses régimes. Pourtant de 1848 à 1870 se crée la France contemporaine. S'il inaugure son règne par un coup d'Etat, Louis Napoléon Bonaparte, aussitôt, rétablit le suffrage universel.Il sera le champion du progrès social (droit à l'instruction pour les filles, droit de réunion, droit de grève...), autant que de la prospérité économique : il étend le réseau de chemin de fer, développe l'industrie, favorise la recherche scientifique, modernise les villes. Avec le Second Empire, le rayonnement de la France est à son apogée. La gloire militaire ne manque pas : Alma, Magenta, Solferino... L'Italie lui doit son unité et le Mexique sa liberté. L'empire colonial est déjà largement constitué. Mais il y aura Sedan. Le désastre. On ne pardonne ni les mauvais débuts ni les défaites ! En historien autant qu'en politique et dans la lignée des chercheurs anglo-saxons, contre Victor Hugo irréductible ennemi de l'Empereur, Philippe Séguin le proclame Louis Napoléon le Grand.
« Dans un monde où chacun triche,
c’est l’homme vrai qui fait figure de charlatan. »
André GIDE
c’est l’homme vrai qui fait figure de charlatan. »
André GIDE
le Pr. Didier Sicard, chef de service à l’hôpital Cochin et président du Comité national d’éthique, dénonce cette situation : « S’il n’y avait que de vrais malades à soigner, la médecine serait en situation économiquement difficile. Il faut donc convaincre l’ensemble de la population qu’elle est potentiellement malade et vendre des médicaments à ceux qui n’en ont pas besoin. » Nombreux sont les médecins qui réprouvent notre médecine de troupeau. Quant au Pr. Jean Paul Escande, il estime que la médecine fait partie de la société de consommation, et que « la meilleure façon de faire consommer de la médecine est de nourrir la légende du corps fragile et de ses agresseurs surpuissants ».
La Nouvelle Dictature Médico-Scientifique_Sylvie Simon_Éditions Dangles_2006
La Nouvelle Dictature Médico-Scientifique_Sylvie Simon_Éditions Dangles_2006
1790, les anglais jubilent ... Et la "Royale" fut détruite
Edmond Burke, le 9 février 1790, s'exclamait à la chambre des communes : "Durant ce cours espace de temps, les Français ont fait eux-mêmes pour nous ce que n'auraient pas pu faire vingt batailles."
Cette sentence lapidaire émanant de célèbre théoricien conservateur démontre avec quelle acuité l'abaissement de la France, corollaire de la Révolution, est très tôt perçu avec soulagement chez l'ennemi héréditaire. La révolution est considérée outre-manche comme le meilleur moyen possible d'abattre définitivement les prétentions maritimes de la monarchie Française.
...
Effectivement, après les déboires de la guerre de sept ans (1756-1762), la monarchie Française a entrepris un formidable effort de redressement maritime d'Europe, la "Royale" devient à la veille de 1789 la plus grande marine d'Europe derrière l'Angleterre.
En 1778, le vieux ministre de Georges III, Pitt l'ancien, avouait : "L’Angleterre ne parviendra jamais à la suprématie des mers tant que la dynastie des Bourbons existera."
Amiral Auphan, La Marine dans l'histoire de France 1955.
Edmond Burke, le 9 février 1790, s'exclamait à la chambre des communes : "Durant ce cours espace de temps, les Français ont fait eux-mêmes pour nous ce que n'auraient pas pu faire vingt batailles."
Cette sentence lapidaire émanant de célèbre théoricien conservateur démontre avec quelle acuité l'abaissement de la France, corollaire de la Révolution, est très tôt perçu avec soulagement chez l'ennemi héréditaire. La révolution est considérée outre-manche comme le meilleur moyen possible d'abattre définitivement les prétentions maritimes de la monarchie Française.
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Effectivement, après les déboires de la guerre de sept ans (1756-1762), la monarchie Française a entrepris un formidable effort de redressement maritime d'Europe, la "Royale" devient à la veille de 1789 la plus grande marine d'Europe derrière l'Angleterre.
En 1778, le vieux ministre de Georges III, Pitt l'ancien, avouait : "L’Angleterre ne parviendra jamais à la suprématie des mers tant que la dynastie des Bourbons existera."
Amiral Auphan, La Marine dans l'histoire de France 1955.
10 et 11 janvier 1871, bataille du Mans, La guerre de 1870-1871 a laissé de nombreuses traces en Sarthe : des monuments commémorant des combats, des tombes de soldats allemands, ou encore des publications, des gravures, et des témoignages. Parmi les combats qui ont marqué la Sarthe, la bataille du Mans occupe une place éminente puisqu'elle marqua la fin de la lutte du gouvernement de la défense nationale alors dirigé par Léon Gambetta. La défaite au Mans de l'Armée de la Loire, dirigée par le général Chanzy est le dernier acte d'une guerre mal engagée où l'armée française malgré son courage ne put faire face à une armée allemande mieux dirigée, mieux équipée et mieux organisée.
Les deux guerres mondiales ont éclipsé la guerre de 1870 et la bataille du Mans, la défaite de Sedan et la chute de l'empire, la proclamation de la troisième république et la formation du gouvernement de la défense nationale, le siège de Paris et la levée de l'armée de la Loire, dans l'Ouest de la France la formation de la première puis de la deuxième armée de la Loire qui se battent autour d'Orléans puis du Mans avec l'objectif de débloquer Paris. Cette deuxième armée de la Loire se replie sur le Mans et va affronter courageusement l'armée prussienne. Des combats importants ont lieu dans l'Est de la Sarthe puis près du Mans notamment à Auvours entre Yvré-l'évêque et Champagné où l'armée allemande est mise en difficulté. Mais c'est sans compter avec les difficultés de ravitaillement et d'équipement et les erreurs de commandement qui aboutissent à une percée allemande au sud et rendent l'évacuation du Mans inévitable.
La fin de la guerre ouvrit une polémique à propos des volontaires bretons. Regroupés au camp de Conlie, ces quelques 40 000 soldats ne furent pas correctement équipés et vécurent dans d'épouvantables conditions sanitaires qui favorisèrent les épidémies qui firent de nombreuses victimes parmi les troupes. Ces volontaires gardèrent une forte amertume contre les réticences du gouvernement à équiper une armée de bretons qui pourraient devenir une nouvelle armée chouanne menaçant la France de sécession. Le sous-équipement de ces troupes et leur affaiblissement à cause des maladies priva l'armée de la Loire d'un soutien qui aurait pu être décisif.
Ac du Mans
Plusieurs livres ont été écrits sur l'affaire du camp de Conlie, où 60.000 Bretons ont croupi pendant des mois en 1870. Par contre, pas grand chose n'est dit de la bataille du Mans entre les forces françaises commandées par le général Chanzy et les Prussiens commandés par le Duc de Mecklenburg, qui s'est déroulée sous la pluie et la neige les 11 et 12 janvier 1871, il y a juste 140 ans.
Il ne s'agit pas de raviver ici des haines ancestrales mais de faire la vérité sur ce qui s'est passé lors d'une des dernières batailles de la guerre de 1870 entre la France et la Prusse.
Des milliers de Bretons désarmés y furent massacrés. Environ 19.000 Bretons pour la plupart sans fusils potables, venant du camp de Conlie pour former une division sous les ordre du général Lalande, participèrent à la bataille du Mans. Chanzy qui disposait de 150.000 soldats en tout contre seulement 73.000 Prussiens a été misérablement battu et blâma les Bretons pour sa défaite.
Des Bretons même pas armés pour se défendre et qui furent sabrés par la cavalerie française, car tels étaient les ordres de Chanzy pour ceux qui auraient décidé de reculer. Le nombre de Bretons morts à cette bataille n'est pas connu mais il peut s'agir de milliers de soldats sacrifiés inutilement, voire volontairement. Beaucoup cependant réussirent à s'enfuir et à rejoindre leur Bretagne. Chanzy avoue 50.000 déserteurs, un tiers de son armée, en plus des 7.000 tués et blessés et des 25.000 faits prisonniers.
Fénelon disait qu'"un historien n'est d'aucun pays", mais on peut dire que pour l'histoire de Bretagne ou des Bretons, il est préférable d'aller voir chez les historiens anglais ou allemands comme on l'a fait pour Landais. La bible pour cette guerre est The Franco-Prussian War, écrite par le professeur d'Histoire Moderne de l'Univ
Les deux guerres mondiales ont éclipsé la guerre de 1870 et la bataille du Mans, la défaite de Sedan et la chute de l'empire, la proclamation de la troisième république et la formation du gouvernement de la défense nationale, le siège de Paris et la levée de l'armée de la Loire, dans l'Ouest de la France la formation de la première puis de la deuxième armée de la Loire qui se battent autour d'Orléans puis du Mans avec l'objectif de débloquer Paris. Cette deuxième armée de la Loire se replie sur le Mans et va affronter courageusement l'armée prussienne. Des combats importants ont lieu dans l'Est de la Sarthe puis près du Mans notamment à Auvours entre Yvré-l'évêque et Champagné où l'armée allemande est mise en difficulté. Mais c'est sans compter avec les difficultés de ravitaillement et d'équipement et les erreurs de commandement qui aboutissent à une percée allemande au sud et rendent l'évacuation du Mans inévitable.
La fin de la guerre ouvrit une polémique à propos des volontaires bretons. Regroupés au camp de Conlie, ces quelques 40 000 soldats ne furent pas correctement équipés et vécurent dans d'épouvantables conditions sanitaires qui favorisèrent les épidémies qui firent de nombreuses victimes parmi les troupes. Ces volontaires gardèrent une forte amertume contre les réticences du gouvernement à équiper une armée de bretons qui pourraient devenir une nouvelle armée chouanne menaçant la France de sécession. Le sous-équipement de ces troupes et leur affaiblissement à cause des maladies priva l'armée de la Loire d'un soutien qui aurait pu être décisif.
Ac du Mans
Plusieurs livres ont été écrits sur l'affaire du camp de Conlie, où 60.000 Bretons ont croupi pendant des mois en 1870. Par contre, pas grand chose n'est dit de la bataille du Mans entre les forces françaises commandées par le général Chanzy et les Prussiens commandés par le Duc de Mecklenburg, qui s'est déroulée sous la pluie et la neige les 11 et 12 janvier 1871, il y a juste 140 ans.
Il ne s'agit pas de raviver ici des haines ancestrales mais de faire la vérité sur ce qui s'est passé lors d'une des dernières batailles de la guerre de 1870 entre la France et la Prusse.
Des milliers de Bretons désarmés y furent massacrés. Environ 19.000 Bretons pour la plupart sans fusils potables, venant du camp de Conlie pour former une division sous les ordre du général Lalande, participèrent à la bataille du Mans. Chanzy qui disposait de 150.000 soldats en tout contre seulement 73.000 Prussiens a été misérablement battu et blâma les Bretons pour sa défaite.
Des Bretons même pas armés pour se défendre et qui furent sabrés par la cavalerie française, car tels étaient les ordres de Chanzy pour ceux qui auraient décidé de reculer. Le nombre de Bretons morts à cette bataille n'est pas connu mais il peut s'agir de milliers de soldats sacrifiés inutilement, voire volontairement. Beaucoup cependant réussirent à s'enfuir et à rejoindre leur Bretagne. Chanzy avoue 50.000 déserteurs, un tiers de son armée, en plus des 7.000 tués et blessés et des 25.000 faits prisonniers.
Fénelon disait qu'"un historien n'est d'aucun pays", mais on peut dire que pour l'histoire de Bretagne ou des Bretons, il est préférable d'aller voir chez les historiens anglais ou allemands comme on l'a fait pour Landais. La bible pour cette guerre est The Franco-Prussian War, écrite par le professeur d'Histoire Moderne de l'Univ
ersité d'Oxford, Michael Howard, et publiée pour la première fois en 1962. ABP
Le détail de ces fusils inutilisables et munitions inadaptées est décrit dans "le Camp de Conlie et l'Armée de Bretagne, rapport fait à l'assemblée nationale" fait par Arthur de la Borderie 1874.
G Koch
Le détail de ces fusils inutilisables et munitions inadaptées est décrit dans "le Camp de Conlie et l'Armée de Bretagne, rapport fait à l'assemblée nationale" fait par Arthur de la Borderie 1874.
G Koch
Durant nos années terribles, de 1940 à 1944, nombres d'amiraux se trouvèrent en première ligne. Ministres, comme Platon, Abrial, Auphan et Bléhaut ; chargés du destin de territoires d'outre-mer comme Estéva, Decoux, Robert ; ou responsables directs d'une part de notre Marine, comme Laborde ou Derrien - leur tâche fut ingrate, puisqu'il fallait parvenir à concilier l'honneur et la sauvegarde du pays.
En 1945, la fureur "épuratoire" choisit notamment les chefs de la Marine comme boucs émissaires : Platon fut assassiné, Derrien et Estéva moururent à leur sortie de prison, Abrial et Laborde furent traités en bagnards. Au total, onze amiraux, dont les plus célèbres, furent traités de façon révoltante.
André Figuéras, médaillé de la Résistance, a pris à coeur de rendre justice à ces nobles victimes du sectarisme et de l'Anti-France.
En 1945, la fureur "épuratoire" choisit notamment les chefs de la Marine comme boucs émissaires : Platon fut assassiné, Derrien et Estéva moururent à leur sortie de prison, Abrial et Laborde furent traités en bagnards. Au total, onze amiraux, dont les plus célèbres, furent traités de façon révoltante.
André Figuéras, médaillé de la Résistance, a pris à coeur de rendre justice à ces nobles victimes du sectarisme et de l'Anti-France.
«Le régime nouveau sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l’idée fausse de l’égalité naturelle des hommes, mais sur l’idée nécessaire de l’égalité des chances données à tous les Français de prouver leur aptitude à servir. Seuls le travail et le talent redeviendront le fondement de la hiérarchie française. Aucun préjugé défavorable n’atteindra un Français du fait de ses origines sociales, à la seule condition qu’il s’intègre dans la France nouvelle et qu’il lui apporte un concours sans réserve. On ne peut faire disparaître la lutte des classes, fatale à la nation, qu’en faisant disparaître les causes qui ont formé ces classes et les ont dressées les unes contre les autres. Ainsi renaîtront les élites véritables que le régime passé a mis des années à détruire et qui constitueront les cadres nécessaires au développement du bien-être et de la dignité de tous.»
-Philippe Pétain, discours du 11 octobre 1940
-Philippe Pétain, discours du 11 octobre 1940
Janvier 1945 - Charles Hertrich sur Molière (Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, est un comédien et dramaturge français, baptisé le 15 janvier 1622 à Paris, où il est mort le 17 février 1673. )
Moliere est en cela, avec Rabelais et La Fontaine, le représentant le plus caractéristique de notre race. Il continue la tradition gauloise des conteurs et des "farceurs" du Moyen-Age, qui excellaient deja à se moquer des vices et des travers de l'humanité.
Moliere est en cela, avec Rabelais et La Fontaine, le représentant le plus caractéristique de notre race. Il continue la tradition gauloise des conteurs et des "farceurs" du Moyen-Age, qui excellaient deja à se moquer des vices et des travers de l'humanité.
Qualifié par Léon Daudet de "livre-bombe", de "livre-événement", La Révolution française, premier ouvrage de Pierre Gaxotte paru en 1928, est un classique des études révolutionnaires. Enrichi et régulièrement refondu par l'auteur d'édition en édition, cet ouvrage devenu incontournable montre comment à partir de 1790 les révolutionnaires actifs étaient peu nombreux et comment la Terreur, devenue instrument d'une révolution économique et sociale, frappe en priorité le monde paysan et du commerce. Pierre Gaxotte décrit de façon iconoclaste la Révolution française qui ne s'est pas faite selon lui "contre un tyran" mais "contre un roi qui n'était plus assez roi". Sa vision de l'Ancien Régime et ses analyses des grands événements, qui ont rythmé l'effondrement du royaume, renouvellent la perception de cette période essentielle de notre histoire.