JEAN-FRANÇOIS GAUTIER - Enquête sur l’histoire n°4 : Automne 1992 - Dossier : Pétain devant l'histoire.
Du point de vue des généraux allemands, l'Armistice fut la plus grande erreur d'Hitler durant la guerre. Sans lui, dira Goring au tribunal de Nuremberg, l'Allemagne aurait occupé l'Afrique du Nord et verrouillé l'ouest de la Méditerranée. << Ah ! s' exclamera Keitel , l'histoire aurait été différente si le Führer n'avait pas laissé à la France sa marine, ses troupes coloniales et ses colonies. » Churchill reconnaîtra devant le général Georges : << L'Armistice nous a, en somme, rendu service. Hitler a commis une faute en l'accordant. (3) » Quant à de Gaulle, il aurait laissé tomber en 1941 devant le général Odic, ex-commandant de l ' armée des Alpes ayant rallié Londres : << N'avouez jamais que l'Armistice ne pouvait pas être évité.(4) »
L'armistice répondait aux réalités premières : une défaite militaire évidente, le risque d'un plus grand nombre de prisonniers, une décomposition politique avancée, les Français sur les routes et affamés. Pétain cherchait un minimum d'ordre, celui nécessaire à la survie. Les préfets coopérèrent. Aucun ne démissionna, pas même celui de Seine-et- Marne, Jean Moulin. Après l'esquive des responsables de la défaite, dont il n'était pas, Pétain endossait l'épreuve des conséquences. Non sur le Massifia , mais sur le sol national. Le bouclier était en place. Au dehors, une autre aventure devenait possible, pour d'autres hommes, d'autres âmes et d'autres épées. Il y eut peu de Français pour la tenter.
Du point de vue des généraux allemands, l'Armistice fut la plus grande erreur d'Hitler durant la guerre. Sans lui, dira Goring au tribunal de Nuremberg, l'Allemagne aurait occupé l'Afrique du Nord et verrouillé l'ouest de la Méditerranée. << Ah ! s' exclamera Keitel , l'histoire aurait été différente si le Führer n'avait pas laissé à la France sa marine, ses troupes coloniales et ses colonies. » Churchill reconnaîtra devant le général Georges : << L'Armistice nous a, en somme, rendu service. Hitler a commis une faute en l'accordant. (3) » Quant à de Gaulle, il aurait laissé tomber en 1941 devant le général Odic, ex-commandant de l ' armée des Alpes ayant rallié Londres : << N'avouez jamais que l'Armistice ne pouvait pas être évité.(4) »
L'armistice répondait aux réalités premières : une défaite militaire évidente, le risque d'un plus grand nombre de prisonniers, une décomposition politique avancée, les Français sur les routes et affamés. Pétain cherchait un minimum d'ordre, celui nécessaire à la survie. Les préfets coopérèrent. Aucun ne démissionna, pas même celui de Seine-et- Marne, Jean Moulin. Après l'esquive des responsables de la défaite, dont il n'était pas, Pétain endossait l'épreuve des conséquences. Non sur le Massifia , mais sur le sol national. Le bouclier était en place. Au dehors, une autre aventure devenait possible, pour d'autres hommes, d'autres âmes et d'autres épées. Il y eut peu de Français pour la tenter.
Les peuples sans racine sont inaptes à la résistance: il faut un point d'appui pour résister et le slogan "du passé faisons table rase" prépare les hommes à la pire servitude, celle qui découle du consentement et non de la contrainte. C'est dans la mesure ou l'homme est singulier qu'il est capable d'universel.
G. Thibon
G. Thibon
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L'atelier de reliure - rencontre avec Céline Facqueur, artisan relieur via Gallia - notre histoire de France
https://www.youtube.com/watch?v=R5UwB5azpBU
Pour plus d'informations sur l'Atelier de reliure : https://bit.ly/3s9QbEy
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Editorial de Guillaume Fiquet
Revue d’Histoire européenne éditée par Histoire militaire éditions 24
Anniversaire de la bataille de Lépante qui vit la flotte hispano-vénitienne de la Sainte Ligue envoyer par le fond la quasi-totalité des galères turques. «Un de ces chocs sourds, violents, répétés que se portent les bêtes puissantes que sont les civilisations» écrivait à son propos Fernand Braudel.
Chocs plurimillénaires entre l’Europe et l’Orient que certaines grandes figures hors du commun ont tenté d’effacer ou de dépasser – objets de biographies très inspirées écrites par Jacques Benoist-Méchin et rassemblées sous le titre significatif de Rêve le plus long de l’histoire –, mais qui sont bien une constante sur le temps long.
Certes, dans une Europe qui semble avoir perdu son élan vital, dont
les peuples sont entrés «en dormition» – pour reprendre une formule de Dominique Venner – qui subit depuis des décennies une colonisation démographique à très forte composante islamique et de moins en moins pacifique, les propagandistes du «vivre-ensemble diversitaire» n’hésitent pas à travestir le passé. Pour autant – et Philippe Conrad a notamment écrit un ouvrage lumineux sur le sujet, Al andalus, l’imposture du paradis
multiculturel, les travaux universitaires ont balayé le mythe d’une cohabitation harmonieuse entre chrétiens et musulmans sur les terres conquises par le cimeterre... ou les berceaux. «Les frontières de l’Islam sont des frontières de sang, ne les approchez pas» avertissait Samuel Huntington; mais que faire quand elles viennent jusqu’à nous? Dans ce numéro, nous faisons également justice du manichéisme, des anachronismes, des dénigrements et des mensonges colportés sur les croisades. Un épisode s’étalant sur près de 300 ans qui mêlait, realpolitik, ambitions personnelles et économiques les plus triviales, mais aussi, et surtout la foi religieuse la plus pure. Empêcher l’accès des lieux saints aux pèlerins chrétiens c’était aussi pour nos ancêtres remettre en cause le salut des âmes.
Jacques Bainville l’a souligné, les croisades furent un événement bénéfique pour le royaume de France. «En tournant les énergies et les goûts batailleurs vers une entreprise religieuse et idéaliste, Urbain II et Pierre l’Ermite rendirent un immense service à la jeune royauté française (…).
Nulle part, dans la chrétienté, l’enthousiasme pour la guerre sainte n’a été plus grand que dans notre pays, au point que la croisade apparut aux peuples d’Orient comme une entreprise française. Il en résulta d’abord pour la France un prestige nouveau et qui devait durer des siècles.»
Plus largement encore, si «l’Europe ne pouvait se croire une et le devenir qu’en se voyant face à l’Asie» (Jules Michelet), les croisades porteront un coup d’arrêt à l’expansion des peuples liés par l’Islam et ligués contre notre civilisation. Elles retarderont de 250 ans la chute de Constantinople et de l’Empire byzantin sous les coups de boutoir du califat ottoman. Cette stratégie comme cette volonté de refoulement de «l’Asie» hors d’Europe sont-elles si inactuelles ?
« L’Europe ne pouvait se croire une et le devenir qu’en se
voyant en face de l’Asie. Il fallait que la croisade s’accomplit. »
Jules Michelet,
Revue d’Histoire européenne éditée par Histoire militaire éditions 24
Anniversaire de la bataille de Lépante qui vit la flotte hispano-vénitienne de la Sainte Ligue envoyer par le fond la quasi-totalité des galères turques. «Un de ces chocs sourds, violents, répétés que se portent les bêtes puissantes que sont les civilisations» écrivait à son propos Fernand Braudel.
Chocs plurimillénaires entre l’Europe et l’Orient que certaines grandes figures hors du commun ont tenté d’effacer ou de dépasser – objets de biographies très inspirées écrites par Jacques Benoist-Méchin et rassemblées sous le titre significatif de Rêve le plus long de l’histoire –, mais qui sont bien une constante sur le temps long.
Certes, dans une Europe qui semble avoir perdu son élan vital, dont
les peuples sont entrés «en dormition» – pour reprendre une formule de Dominique Venner – qui subit depuis des décennies une colonisation démographique à très forte composante islamique et de moins en moins pacifique, les propagandistes du «vivre-ensemble diversitaire» n’hésitent pas à travestir le passé. Pour autant – et Philippe Conrad a notamment écrit un ouvrage lumineux sur le sujet, Al andalus, l’imposture du paradis
multiculturel, les travaux universitaires ont balayé le mythe d’une cohabitation harmonieuse entre chrétiens et musulmans sur les terres conquises par le cimeterre... ou les berceaux. «Les frontières de l’Islam sont des frontières de sang, ne les approchez pas» avertissait Samuel Huntington; mais que faire quand elles viennent jusqu’à nous? Dans ce numéro, nous faisons également justice du manichéisme, des anachronismes, des dénigrements et des mensonges colportés sur les croisades. Un épisode s’étalant sur près de 300 ans qui mêlait, realpolitik, ambitions personnelles et économiques les plus triviales, mais aussi, et surtout la foi religieuse la plus pure. Empêcher l’accès des lieux saints aux pèlerins chrétiens c’était aussi pour nos ancêtres remettre en cause le salut des âmes.
Jacques Bainville l’a souligné, les croisades furent un événement bénéfique pour le royaume de France. «En tournant les énergies et les goûts batailleurs vers une entreprise religieuse et idéaliste, Urbain II et Pierre l’Ermite rendirent un immense service à la jeune royauté française (…).
Nulle part, dans la chrétienté, l’enthousiasme pour la guerre sainte n’a été plus grand que dans notre pays, au point que la croisade apparut aux peuples d’Orient comme une entreprise française. Il en résulta d’abord pour la France un prestige nouveau et qui devait durer des siècles.»
Plus largement encore, si «l’Europe ne pouvait se croire une et le devenir qu’en se voyant face à l’Asie» (Jules Michelet), les croisades porteront un coup d’arrêt à l’expansion des peuples liés par l’Islam et ligués contre notre civilisation. Elles retarderont de 250 ans la chute de Constantinople et de l’Empire byzantin sous les coups de boutoir du califat ottoman. Cette stratégie comme cette volonté de refoulement de «l’Asie» hors d’Europe sont-elles si inactuelles ?
« L’Europe ne pouvait se croire une et le devenir qu’en se
voyant en face de l’Asie. Il fallait que la croisade s’accomplit. »
Jules Michelet,
Le Paysan Français. (1936) par le Maréchal Pétain
Lorsque le soir tombe sur les sillons ensemencés, qu'une à une les chaumières s'éclairent de feux incertains, le paysan, encore courbé par l'effort, jette un dernier regard sur son champ, comme s'il lui en coûtait de le quitter. Pourtant la journée a été dure. Tout au long d'heures monotones, sans autre compagnon que ses bêtes, qu'il encourage de temps en temps par des appels de la voix, il a silencieusement dirigé le soc de la charrue et creusé en plein sol des sillons parallèles. La tâche du jour est accomplie comme elle l'a été la veille et le sera le lendemain. Il l'a contemple avec satisfaction. À la même heure, des milliers de regards, emplis d'une saine fierté, se portent comme le sien sur un coin de terre, de vigne, de lande, exprimant l'amour et le respect des hommes de la terre pour le sol nourricier.
Aucune amertume dans ces regards. Cependant le labeur du paysan ne trouve pas toujours, comme celui de l'ouvrier, la récompense qu'il mérite, et cette récompense n'est jamais immédiate. Plusieurs mois séparent le labeur de la récolte, pendant lesquels il faut vivre d'espérances. Rien n'est certain aux champs. Le travail ne suffit pas. Il reste à protéger les fruits de la terre contre les caprices du temps, le gel, l'inondation, la grêle, la sécheresse, et contre ce fléau, aujourd'hui plus cruel que les autres : la mévente. Le citadin peut vivre au jour le jour, le cultivateur doit prévoir, calculer, lutter. Les déceptions n'ont aucune prise sur cet homme que dominent l'instinct du travail nécessaire et la passion du sol. Quoi qu'il arrive, il fait face, il tient.
De ce miracle chaque jour renouvelé est sortie la France, nation laborieuse, économe, attachée à la liberté. C'est le paysan qui l'a forgée par son héroïque patience, c'est lui qui assure son équilibre économiques et spirituel. Le prodigieux développement des forces matérielles n'a pas changé la source des forces morales. Celles-ci marquent le coeur du paysan d'une empreinte d'autant plus forte qu'il les puise à même le sol de la patrie.
L'obstination dans l'effort quotidien, la résistance physique, une prudence faite de prévisions à longue échéance et de décisions lentement mûries, la confiance raisonnée, le goût d'une vie rude et simple, telles sont les vertus dominantes de nos campagnards. Ces vertus qui soutiennent la nation aux heures de crise, sont aussi celles qui font le vrai soldat.
Car dans cette fusion intime des origines, des caractères, des individus, qu'est une troupe, l'homme de la terre apporte un élément d'une valeur inappréciable : la solidité. Ceux qui ont eu l'honneur de le commander savent ce qu'on peut attendre de lui. Insensible aux excitations pernicieuses, il accomplit son devoir militaire avec la même assurance tranquille que son devoir de terrien. Il apprend méthodiquement et n'oublie pas ce qu'il a appris. Aimé de ses supérieurs, respecté de ses camarades, il suit son chef sans discuter et donne à ce chef la volonté d'entreprendre. Pendant la guerre, le citadin, plus instruit en général, a fourni les cadres. Plus technicien, l'ouvrier a alimenté la main-d'œuvre indispensable aux usines. Le paysan s'est battu dans le rang, avec le sentiment profondément ancré en lui qu'il défendait sa terre. Les plus terribles épreuves n'ont pas entamé sa foi. Tant que l'ennemi a foulé le sol français, il a gardé la farouche résolution de le battre.
Aux heures les plus sombres, _ je tiens à le rappeler devant ce monument, _ c'est le regard paisible et décidé du paysan qui a soutenu ma confiance.
Discours prononcé en 1936 à l'inauguration du monument aux morts paysans de Capoulet-Junac.
Lorsque le soir tombe sur les sillons ensemencés, qu'une à une les chaumières s'éclairent de feux incertains, le paysan, encore courbé par l'effort, jette un dernier regard sur son champ, comme s'il lui en coûtait de le quitter. Pourtant la journée a été dure. Tout au long d'heures monotones, sans autre compagnon que ses bêtes, qu'il encourage de temps en temps par des appels de la voix, il a silencieusement dirigé le soc de la charrue et creusé en plein sol des sillons parallèles. La tâche du jour est accomplie comme elle l'a été la veille et le sera le lendemain. Il l'a contemple avec satisfaction. À la même heure, des milliers de regards, emplis d'une saine fierté, se portent comme le sien sur un coin de terre, de vigne, de lande, exprimant l'amour et le respect des hommes de la terre pour le sol nourricier.
Aucune amertume dans ces regards. Cependant le labeur du paysan ne trouve pas toujours, comme celui de l'ouvrier, la récompense qu'il mérite, et cette récompense n'est jamais immédiate. Plusieurs mois séparent le labeur de la récolte, pendant lesquels il faut vivre d'espérances. Rien n'est certain aux champs. Le travail ne suffit pas. Il reste à protéger les fruits de la terre contre les caprices du temps, le gel, l'inondation, la grêle, la sécheresse, et contre ce fléau, aujourd'hui plus cruel que les autres : la mévente. Le citadin peut vivre au jour le jour, le cultivateur doit prévoir, calculer, lutter. Les déceptions n'ont aucune prise sur cet homme que dominent l'instinct du travail nécessaire et la passion du sol. Quoi qu'il arrive, il fait face, il tient.
De ce miracle chaque jour renouvelé est sortie la France, nation laborieuse, économe, attachée à la liberté. C'est le paysan qui l'a forgée par son héroïque patience, c'est lui qui assure son équilibre économiques et spirituel. Le prodigieux développement des forces matérielles n'a pas changé la source des forces morales. Celles-ci marquent le coeur du paysan d'une empreinte d'autant plus forte qu'il les puise à même le sol de la patrie.
L'obstination dans l'effort quotidien, la résistance physique, une prudence faite de prévisions à longue échéance et de décisions lentement mûries, la confiance raisonnée, le goût d'une vie rude et simple, telles sont les vertus dominantes de nos campagnards. Ces vertus qui soutiennent la nation aux heures de crise, sont aussi celles qui font le vrai soldat.
Car dans cette fusion intime des origines, des caractères, des individus, qu'est une troupe, l'homme de la terre apporte un élément d'une valeur inappréciable : la solidité. Ceux qui ont eu l'honneur de le commander savent ce qu'on peut attendre de lui. Insensible aux excitations pernicieuses, il accomplit son devoir militaire avec la même assurance tranquille que son devoir de terrien. Il apprend méthodiquement et n'oublie pas ce qu'il a appris. Aimé de ses supérieurs, respecté de ses camarades, il suit son chef sans discuter et donne à ce chef la volonté d'entreprendre. Pendant la guerre, le citadin, plus instruit en général, a fourni les cadres. Plus technicien, l'ouvrier a alimenté la main-d'œuvre indispensable aux usines. Le paysan s'est battu dans le rang, avec le sentiment profondément ancré en lui qu'il défendait sa terre. Les plus terribles épreuves n'ont pas entamé sa foi. Tant que l'ennemi a foulé le sol français, il a gardé la farouche résolution de le battre.
Aux heures les plus sombres, _ je tiens à le rappeler devant ce monument, _ c'est le regard paisible et décidé du paysan qui a soutenu ma confiance.
Discours prononcé en 1936 à l'inauguration du monument aux morts paysans de Capoulet-Junac.
« Parmi les nombreuses machinations et les artifices par lesquels les ennemis du nom chrétien ont osé s’attaquer à l’Église de Dieu et voulu l’ébranler et l’assiéger par des efforts superflus à la vérité, doit être, sans nul doute, comptée cette société perverse d’hommes vulgairement appelée “maçonnique” qui, retenue d’abord dans les ténèbres et l’obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la religion et de la société. »
Le 25 septembre 1865, le pape Pie IX
Le 25 septembre 1865, le pape Pie IX
Fiodor Dostoïevski, Les Démons, 1871
« Pour résoudre définitivement la question sociale, il [Chigaliov] propose de partager l’humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau ; maintenus dans une soumission sans bornes ils atteindront, en passant par une série de transformations, à l’état d’innocence, quelque chose comme l’Eden primitif, tout en étant astreints au travail. Les mesures préconisées par l’auteur pour dépouiller les neuf dixièmes de l’humanité de leur volonté et les transformer en troupeau au moyen de l’éducation, sont extrêmement remarquables. […]
Il établit l’espionnage. Chez lui, tous les membres de la société s’épient mutuellement et sont tenus de rapporter tout ce qu’ils apprennent. Chacun appartient à tous, et tous appartiennent à chacun. Tous les hommes sont esclaves et égaux dans l’esclavage ; dans les cas extrêmes, on a recours à la calomnie et au meurtre ; mais le principal, c’est que tous soient égaux. Avant tout, on abaisse le niveau de l’instruction, des sciences et des talents. Le niveau élevé n’est accessible qu’aux talents ; donc, pas de talents. […]
La seule chose qu’il manque au monde, c’est l’obéissance. La soif d’instruction est déjà une soif aristocratique. A peine laisse-t-on s’installer la famille et l’amour, que naît aussitôt le désir de propriété. Nous tuerons ce désir : nous développerons l’ivrognerie, la calomnie, la délation ; nous plongerons les hommes dans une débauche inouïe, nous détruirons dans l’œuf tout génie. Tous seront réduits au même dénominateur : égalité absolue. […] Seul le nécessaire est nécessaire, telle doit être dorénavant la devise de l’humanité. Mais il faudra lui accorder de temps en temps quelques convulsions ; et nous, les chefs, nous y pourvoirons. Les esclaves doivent avoir des maîtres. Obéissance complète, dépersonnalisation absolue. »
« Pour résoudre définitivement la question sociale, il [Chigaliov] propose de partager l’humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau ; maintenus dans une soumission sans bornes ils atteindront, en passant par une série de transformations, à l’état d’innocence, quelque chose comme l’Eden primitif, tout en étant astreints au travail. Les mesures préconisées par l’auteur pour dépouiller les neuf dixièmes de l’humanité de leur volonté et les transformer en troupeau au moyen de l’éducation, sont extrêmement remarquables. […]
Il établit l’espionnage. Chez lui, tous les membres de la société s’épient mutuellement et sont tenus de rapporter tout ce qu’ils apprennent. Chacun appartient à tous, et tous appartiennent à chacun. Tous les hommes sont esclaves et égaux dans l’esclavage ; dans les cas extrêmes, on a recours à la calomnie et au meurtre ; mais le principal, c’est que tous soient égaux. Avant tout, on abaisse le niveau de l’instruction, des sciences et des talents. Le niveau élevé n’est accessible qu’aux talents ; donc, pas de talents. […]
La seule chose qu’il manque au monde, c’est l’obéissance. La soif d’instruction est déjà une soif aristocratique. A peine laisse-t-on s’installer la famille et l’amour, que naît aussitôt le désir de propriété. Nous tuerons ce désir : nous développerons l’ivrognerie, la calomnie, la délation ; nous plongerons les hommes dans une débauche inouïe, nous détruirons dans l’œuf tout génie. Tous seront réduits au même dénominateur : égalité absolue. […] Seul le nécessaire est nécessaire, telle doit être dorénavant la devise de l’humanité. Mais il faudra lui accorder de temps en temps quelques convulsions ; et nous, les chefs, nous y pourvoirons. Les esclaves doivent avoir des maîtres. Obéissance complète, dépersonnalisation absolue. »
4 janvier 629 : Avènement de Dagobert 1er
À la mort de son père Clotaire II, le 4 janvier 629, Dagobert, qui, jusque-là, régnait sur l'Austrasie, se fait reconnaître roi de Neustrie par les évêques et les leudes (les hommes qui entourent le souverain). Son frère cadet Charibert (ou Caribert) obtient en compensation le gouvernement de l'Aquitaine. Deux ans plus tard, sa mort permet à Dagobert de reconstituer temporairement l'unité du Regnum Francorum de son ancêtre Clovis.
Le roi, à Paris, s'entoure d'une cour relativement fastueuse et de conseillers émérites, comme son trésorier Didier et le « bon saint Éloi » de la chanson, son argentier, qui ne manque pas de lui reprocher sa débauche. Il soumet les Gascons et le chef breton Judicaël, signe même un traité d'amitié avec l'empereur byzantin Héraclius. Mais en 634, cédant à la pression des nobles d'Austrasie, il a la faiblesse de leur donner un roi en la personne de son fils de 3 ans, Sigebert III...
À la mort de son père Clotaire II, le 4 janvier 629, Dagobert, qui, jusque-là, régnait sur l'Austrasie, se fait reconnaître roi de Neustrie par les évêques et les leudes (les hommes qui entourent le souverain). Son frère cadet Charibert (ou Caribert) obtient en compensation le gouvernement de l'Aquitaine. Deux ans plus tard, sa mort permet à Dagobert de reconstituer temporairement l'unité du Regnum Francorum de son ancêtre Clovis.
Le roi, à Paris, s'entoure d'une cour relativement fastueuse et de conseillers émérites, comme son trésorier Didier et le « bon saint Éloi » de la chanson, son argentier, qui ne manque pas de lui reprocher sa débauche. Il soumet les Gascons et le chef breton Judicaël, signe même un traité d'amitié avec l'empereur byzantin Héraclius. Mais en 634, cédant à la pression des nobles d'Austrasie, il a la faiblesse de leur donner un roi en la personne de son fils de 3 ans, Sigebert III...
Depuis le 1er janvier 2018, onze vaccins ont été rendus obligatoires pour les enfants nés à partir de cette date. Six d'entre eux contiennent des adjuvants aluminiques dont la toxicité continue de faire débat. Pourtant, les résultats des recherches scientifiques indépendantes convergent : l'accumulation dans le système immunitaire et la toxicité de ces composants risquent de disqualifier les politiques vaccinales. Soucieux d'informer au mieux les patients et les médecins, le professeur Romain Gherardi explique avec beaucoup d'allant et de pédagogie le risque lié à l'emploi massif de ces adjuvants. Il épingle au passage les autorités responsables de ce scandale sanitaire. Cette enquête scientifique, qui se lit comme un polar, est le récit d'un long dessillement : celui d'un médecin-chercheur qui a choisi le parti des patients.
https://www.amazon.fr/Toxic-Story-v%C3%A9rit%C3%A9s-embarrassantes-adjuvants-ebook/dp/B01LZQK3LG
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Au début des années 1970, Edgar Relyveld mit au point un adjuvant non aluminique, le phosphate de calcium, destiné à remplacer les sels d’aluminium dans le vaccin DTPolio. L’aluminium avait beau être utilisé depuis les années 1920 pour adjuver les vaccins, ce chercheur et quelques collègues pasteuriens dont le Dr Louis Lery, chef de service du Centre de vaccinations internationales, alertés par diverses études et documents, redoutaient la toxicité de ce métal absent de tous les métabolismes vivants. Le phosphate de calcium présente l’immense avantage de faire partie des composants naturels de l’organisme, puisque nos os en sont remplis, d’être bien toléré, de se résorber facilement et de ne pas induire de production d’anticorps médiateurs de réactions allergiques. Quant à ses propriétés adjuvantes, elles sont comparables à celles des sels d’aluminium. C’est ainsi que, pendant douze ans, l’Institut Pasteur fabriqua et commercialisa l’IPAD (Institut Pasteur ADsorbé sur phosphate de calcium), un adjuvant qu’il utilisa dans toute sa gamme de vaccins. Mais en 1985, Pasteur devint Mérieux. Et Mérieux, soucieux de simplifier sa production pour réduire ses coûts, résolut d’harmoniser sa gamme de vaccins en renonçant au phosphate de calcium au profit de son adjuvant “maison”, l’hydroxyde d’aluminium. Cette décision souleva un tollé chez les chercheurs de l’Institut Pasteur, qui lancèrent l’alerte en 1987 jusqu’au plus haut niveau de l’État, arguments scientifiques à l’appui (voir annexe 8, p. 224). En vain. Rien n’y fit. C’est ainsi que le Pr Relyveld se vit prier de faire valoir ses droits à la retraite.
Gherardi, Romain. Toxic Story
Gherardi, Romain. Toxic Story
5 novembre 2014.
Communiqué de presse du ministère de l'Économie : « Emmanuel MACRON [en lettres capitales, s 'il vous plaît] a accordé aujourd'hui son autorisation à General Electric pour la réalisation de son projet d'investissement en France avec Alstom. Emmanuel MACRON s'est assuré, avec vigilance, que les intérêts de l'État, la pérennité de la filière nucléaire et la sécurisation de l'approvisionnement énergétique de la France sont pleinement pris en compte dans cette opéra tion ». Tudieu, quel homme vigilant, ce MACRON ! Ou plutôt : quel menteur sans vergogne l
Car la réalité est moins glorieuse. Ce communiqué signe l'arrêt de mort d'Alstom, leader mondial en matière de production d'électricité, en particulier dans le domaine nucléaire, essen tiel pour l'indépendance nationale, et aussi dans le domaine des énergies renouvelables. Après avoir cédé en 2006 les très rentables Chantiers de l'Atlantique à des Norvégiens, Alstom lâche aujourd'hui toute l'activité énergétique, soit 70 % de son chiffre d'affaires, à l'américain General Electric. Des mains étrangères s'emparent d'un fleuron de l'industrie française, à bas prix et dans des conditions douteuses car les dirigeants d'Alstom ont été soumis à la pression des autorités judiciaires américaines. L'entreprise et certains de ses directeurs étaient poursuivis pour des faits de corruption en Indonésie par le Department ofJustice et Alstom a dû négocier une amende de 772 millions de dollars. Depuis l'Élysée (dès l'automne 2012 et en s'opposant à Arnaud Montebourg), puis à Bercy, Emmanuel Macron a plus que facilité ce bradage, alors qu'une intervention de l'État aurait permis d'éviter le désastre. Sans doute le concept de nationalisation doit il être incompatible avec la philosophie politique de Monsieur Macron, comme il l'est avec les injonctions de la Commission européenne. Quant au crime de haute trahison, il y a longtemps qu'il est tombé en désuétude, tant il est devenu commun dans les pratiques gouvernementales depuis des décennies, et il a été effacé lors des récentes révisions de la Constitution et du Code pénal.
Communiqué de presse du ministère de l'Économie : « Emmanuel MACRON [en lettres capitales, s 'il vous plaît] a accordé aujourd'hui son autorisation à General Electric pour la réalisation de son projet d'investissement en France avec Alstom. Emmanuel MACRON s'est assuré, avec vigilance, que les intérêts de l'État, la pérennité de la filière nucléaire et la sécurisation de l'approvisionnement énergétique de la France sont pleinement pris en compte dans cette opéra tion ». Tudieu, quel homme vigilant, ce MACRON ! Ou plutôt : quel menteur sans vergogne l
Car la réalité est moins glorieuse. Ce communiqué signe l'arrêt de mort d'Alstom, leader mondial en matière de production d'électricité, en particulier dans le domaine nucléaire, essen tiel pour l'indépendance nationale, et aussi dans le domaine des énergies renouvelables. Après avoir cédé en 2006 les très rentables Chantiers de l'Atlantique à des Norvégiens, Alstom lâche aujourd'hui toute l'activité énergétique, soit 70 % de son chiffre d'affaires, à l'américain General Electric. Des mains étrangères s'emparent d'un fleuron de l'industrie française, à bas prix et dans des conditions douteuses car les dirigeants d'Alstom ont été soumis à la pression des autorités judiciaires américaines. L'entreprise et certains de ses directeurs étaient poursuivis pour des faits de corruption en Indonésie par le Department ofJustice et Alstom a dû négocier une amende de 772 millions de dollars. Depuis l'Élysée (dès l'automne 2012 et en s'opposant à Arnaud Montebourg), puis à Bercy, Emmanuel Macron a plus que facilité ce bradage, alors qu'une intervention de l'État aurait permis d'éviter le désastre. Sans doute le concept de nationalisation doit il être incompatible avec la philosophie politique de Monsieur Macron, comme il l'est avec les injonctions de la Commission européenne. Quant au crime de haute trahison, il y a longtemps qu'il est tombé en désuétude, tant il est devenu commun dans les pratiques gouvernementales depuis des décennies, et il a été effacé lors des récentes révisions de la Constitution et du Code pénal.