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En 1974 dans les campagnes, 4 générations pouvaient encore vivre ensemble.
« Il établit l’espionnage. Chez lui tous les membres de la société s’épient mutuellement et sont tenus de rapporter tout ce qu’ils apprennent. Chacun appartient à tous, et tous appartiennent à chacun. Tous les hommes sont égaux dans l’esclavage ; dans les cas extrêmes on a recours à la calomnie et au meurtre ; mais le principal c’est que tous soient égaux. Avant tout on abaisse le niveau de l’instruction, des sciences et des talents. Le niveau supérieur n’est accessible qu’aux talent ; donc pas de talents (…). Cicéron aura la langue arrachée, Copernic les yeux crevés, Shakespeare sera lapidé. Les esclaves doivent être égaux. »
Dostoïevski, Les Démons
Dostoïevski, Les Démons
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BOUGNAT - Monsieur Tourette raconte sa vie de bougnat entre la livraison du charbon et son café.
Succès de curiosité, le 15 juin 1940 à Saint-Ouen, dans la banlieue parisienne. Un mois plus tard, l'Humanité, organe communiste clandestin écrira (14 juillet 1940): «Fraternité franco-allemande : les conversations amicales entre travailleurs parisiens et soldats allemands se multiplient. Nous en sommes heureux. Apprenons à nous connaître... »
Enquete sur l'Histoire n° 23 - Les grandes énigmes de la collaboration
Enquete sur l'Histoire n° 23 - Les grandes énigmes de la collaboration
LA CULPABILISATION DE LA FRANCE
Peut-on applaudir [le président de la République) qui accuse la France de complicité avec le crime nazi, ce qui sous· entend qu'en juillet 1942 les Français savaient l'horreur du génocide ? Comment affirmer que les policiers qui arrêtent et les cheminots qui transportent « secondent "• selon le mot terrible de Jacques Chirac, « la folie criminelle de l'occupant » ? que l'État français « seconde » la solution finale perpétrée par la demence nazie ?
L'histoire politisée et médiatisée occulte ainsi la vérité que l'on doit au peuple français. Car « seconder» une entreprise suppose que l'on est informé de son objet, de son dessein. Or, s'il est certain que des policiers, des cheminots et des responsables de l'État français furent contraints, sous la menace allemande, de participer à la déportation des Juifs qui, selon Oberg, partaient en Pologne où l'on créerait un« État juif», il est non moins avéré.que les uns et les autres ignoraient que le dessein allemand se résumait en un acte de barbarie que l'histoire a rarement égalé.[...]
Les contempteurs de la France blessée évoquent son irréparable manquement à sa vocation de terre d'accueil et d'asile. Mais que peut être le droit d'asile dans un pays sous la botte, quand la protection de ses propres citoyens est suspendue aux volontés d'un occupant inhumain ? Qu'était, en ces temps d'ombre misérable, le droit d'asile, quand Américains, Britanniques et Suisses émettaient les plus grandes réserves sur l'accueil des réfugiés juifs? Que devint, en 1945, le droit d'asile, lorsque les Alliés, vainqueurs et maîtres de leurs actes, estimèrent devoir rendre à Staline le général Vlassov et ses soldats dont le crime avait été de lutter contre la dictature sanguinaire de celui qui sera leur bourreau ? Et qu'était donc, en 1962, pour Charles de Gaulle, le droit d'asile, lorsque la France, libre de toute domination étrangère et militairement victorieuse, décidait de livrer au FLN nos fidèles harkis, sachant qu'ils
étaient voués à une mort atroce ?
GÉNÉRAL JACQUES LE CROIGNEC
Pétain et les Américains, pp. 417-418. Nouvelles Éditions Latines, 1995
Peut-on applaudir [le président de la République) qui accuse la France de complicité avec le crime nazi, ce qui sous· entend qu'en juillet 1942 les Français savaient l'horreur du génocide ? Comment affirmer que les policiers qui arrêtent et les cheminots qui transportent « secondent "• selon le mot terrible de Jacques Chirac, « la folie criminelle de l'occupant » ? que l'État français « seconde » la solution finale perpétrée par la demence nazie ?
L'histoire politisée et médiatisée occulte ainsi la vérité que l'on doit au peuple français. Car « seconder» une entreprise suppose que l'on est informé de son objet, de son dessein. Or, s'il est certain que des policiers, des cheminots et des responsables de l'État français furent contraints, sous la menace allemande, de participer à la déportation des Juifs qui, selon Oberg, partaient en Pologne où l'on créerait un« État juif», il est non moins avéré.que les uns et les autres ignoraient que le dessein allemand se résumait en un acte de barbarie que l'histoire a rarement égalé.[...]
Les contempteurs de la France blessée évoquent son irréparable manquement à sa vocation de terre d'accueil et d'asile. Mais que peut être le droit d'asile dans un pays sous la botte, quand la protection de ses propres citoyens est suspendue aux volontés d'un occupant inhumain ? Qu'était, en ces temps d'ombre misérable, le droit d'asile, quand Américains, Britanniques et Suisses émettaient les plus grandes réserves sur l'accueil des réfugiés juifs? Que devint, en 1945, le droit d'asile, lorsque les Alliés, vainqueurs et maîtres de leurs actes, estimèrent devoir rendre à Staline le général Vlassov et ses soldats dont le crime avait été de lutter contre la dictature sanguinaire de celui qui sera leur bourreau ? Et qu'était donc, en 1962, pour Charles de Gaulle, le droit d'asile, lorsque la France, libre de toute domination étrangère et militairement victorieuse, décidait de livrer au FLN nos fidèles harkis, sachant qu'ils
étaient voués à une mort atroce ?
GÉNÉRAL JACQUES LE CROIGNEC
Pétain et les Américains, pp. 417-418. Nouvelles Éditions Latines, 1995
Philippique contre des mémoires gaulliens
Ce petit ouvrage veut réfuter tous les mensonges, toutes les falsifications et toutes les justifications pro domo reprises par l'Amiral De Gaulle pour établir, devant la postérité, la "statue glorieuse" de son père. L'auteur appui son argumentation sur les faits en refusant toutes les polémiques. Il s'efforce à rétablir l'autre versant de la Vérité.
Ce petit ouvrage veut réfuter tous les mensonges, toutes les falsifications et toutes les justifications pro domo reprises par l'Amiral De Gaulle pour établir, devant la postérité, la "statue glorieuse" de son père. L'auteur appui son argumentation sur les faits en refusant toutes les polémiques. Il s'efforce à rétablir l'autre versant de la Vérité.
JEAN-FRANÇOIS GAUTIER - Enquête sur l’histoire n°4 : Automne 1992 - Dossier : Pétain devant l'histoire.
Du point de vue des généraux allemands, l'Armistice fut la plus grande erreur d'Hitler durant la guerre. Sans lui, dira Goring au tribunal de Nuremberg, l'Allemagne aurait occupé l'Afrique du Nord et verrouillé l'ouest de la Méditerranée. << Ah ! s' exclamera Keitel , l'histoire aurait été différente si le Führer n'avait pas laissé à la France sa marine, ses troupes coloniales et ses colonies. » Churchill reconnaîtra devant le général Georges : << L'Armistice nous a, en somme, rendu service. Hitler a commis une faute en l'accordant. (3) » Quant à de Gaulle, il aurait laissé tomber en 1941 devant le général Odic, ex-commandant de l ' armée des Alpes ayant rallié Londres : << N'avouez jamais que l'Armistice ne pouvait pas être évité.(4) »
L'armistice répondait aux réalités premières : une défaite militaire évidente, le risque d'un plus grand nombre de prisonniers, une décomposition politique avancée, les Français sur les routes et affamés. Pétain cherchait un minimum d'ordre, celui nécessaire à la survie. Les préfets coopérèrent. Aucun ne démissionna, pas même celui de Seine-et- Marne, Jean Moulin. Après l'esquive des responsables de la défaite, dont il n'était pas, Pétain endossait l'épreuve des conséquences. Non sur le Massifia , mais sur le sol national. Le bouclier était en place. Au dehors, une autre aventure devenait possible, pour d'autres hommes, d'autres âmes et d'autres épées. Il y eut peu de Français pour la tenter.
Du point de vue des généraux allemands, l'Armistice fut la plus grande erreur d'Hitler durant la guerre. Sans lui, dira Goring au tribunal de Nuremberg, l'Allemagne aurait occupé l'Afrique du Nord et verrouillé l'ouest de la Méditerranée. << Ah ! s' exclamera Keitel , l'histoire aurait été différente si le Führer n'avait pas laissé à la France sa marine, ses troupes coloniales et ses colonies. » Churchill reconnaîtra devant le général Georges : << L'Armistice nous a, en somme, rendu service. Hitler a commis une faute en l'accordant. (3) » Quant à de Gaulle, il aurait laissé tomber en 1941 devant le général Odic, ex-commandant de l ' armée des Alpes ayant rallié Londres : << N'avouez jamais que l'Armistice ne pouvait pas être évité.(4) »
L'armistice répondait aux réalités premières : une défaite militaire évidente, le risque d'un plus grand nombre de prisonniers, une décomposition politique avancée, les Français sur les routes et affamés. Pétain cherchait un minimum d'ordre, celui nécessaire à la survie. Les préfets coopérèrent. Aucun ne démissionna, pas même celui de Seine-et- Marne, Jean Moulin. Après l'esquive des responsables de la défaite, dont il n'était pas, Pétain endossait l'épreuve des conséquences. Non sur le Massifia , mais sur le sol national. Le bouclier était en place. Au dehors, une autre aventure devenait possible, pour d'autres hommes, d'autres âmes et d'autres épées. Il y eut peu de Français pour la tenter.
Les peuples sans racine sont inaptes à la résistance: il faut un point d'appui pour résister et le slogan "du passé faisons table rase" prépare les hommes à la pire servitude, celle qui découle du consentement et non de la contrainte. C'est dans la mesure ou l'homme est singulier qu'il est capable d'universel.
G. Thibon
G. Thibon
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L'atelier de reliure - rencontre avec Céline Facqueur, artisan relieur via Gallia - notre histoire de France
https://www.youtube.com/watch?v=R5UwB5azpBU
Pour plus d'informations sur l'Atelier de reliure : https://bit.ly/3s9QbEy
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Editorial de Guillaume Fiquet
Revue d’Histoire européenne éditée par Histoire militaire éditions 24
Anniversaire de la bataille de Lépante qui vit la flotte hispano-vénitienne de la Sainte Ligue envoyer par le fond la quasi-totalité des galères turques. «Un de ces chocs sourds, violents, répétés que se portent les bêtes puissantes que sont les civilisations» écrivait à son propos Fernand Braudel.
Chocs plurimillénaires entre l’Europe et l’Orient que certaines grandes figures hors du commun ont tenté d’effacer ou de dépasser – objets de biographies très inspirées écrites par Jacques Benoist-Méchin et rassemblées sous le titre significatif de Rêve le plus long de l’histoire –, mais qui sont bien une constante sur le temps long.
Certes, dans une Europe qui semble avoir perdu son élan vital, dont
les peuples sont entrés «en dormition» – pour reprendre une formule de Dominique Venner – qui subit depuis des décennies une colonisation démographique à très forte composante islamique et de moins en moins pacifique, les propagandistes du «vivre-ensemble diversitaire» n’hésitent pas à travestir le passé. Pour autant – et Philippe Conrad a notamment écrit un ouvrage lumineux sur le sujet, Al andalus, l’imposture du paradis
multiculturel, les travaux universitaires ont balayé le mythe d’une cohabitation harmonieuse entre chrétiens et musulmans sur les terres conquises par le cimeterre... ou les berceaux. «Les frontières de l’Islam sont des frontières de sang, ne les approchez pas» avertissait Samuel Huntington; mais que faire quand elles viennent jusqu’à nous? Dans ce numéro, nous faisons également justice du manichéisme, des anachronismes, des dénigrements et des mensonges colportés sur les croisades. Un épisode s’étalant sur près de 300 ans qui mêlait, realpolitik, ambitions personnelles et économiques les plus triviales, mais aussi, et surtout la foi religieuse la plus pure. Empêcher l’accès des lieux saints aux pèlerins chrétiens c’était aussi pour nos ancêtres remettre en cause le salut des âmes.
Jacques Bainville l’a souligné, les croisades furent un événement bénéfique pour le royaume de France. «En tournant les énergies et les goûts batailleurs vers une entreprise religieuse et idéaliste, Urbain II et Pierre l’Ermite rendirent un immense service à la jeune royauté française (…).
Nulle part, dans la chrétienté, l’enthousiasme pour la guerre sainte n’a été plus grand que dans notre pays, au point que la croisade apparut aux peuples d’Orient comme une entreprise française. Il en résulta d’abord pour la France un prestige nouveau et qui devait durer des siècles.»
Plus largement encore, si «l’Europe ne pouvait se croire une et le devenir qu’en se voyant face à l’Asie» (Jules Michelet), les croisades porteront un coup d’arrêt à l’expansion des peuples liés par l’Islam et ligués contre notre civilisation. Elles retarderont de 250 ans la chute de Constantinople et de l’Empire byzantin sous les coups de boutoir du califat ottoman. Cette stratégie comme cette volonté de refoulement de «l’Asie» hors d’Europe sont-elles si inactuelles ?
« L’Europe ne pouvait se croire une et le devenir qu’en se
voyant en face de l’Asie. Il fallait que la croisade s’accomplit. »
Jules Michelet,
Revue d’Histoire européenne éditée par Histoire militaire éditions 24
Anniversaire de la bataille de Lépante qui vit la flotte hispano-vénitienne de la Sainte Ligue envoyer par le fond la quasi-totalité des galères turques. «Un de ces chocs sourds, violents, répétés que se portent les bêtes puissantes que sont les civilisations» écrivait à son propos Fernand Braudel.
Chocs plurimillénaires entre l’Europe et l’Orient que certaines grandes figures hors du commun ont tenté d’effacer ou de dépasser – objets de biographies très inspirées écrites par Jacques Benoist-Méchin et rassemblées sous le titre significatif de Rêve le plus long de l’histoire –, mais qui sont bien une constante sur le temps long.
Certes, dans une Europe qui semble avoir perdu son élan vital, dont
les peuples sont entrés «en dormition» – pour reprendre une formule de Dominique Venner – qui subit depuis des décennies une colonisation démographique à très forte composante islamique et de moins en moins pacifique, les propagandistes du «vivre-ensemble diversitaire» n’hésitent pas à travestir le passé. Pour autant – et Philippe Conrad a notamment écrit un ouvrage lumineux sur le sujet, Al andalus, l’imposture du paradis
multiculturel, les travaux universitaires ont balayé le mythe d’une cohabitation harmonieuse entre chrétiens et musulmans sur les terres conquises par le cimeterre... ou les berceaux. «Les frontières de l’Islam sont des frontières de sang, ne les approchez pas» avertissait Samuel Huntington; mais que faire quand elles viennent jusqu’à nous? Dans ce numéro, nous faisons également justice du manichéisme, des anachronismes, des dénigrements et des mensonges colportés sur les croisades. Un épisode s’étalant sur près de 300 ans qui mêlait, realpolitik, ambitions personnelles et économiques les plus triviales, mais aussi, et surtout la foi religieuse la plus pure. Empêcher l’accès des lieux saints aux pèlerins chrétiens c’était aussi pour nos ancêtres remettre en cause le salut des âmes.
Jacques Bainville l’a souligné, les croisades furent un événement bénéfique pour le royaume de France. «En tournant les énergies et les goûts batailleurs vers une entreprise religieuse et idéaliste, Urbain II et Pierre l’Ermite rendirent un immense service à la jeune royauté française (…).
Nulle part, dans la chrétienté, l’enthousiasme pour la guerre sainte n’a été plus grand que dans notre pays, au point que la croisade apparut aux peuples d’Orient comme une entreprise française. Il en résulta d’abord pour la France un prestige nouveau et qui devait durer des siècles.»
Plus largement encore, si «l’Europe ne pouvait se croire une et le devenir qu’en se voyant face à l’Asie» (Jules Michelet), les croisades porteront un coup d’arrêt à l’expansion des peuples liés par l’Islam et ligués contre notre civilisation. Elles retarderont de 250 ans la chute de Constantinople et de l’Empire byzantin sous les coups de boutoir du califat ottoman. Cette stratégie comme cette volonté de refoulement de «l’Asie» hors d’Europe sont-elles si inactuelles ?
« L’Europe ne pouvait se croire une et le devenir qu’en se
voyant en face de l’Asie. Il fallait que la croisade s’accomplit. »
Jules Michelet,
Le Paysan Français. (1936) par le Maréchal Pétain
Lorsque le soir tombe sur les sillons ensemencés, qu'une à une les chaumières s'éclairent de feux incertains, le paysan, encore courbé par l'effort, jette un dernier regard sur son champ, comme s'il lui en coûtait de le quitter. Pourtant la journée a été dure. Tout au long d'heures monotones, sans autre compagnon que ses bêtes, qu'il encourage de temps en temps par des appels de la voix, il a silencieusement dirigé le soc de la charrue et creusé en plein sol des sillons parallèles. La tâche du jour est accomplie comme elle l'a été la veille et le sera le lendemain. Il l'a contemple avec satisfaction. À la même heure, des milliers de regards, emplis d'une saine fierté, se portent comme le sien sur un coin de terre, de vigne, de lande, exprimant l'amour et le respect des hommes de la terre pour le sol nourricier.
Aucune amertume dans ces regards. Cependant le labeur du paysan ne trouve pas toujours, comme celui de l'ouvrier, la récompense qu'il mérite, et cette récompense n'est jamais immédiate. Plusieurs mois séparent le labeur de la récolte, pendant lesquels il faut vivre d'espérances. Rien n'est certain aux champs. Le travail ne suffit pas. Il reste à protéger les fruits de la terre contre les caprices du temps, le gel, l'inondation, la grêle, la sécheresse, et contre ce fléau, aujourd'hui plus cruel que les autres : la mévente. Le citadin peut vivre au jour le jour, le cultivateur doit prévoir, calculer, lutter. Les déceptions n'ont aucune prise sur cet homme que dominent l'instinct du travail nécessaire et la passion du sol. Quoi qu'il arrive, il fait face, il tient.
De ce miracle chaque jour renouvelé est sortie la France, nation laborieuse, économe, attachée à la liberté. C'est le paysan qui l'a forgée par son héroïque patience, c'est lui qui assure son équilibre économiques et spirituel. Le prodigieux développement des forces matérielles n'a pas changé la source des forces morales. Celles-ci marquent le coeur du paysan d'une empreinte d'autant plus forte qu'il les puise à même le sol de la patrie.
L'obstination dans l'effort quotidien, la résistance physique, une prudence faite de prévisions à longue échéance et de décisions lentement mûries, la confiance raisonnée, le goût d'une vie rude et simple, telles sont les vertus dominantes de nos campagnards. Ces vertus qui soutiennent la nation aux heures de crise, sont aussi celles qui font le vrai soldat.
Car dans cette fusion intime des origines, des caractères, des individus, qu'est une troupe, l'homme de la terre apporte un élément d'une valeur inappréciable : la solidité. Ceux qui ont eu l'honneur de le commander savent ce qu'on peut attendre de lui. Insensible aux excitations pernicieuses, il accomplit son devoir militaire avec la même assurance tranquille que son devoir de terrien. Il apprend méthodiquement et n'oublie pas ce qu'il a appris. Aimé de ses supérieurs, respecté de ses camarades, il suit son chef sans discuter et donne à ce chef la volonté d'entreprendre. Pendant la guerre, le citadin, plus instruit en général, a fourni les cadres. Plus technicien, l'ouvrier a alimenté la main-d'œuvre indispensable aux usines. Le paysan s'est battu dans le rang, avec le sentiment profondément ancré en lui qu'il défendait sa terre. Les plus terribles épreuves n'ont pas entamé sa foi. Tant que l'ennemi a foulé le sol français, il a gardé la farouche résolution de le battre.
Aux heures les plus sombres, _ je tiens à le rappeler devant ce monument, _ c'est le regard paisible et décidé du paysan qui a soutenu ma confiance.
Discours prononcé en 1936 à l'inauguration du monument aux morts paysans de Capoulet-Junac.
Lorsque le soir tombe sur les sillons ensemencés, qu'une à une les chaumières s'éclairent de feux incertains, le paysan, encore courbé par l'effort, jette un dernier regard sur son champ, comme s'il lui en coûtait de le quitter. Pourtant la journée a été dure. Tout au long d'heures monotones, sans autre compagnon que ses bêtes, qu'il encourage de temps en temps par des appels de la voix, il a silencieusement dirigé le soc de la charrue et creusé en plein sol des sillons parallèles. La tâche du jour est accomplie comme elle l'a été la veille et le sera le lendemain. Il l'a contemple avec satisfaction. À la même heure, des milliers de regards, emplis d'une saine fierté, se portent comme le sien sur un coin de terre, de vigne, de lande, exprimant l'amour et le respect des hommes de la terre pour le sol nourricier.
Aucune amertume dans ces regards. Cependant le labeur du paysan ne trouve pas toujours, comme celui de l'ouvrier, la récompense qu'il mérite, et cette récompense n'est jamais immédiate. Plusieurs mois séparent le labeur de la récolte, pendant lesquels il faut vivre d'espérances. Rien n'est certain aux champs. Le travail ne suffit pas. Il reste à protéger les fruits de la terre contre les caprices du temps, le gel, l'inondation, la grêle, la sécheresse, et contre ce fléau, aujourd'hui plus cruel que les autres : la mévente. Le citadin peut vivre au jour le jour, le cultivateur doit prévoir, calculer, lutter. Les déceptions n'ont aucune prise sur cet homme que dominent l'instinct du travail nécessaire et la passion du sol. Quoi qu'il arrive, il fait face, il tient.
De ce miracle chaque jour renouvelé est sortie la France, nation laborieuse, économe, attachée à la liberté. C'est le paysan qui l'a forgée par son héroïque patience, c'est lui qui assure son équilibre économiques et spirituel. Le prodigieux développement des forces matérielles n'a pas changé la source des forces morales. Celles-ci marquent le coeur du paysan d'une empreinte d'autant plus forte qu'il les puise à même le sol de la patrie.
L'obstination dans l'effort quotidien, la résistance physique, une prudence faite de prévisions à longue échéance et de décisions lentement mûries, la confiance raisonnée, le goût d'une vie rude et simple, telles sont les vertus dominantes de nos campagnards. Ces vertus qui soutiennent la nation aux heures de crise, sont aussi celles qui font le vrai soldat.
Car dans cette fusion intime des origines, des caractères, des individus, qu'est une troupe, l'homme de la terre apporte un élément d'une valeur inappréciable : la solidité. Ceux qui ont eu l'honneur de le commander savent ce qu'on peut attendre de lui. Insensible aux excitations pernicieuses, il accomplit son devoir militaire avec la même assurance tranquille que son devoir de terrien. Il apprend méthodiquement et n'oublie pas ce qu'il a appris. Aimé de ses supérieurs, respecté de ses camarades, il suit son chef sans discuter et donne à ce chef la volonté d'entreprendre. Pendant la guerre, le citadin, plus instruit en général, a fourni les cadres. Plus technicien, l'ouvrier a alimenté la main-d'œuvre indispensable aux usines. Le paysan s'est battu dans le rang, avec le sentiment profondément ancré en lui qu'il défendait sa terre. Les plus terribles épreuves n'ont pas entamé sa foi. Tant que l'ennemi a foulé le sol français, il a gardé la farouche résolution de le battre.
Aux heures les plus sombres, _ je tiens à le rappeler devant ce monument, _ c'est le regard paisible et décidé du paysan qui a soutenu ma confiance.
Discours prononcé en 1936 à l'inauguration du monument aux morts paysans de Capoulet-Junac.
« Parmi les nombreuses machinations et les artifices par lesquels les ennemis du nom chrétien ont osé s’attaquer à l’Église de Dieu et voulu l’ébranler et l’assiéger par des efforts superflus à la vérité, doit être, sans nul doute, comptée cette société perverse d’hommes vulgairement appelée “maçonnique” qui, retenue d’abord dans les ténèbres et l’obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la religion et de la société. »
Le 25 septembre 1865, le pape Pie IX
Le 25 septembre 1865, le pape Pie IX