HISTOIRE ET TRADITION DES EUROPÉENS
30 000 ans d 'identité - Dominique Venner, 2004
Ce livre a commencé d'être écrit dans les premiers jours d'un nouveau millénaire. Il est né d'une souffrance surmontée, d'une très ancienne méditation et d'une volonté. Ce n'est pas dans la mollesse, mais dans la fermeté de l'esprit et la résolution du coeur que sera engendré notre avenir.
Face aux défis de l'époque, être un historien, spécialement un historien témoin de son temps, donne des instruments et impose aussi des responsabilités. Celle d'abord de ne pas se taire.
Pour la première fois dans leur histoire multimillénaire, les peuples européens, ne règnent plus sur leur propre espace, ni spirituellement, ni politiquement, ni ethniquement. Dès le lendemain de la Première Guerre mondiale, le philosophe espagnol Ortega y Gasset avait eu la prescience de cette catastrophe. Estimant que le monde ne pouvait se passer d'être « commandé » par une puissance dominante, il posait la question : « qui commande aujourd'hui ? ». La réponse implicite était que les Européens ne commandaient plus, et que d'autres allaient commander pour eux et chez eux. L'auteur de La révolte des masses prévoyait que ce retournement provoquerait un effondrement moral sans précédent. Tant qu'ils « commandèrent », les Européens purent faire l'économie d'une conscience de soi fortement intériorisée, attribut et défense des minorités insoumises. Il leur suffisait d'exister. Voilà qui est fini. Les Européens ne « commandent » plus, même chez eux, surtout chez eux. De surcroît, ils sont victimes de la spirale incontrôlable de la domination technicienne et de la logique purement économique qu'ils ont enfantées.
Sans le savoir et sans l'avoir désiré, nous sommes entrés dans un système nouveau. Le système du nihilisme et du chaos. Il est clair que l'on vit aujourd'hui une histoire inédite.
30 000 ans d 'identité - Dominique Venner, 2004
Ce livre a commencé d'être écrit dans les premiers jours d'un nouveau millénaire. Il est né d'une souffrance surmontée, d'une très ancienne méditation et d'une volonté. Ce n'est pas dans la mollesse, mais dans la fermeté de l'esprit et la résolution du coeur que sera engendré notre avenir.
Face aux défis de l'époque, être un historien, spécialement un historien témoin de son temps, donne des instruments et impose aussi des responsabilités. Celle d'abord de ne pas se taire.
Pour la première fois dans leur histoire multimillénaire, les peuples européens, ne règnent plus sur leur propre espace, ni spirituellement, ni politiquement, ni ethniquement. Dès le lendemain de la Première Guerre mondiale, le philosophe espagnol Ortega y Gasset avait eu la prescience de cette catastrophe. Estimant que le monde ne pouvait se passer d'être « commandé » par une puissance dominante, il posait la question : « qui commande aujourd'hui ? ». La réponse implicite était que les Européens ne commandaient plus, et que d'autres allaient commander pour eux et chez eux. L'auteur de La révolte des masses prévoyait que ce retournement provoquerait un effondrement moral sans précédent. Tant qu'ils « commandèrent », les Européens purent faire l'économie d'une conscience de soi fortement intériorisée, attribut et défense des minorités insoumises. Il leur suffisait d'exister. Voilà qui est fini. Les Européens ne « commandent » plus, même chez eux, surtout chez eux. De surcroît, ils sont victimes de la spirale incontrôlable de la domination technicienne et de la logique purement économique qu'ils ont enfantées.
Sans le savoir et sans l'avoir désiré, nous sommes entrés dans un système nouveau. Le système du nihilisme et du chaos. Il est clair que l'on vit aujourd'hui une histoire inédite.
Albert Caraco, Bréviaire du chaos
"Que nous importe le néant de ces esclaves ? Nul ne les sauve ni d’eux-mêmes, ni de l’évidence, tout se dispose à les précipiter dans les ténèbres, ils furent engendrés au hasard des accouplements, puis naquirent à l’égal des briques sortant de leur moule, et les voici formant des rangées parallèles et dont les tas s’élèvent jusqu’aux nues. Sont-ce des hommes ? Non, la masse de perdition ne se compose jamais d’hommes."
"Que nous importe le néant de ces esclaves ? Nul ne les sauve ni d’eux-mêmes, ni de l’évidence, tout se dispose à les précipiter dans les ténèbres, ils furent engendrés au hasard des accouplements, puis naquirent à l’égal des briques sortant de leur moule, et les voici formant des rangées parallèles et dont les tas s’élèvent jusqu’aux nues. Sont-ce des hommes ? Non, la masse de perdition ne se compose jamais d’hommes."
Livre : Toxiques légaux
Comment les firmes chimiques ont mis la main sur le contrôle de leurs produits
Henri Boullier
Depuis les années 1960, d’ambitieux dispositifs réglementaires promettent de contrôler les produits chimiques auxquels nous sommes exposés quotidiennement. Pourtant, les rares « interdictions » prononcées sont systématiquement assorties de dérogations permettant de continuer à les utiliser. Pourquoi les États semblent-ils incapables de prononcer des décisions fermes ? Comment la commercialisation de substances toxiques est-elle devenue « légale » ?
Ce livre montre comment les grandes entreprises chimiques ont inscrit dans le droit l’impossibilité d’interdire leurs molécules, si toxiques soient-elles. Depuis 2006, le règlement REACH encadre leur commercialisation en Europe. Ce texte promettait de résoudre la méconnaissance des effets de dizaines de milliers de substances présentes sur le marché et d’améliorer leur contrôle. Finalement, les entreprises sont au cœur de la fabrique de l’expertise et les agences publiques se retrouvent à évaluer les risques de produits pour lesquels elles n’ont aucune donnée solide. En suivant la trajectoire de trois molécules dangereuses – un sel métallique, un solvant et un plastifiant –, l’enquête de l’auteur montre comment REACH organise leur maintien sur le marché.
L’histoire retracée dans ce livre est caractéristique de la manière dont certaines grandes réformes contemporaines masquent en fait un désengagement de l’État sans précédent. L’expertise est externalisée, les données fournies sont insuffisantes, les procédures dérogatoires multiples. Les firmes maîtrisent, plus que jamais, les ressorts de cette bureaucratie industrielle.
https://www.editionsladecouverte.fr/toxiques_legaux-9782707199713
Comment les firmes chimiques ont mis la main sur le contrôle de leurs produits
Henri Boullier
Depuis les années 1960, d’ambitieux dispositifs réglementaires promettent de contrôler les produits chimiques auxquels nous sommes exposés quotidiennement. Pourtant, les rares « interdictions » prononcées sont systématiquement assorties de dérogations permettant de continuer à les utiliser. Pourquoi les États semblent-ils incapables de prononcer des décisions fermes ? Comment la commercialisation de substances toxiques est-elle devenue « légale » ?
Ce livre montre comment les grandes entreprises chimiques ont inscrit dans le droit l’impossibilité d’interdire leurs molécules, si toxiques soient-elles. Depuis 2006, le règlement REACH encadre leur commercialisation en Europe. Ce texte promettait de résoudre la méconnaissance des effets de dizaines de milliers de substances présentes sur le marché et d’améliorer leur contrôle. Finalement, les entreprises sont au cœur de la fabrique de l’expertise et les agences publiques se retrouvent à évaluer les risques de produits pour lesquels elles n’ont aucune donnée solide. En suivant la trajectoire de trois molécules dangereuses – un sel métallique, un solvant et un plastifiant –, l’enquête de l’auteur montre comment REACH organise leur maintien sur le marché.
L’histoire retracée dans ce livre est caractéristique de la manière dont certaines grandes réformes contemporaines masquent en fait un désengagement de l’État sans précédent. L’expertise est externalisée, les données fournies sont insuffisantes, les procédures dérogatoires multiples. Les firmes maîtrisent, plus que jamais, les ressorts de cette bureaucratie industrielle.
https://www.editionsladecouverte.fr/toxiques_legaux-9782707199713
www.editionsladecouverte.fr
Toxiques légaux - Henri Boullier - Éditions La Découverte
: En dépit d'un dispositif légal qui se voudrait drastique, les firmes chimiques sont toujours en mesure de commercialiser des produits toxiques. Manipulation de données, expertises indécises, dérogations en cascade, cette enquête fait état d'une véritable…
Cession de la Louisiane , ce vaste territoire de plus de 2.144.476 km2 (530.000.000 acres) correspond à 22,3 % de la superficie actuelle des États-Unis, soit bien plus que l’actuel Etat de Louisiane.
En 1803, la France vendait aux Etats-Unis, pour la somme de 15 millions de dollars de l’époque (80 millions de francs), la colonie française de Louisiane. Le traité de cession fut signé à Paris le 30 avril 1803, en l’Hôtel Tubeuf, alors ministère du Trésor. Les signataires étaient, côté français, le marquis de Barbé-Marbois, ministre du Trésor, au nom de Napoléon Bonaparte, Premier Consul, et, côté américain, James Monroe et Robert R. Livingston, envoyés du Président des Etats-Unis, Thomas Jefferson.
Le transfert de pouvoir officiel eut lieu le 20 décembre 1803, à La Nouvelle Orléans, au cours d’une cérémonie dans la salle de réunion du conseil du “Cabildo”, le palais du gouverneur situé au coeur du centre historique, dans le “French Quarter”, en présence de Pierre Clément de Laussat pour la France, et de William C.C. Claiborne et du général James Wilkinson pour les Etat-Unis. Au cours de cette cérémonie, le drapeau français fut abaissé et remplacé par le drapeau américain.
Ce vaste territoire de plus de 2.144.476 km2 (530.000.000 acres) correspond à 22,3 % de la superficie actuelle des États-Unis, soit bien plus que l’actuel Etat de Louisiane. En effet, il incluait ce qui constitue aujourd’hui l’Arkansas, le Missouri, l’Iowa, l’Oklahoma, le Kansas et le Nebraska ; une partie de la Louisiane, du Texas, du Nouveau Mexique, du Minnesota, du North Dakota, du South Dakota, du Montana, du Wyoming et du Colorado ; ainsi qu’une partie des provinces actuelles de l’Alberta et de la Saskatchewan au Canada.
La colonie française de Louisiane
Au départ, le Président Jefferson avait chargé James Monroe et Robert R. Livingston de négocier l’achat du port de La Nouvelle-Orléans et de la région de la côte septentrionale du golfe du Mexique connue sous le nom de Floride occidentale, pour la somme de 10 millions de dollars. Mais lorsque Napoléon Bonaparte leur proposa de leur vendre l’ensemble de la colonie française de Louisiane, les négociateurs américains s’empressèrent d’accepter. Par cette cession, la jeune Amérique voyait l’étendue de son territoire doubler, s’étendant considérablement vers l’Ouest.
La vente de la colonie française de Louisiane par Napoléon Bonaparte aux États-Unis d’Amérique marqua la fin d’une longue histoire qui s’étend sur trois siècles. Cependant, la colonisation française en Louisiane a laissé un patrimoine culturel important, et la langue française demeura encore la principale langue parlée en Louisiane jusqu’à la Guerre de Sécession. Ambassade des Etats-Unis.
En 1803, la France vendait aux Etats-Unis, pour la somme de 15 millions de dollars de l’époque (80 millions de francs), la colonie française de Louisiane. Le traité de cession fut signé à Paris le 30 avril 1803, en l’Hôtel Tubeuf, alors ministère du Trésor. Les signataires étaient, côté français, le marquis de Barbé-Marbois, ministre du Trésor, au nom de Napoléon Bonaparte, Premier Consul, et, côté américain, James Monroe et Robert R. Livingston, envoyés du Président des Etats-Unis, Thomas Jefferson.
Le transfert de pouvoir officiel eut lieu le 20 décembre 1803, à La Nouvelle Orléans, au cours d’une cérémonie dans la salle de réunion du conseil du “Cabildo”, le palais du gouverneur situé au coeur du centre historique, dans le “French Quarter”, en présence de Pierre Clément de Laussat pour la France, et de William C.C. Claiborne et du général James Wilkinson pour les Etat-Unis. Au cours de cette cérémonie, le drapeau français fut abaissé et remplacé par le drapeau américain.
Ce vaste territoire de plus de 2.144.476 km2 (530.000.000 acres) correspond à 22,3 % de la superficie actuelle des États-Unis, soit bien plus que l’actuel Etat de Louisiane. En effet, il incluait ce qui constitue aujourd’hui l’Arkansas, le Missouri, l’Iowa, l’Oklahoma, le Kansas et le Nebraska ; une partie de la Louisiane, du Texas, du Nouveau Mexique, du Minnesota, du North Dakota, du South Dakota, du Montana, du Wyoming et du Colorado ; ainsi qu’une partie des provinces actuelles de l’Alberta et de la Saskatchewan au Canada.
La colonie française de Louisiane
Au départ, le Président Jefferson avait chargé James Monroe et Robert R. Livingston de négocier l’achat du port de La Nouvelle-Orléans et de la région de la côte septentrionale du golfe du Mexique connue sous le nom de Floride occidentale, pour la somme de 10 millions de dollars. Mais lorsque Napoléon Bonaparte leur proposa de leur vendre l’ensemble de la colonie française de Louisiane, les négociateurs américains s’empressèrent d’accepter. Par cette cession, la jeune Amérique voyait l’étendue de son territoire doubler, s’étendant considérablement vers l’Ouest.
La vente de la colonie française de Louisiane par Napoléon Bonaparte aux États-Unis d’Amérique marqua la fin d’une longue histoire qui s’étend sur trois siècles. Cependant, la colonisation française en Louisiane a laissé un patrimoine culturel important, et la langue française demeura encore la principale langue parlée en Louisiane jusqu’à la Guerre de Sécession. Ambassade des Etats-Unis.
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les témoignages des Poilus
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Livraison de gauchiste pour Noël ! via Le Cercle Richelieu
https://www.youtube.com/watch?v=WwywgY-2fO0
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L' Art de la guerre financière - Jean-François Gayraud
« Le jeu combiné des carrières croisées entre l’État et les institutions financières – équivalent parcheminé des transferts du monde sportif : revolving doors américain, « pantouflage » français, « descente du ciel » japonais, « carrières essuie-glaces » des eurocrates, etc. – génère d’incessants allers-retours entre les secteurs public et privé. Les carrières deviennent fluides, sans patrie ni frontières, transformant tout individu en mercenaire. Les fidélités de carrière sont désormais assimilées à des conservatismes.
Le principe de la « porte à tambour » enrhume la morale démocratique en créant des conflits d’intérêts inextricables qui, par leur répétition, ont des effets systémiques. Le conflit d’intérêts serait un sujet de médiocre portée s’il ne s’agissait que de prévenir des enrichissements personnels indus (Codicille 6). Une conception si étroite – purement matérielle – passe volontairement à côté de l’essentiel. Ce qu’il convient de prévenir est d’un tout autre ordre et relève de l’intelligence du monde : la formation d’un système des élites partageant une vision homogène de la finance. La corruption la plus mortifère n’est pas matérielle mais spirituelle : celle qui consiste à épouser les positions et les valeurs de la finance. C’est ainsi que la finance prend en otage l’État, la capture intellectuelle étant autrement plus corrosive pour l’intérêt général que l’emprise matérielle. »
« Le jeu combiné des carrières croisées entre l’État et les institutions financières – équivalent parcheminé des transferts du monde sportif : revolving doors américain, « pantouflage » français, « descente du ciel » japonais, « carrières essuie-glaces » des eurocrates, etc. – génère d’incessants allers-retours entre les secteurs public et privé. Les carrières deviennent fluides, sans patrie ni frontières, transformant tout individu en mercenaire. Les fidélités de carrière sont désormais assimilées à des conservatismes.
Le principe de la « porte à tambour » enrhume la morale démocratique en créant des conflits d’intérêts inextricables qui, par leur répétition, ont des effets systémiques. Le conflit d’intérêts serait un sujet de médiocre portée s’il ne s’agissait que de prévenir des enrichissements personnels indus (Codicille 6). Une conception si étroite – purement matérielle – passe volontairement à côté de l’essentiel. Ce qu’il convient de prévenir est d’un tout autre ordre et relève de l’intelligence du monde : la formation d’un système des élites partageant une vision homogène de la finance. La corruption la plus mortifère n’est pas matérielle mais spirituelle : celle qui consiste à épouser les positions et les valeurs de la finance. C’est ainsi que la finance prend en otage l’État, la capture intellectuelle étant autrement plus corrosive pour l’intérêt général que l’emprise matérielle. »
Le 25 décembre 496 : Le baptême de Clovis, le baptême de la France.
En 496, le roi des Francs, Clovis, affronte les Alamans sur le champ de bataille de Tolbiac. Il fait le vœu, s’il est vainqueur, de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême. Les Alamans sont battus et Clovis tient sa promesse…
Le jour de Noël 496, saint Rémi, évêque de Reims, donne ainsi le baptême à Clovis et à trois mille de ses guerriers. Il prononce les célèbres paroles : « Courbe la tête, fier Sicambre [c’est-à-dire barbare], adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré. » Cette conversion rallie l’Église des Gaules et les chrétiens à l’autorité du roi des Francs.
Au-delà de la personne de Clovis, c’est la nation française que le saint évêque de Reims engendre à la vie. En effet, après le choc des invasions barbares, la foi catholique permet de rassembler et d’unir, autour du vieux fond gaulois, les trésors de la culture gréco-latine et la force franque. C’est de cette alchimie qu’allait naître notre patrie.
Certes, le chemin sera encore long et difficile avant que la France ne devienne cette nation unie que nous connaissons. Mais comme le dit le grand historien Jacques Bainville : « On peut dire que la France commence à ce moment-là. »
Alors, quand nous fêtons Noël, portons également notre patrie au pied de la crèche, pour que l’enfant Jésus ranime en elle les promesses de son baptême, comme l’y avait appelé le saint pape Jean-Paul II lors de sa première visite en France en 1980 :
« France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? […] France, fille aînée de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle pour le bien de l’homme à l’alliance avec la Sagesse éternelle ? »
En 496, le roi des Francs, Clovis, affronte les Alamans sur le champ de bataille de Tolbiac. Il fait le vœu, s’il est vainqueur, de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême. Les Alamans sont battus et Clovis tient sa promesse…
Le jour de Noël 496, saint Rémi, évêque de Reims, donne ainsi le baptême à Clovis et à trois mille de ses guerriers. Il prononce les célèbres paroles : « Courbe la tête, fier Sicambre [c’est-à-dire barbare], adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré. » Cette conversion rallie l’Église des Gaules et les chrétiens à l’autorité du roi des Francs.
Au-delà de la personne de Clovis, c’est la nation française que le saint évêque de Reims engendre à la vie. En effet, après le choc des invasions barbares, la foi catholique permet de rassembler et d’unir, autour du vieux fond gaulois, les trésors de la culture gréco-latine et la force franque. C’est de cette alchimie qu’allait naître notre patrie.
Certes, le chemin sera encore long et difficile avant que la France ne devienne cette nation unie que nous connaissons. Mais comme le dit le grand historien Jacques Bainville : « On peut dire que la France commence à ce moment-là. »
Alors, quand nous fêtons Noël, portons également notre patrie au pied de la crèche, pour que l’enfant Jésus ranime en elle les promesses de son baptême, comme l’y avait appelé le saint pape Jean-Paul II lors de sa première visite en France en 1980 :
« France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? […] France, fille aînée de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle pour le bien de l’homme à l’alliance avec la Sagesse éternelle ? »
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Message du Maréchal Pétain Noël 1943
Testament d’Hitler.
« C’est à l’égard de la France que l’erreur de notre politique a été la plus complète. Il ne fallait pas collaborer avec eux. Cette politique qui les a servis nous a desservis. Abetz s’est cru original en se faisant le champion de cette idée et en me poussant dans cette voie. Il croyait être en avance sur les faits alors qu’en réalité il retardait… Je n’ai jamais aimé la France ni les Français… La France demeure l’ennemi mortel du peuple allemand… Que les Allemands prennent garde de ne jamais se laisser endormir par cette sirène. »
L’épuration en général.
Boncompain, Jacques. Brèves de Londres et Vichy: 250 citations inattendues
« C’est à l’égard de la France que l’erreur de notre politique a été la plus complète. Il ne fallait pas collaborer avec eux. Cette politique qui les a servis nous a desservis. Abetz s’est cru original en se faisant le champion de cette idée et en me poussant dans cette voie. Il croyait être en avance sur les faits alors qu’en réalité il retardait… Je n’ai jamais aimé la France ni les Français… La France demeure l’ennemi mortel du peuple allemand… Que les Allemands prennent garde de ne jamais se laisser endormir par cette sirène. »
L’épuration en général.
Boncompain, Jacques. Brèves de Londres et Vichy: 250 citations inattendues
« Oui, l’Armistice a sauvé la France et contribué à la victoire des Alliés, en assurant une Méditerranée libre et l’intégrité de l’Empire… Pendant que le général de Gaulle, hors de nos frontières, poursuivait la lutte, j’ai préparé les voies de la Libération, en conservant une France douloureuse, mais vivante. À quoi, en effet, eût-il servi de libérer des ruines et des cimetières ?... C’est l’ennemi seul qui, par sa présence sur notre sol envahi, a porté atteinte à nos libertés et s’opposait à notre volonté de relèvement. »
Pétain- Procès du Maréchal Pétain, t. I, p. 39.
Boncompain, Jacques. Brèves de Londres et Vichy: 250 citations inattendues...
Pétain- Procès du Maréchal Pétain, t. I, p. 39.
Boncompain, Jacques. Brèves de Londres et Vichy: 250 citations inattendues...
L' Art de la guerre financière - Jean-François Gayraud
Dans un monde fermé, le va-et-vient public/privé n’était pas malsain. Longtemps, les hauts fonctionnaires français qui partaient pantoufler au sein d’entreprises privées ou publiques demeuraient acquis à la cause nationale : ils étaient plus des missionnaires que des mercenaires. En revanche, les migrants de ce monde post-guerre froide sont acquis à la mondialisation, servant des intérêts cosmopolites et financiarisés.
Observons le cas si symptomatique de Eric Holder, ministre de la Justice du président Barack Obama. Durant ses huit années (2008-2015) à ce poste sensible, son administration se sera singularisée par une farouche détermination à ne surtout pas poursuivre au pénal les financiers responsables de la crise des subprimes. Cette constance dans l’inaction – de type hands off – aura été la marque de fabrique de l’administration Holder. Un ministre qui, au mépris des faits, réussira à déclarer : « Certaines des pratiques les plus dommageables de Wall Street – dans certains cas, certaines des pratiques les moins éthiques – n’étaient pas illégales. » Le doute sur ses motivations réelles avait été permis jusqu’à un aveu retentissant :
« Je crains que la taille de certaines de ces institutions devienne si grande qu’il ne soit difficile pour nous de les poursuivre quand nous sommes frappés avec des indications selon lesquelles, si nous devions engager des poursuites, si nous menions une accusation criminelle, cela aurait un impact négatif sur l’économie nationale, peut-être même sur l’économie mondiale. Je pense que cela provient du fait que certaines de ces institutions sont devenues trop grandes. […] La taille des banques a une influence inhibitrice. Cela affecte notre capacité à présenter des résolutions qui je crois seraient plus appropriées. »
....
Après la fin de son mandat comme ministre de la Justice (2015), Eric Holder a décidé de retourner chez Covington & Burling, son ancienne société de juristes qui n’est autre que le poids lourd des défenseurs des délinquants en col blanc ! D’où la question : Eric Holder n’aurait-il été qu’un agent infiltré de Wall Street à Washington ? Il est surtout fascinant de lire ce qu’en dit l’intéressé lui-même : « Ce n’est pas parce que je suis chez Covington que je vais abandonner le travail d’intérêt public », déclare-t-il à CNN. En ajoutant pour la National Law Review que la principale raison de son retour dans le privé est son « désir de restituer à la communauté » : « La société promeut le bénévolat, et être engagé dans la vie civique de ce pays est cohérent avec ma vision du monde selon laquelle les avocats doivent être socialement actifs.
Dans un monde fermé, le va-et-vient public/privé n’était pas malsain. Longtemps, les hauts fonctionnaires français qui partaient pantoufler au sein d’entreprises privées ou publiques demeuraient acquis à la cause nationale : ils étaient plus des missionnaires que des mercenaires. En revanche, les migrants de ce monde post-guerre froide sont acquis à la mondialisation, servant des intérêts cosmopolites et financiarisés.
Observons le cas si symptomatique de Eric Holder, ministre de la Justice du président Barack Obama. Durant ses huit années (2008-2015) à ce poste sensible, son administration se sera singularisée par une farouche détermination à ne surtout pas poursuivre au pénal les financiers responsables de la crise des subprimes. Cette constance dans l’inaction – de type hands off – aura été la marque de fabrique de l’administration Holder. Un ministre qui, au mépris des faits, réussira à déclarer : « Certaines des pratiques les plus dommageables de Wall Street – dans certains cas, certaines des pratiques les moins éthiques – n’étaient pas illégales. » Le doute sur ses motivations réelles avait été permis jusqu’à un aveu retentissant :
« Je crains que la taille de certaines de ces institutions devienne si grande qu’il ne soit difficile pour nous de les poursuivre quand nous sommes frappés avec des indications selon lesquelles, si nous devions engager des poursuites, si nous menions une accusation criminelle, cela aurait un impact négatif sur l’économie nationale, peut-être même sur l’économie mondiale. Je pense que cela provient du fait que certaines de ces institutions sont devenues trop grandes. […] La taille des banques a une influence inhibitrice. Cela affecte notre capacité à présenter des résolutions qui je crois seraient plus appropriées. »
....
Après la fin de son mandat comme ministre de la Justice (2015), Eric Holder a décidé de retourner chez Covington & Burling, son ancienne société de juristes qui n’est autre que le poids lourd des défenseurs des délinquants en col blanc ! D’où la question : Eric Holder n’aurait-il été qu’un agent infiltré de Wall Street à Washington ? Il est surtout fascinant de lire ce qu’en dit l’intéressé lui-même : « Ce n’est pas parce que je suis chez Covington que je vais abandonner le travail d’intérêt public », déclare-t-il à CNN. En ajoutant pour la National Law Review que la principale raison de son retour dans le privé est son « désir de restituer à la communauté » : « La société promeut le bénévolat, et être engagé dans la vie civique de ce pays est cohérent avec ma vision du monde selon laquelle les avocats doivent être socialement actifs.