Récit d'une épopée unique dans l'histoire de l'humanité : celle des bâtisseurs qui, en à peine quatre générations et avec des moyens techniques limités, ont bâti des centaines de cathédrales sorties de terre aux quatre coins de l'Europe.
Voir cet univers des cathédrales avec les yeux d'un roi de France, d'un évêque, d'un moine, d'un architecte et d'un maître verrier et quelques autres nous fait revivre ces siècles fascinants.
Plonger dans le quotidien de ces bâtisseurs, ces êtres de chair et de sang dont la voix et le nom se sont égarés dans les siècles, partager leurs songes lorsqu'ils décidaient de si vastes projets dévoile un peu du mystère qui entoure ces merveilles impossibles à main d'homme.
Les cathédrales sont des ponts inspirés, reliant l'homme à Dieu. À notre façon, nous voudrions ici rendre hommage à leurs bâtisseurs qui, de leurs mains, ont façonné l'invisible.
Philippe Conrad
Des hommes pour l’éternité, Patrick Sbalchiero, éditions Artège, 320 pages, 16,90 euros
Voir cet univers des cathédrales avec les yeux d'un roi de France, d'un évêque, d'un moine, d'un architecte et d'un maître verrier et quelques autres nous fait revivre ces siècles fascinants.
Plonger dans le quotidien de ces bâtisseurs, ces êtres de chair et de sang dont la voix et le nom se sont égarés dans les siècles, partager leurs songes lorsqu'ils décidaient de si vastes projets dévoile un peu du mystère qui entoure ces merveilles impossibles à main d'homme.
Les cathédrales sont des ponts inspirés, reliant l'homme à Dieu. À notre façon, nous voudrions ici rendre hommage à leurs bâtisseurs qui, de leurs mains, ont façonné l'invisible.
Philippe Conrad
Des hommes pour l’éternité, Patrick Sbalchiero, éditions Artège, 320 pages, 16,90 euros
4 décembre 1370 : Victoire de du Guesclin, Clisson et Vienne à Pontvallain.
La bataille de Pontvallain fut par ses résultats beaucoup plus importante que considérable en elle-même. Cinq à six milles hommes se firent face. Par contre, cette victoire prise à la légère par les anglais permis aux français d’abord de les expulser du Maine, de l’Anjou et du Poitou mais surtout d’entamer la fin de la suprématie anglaise sur la France.
En 1370 Charles V charge Bertrand du Guesclin – élevé à la charge de Connétable de France – de reconquérir tout le centre-ouest du Royaume (Maine, Anjou, Poitou, Saintonge, Angoumois, Aunis).
Menant une armée beaucoup plus sûre formée de Bretons et de Gascons qui lui sont dévoués, du Guesclin se met en marche, épaulé dans son commandement par Clisson et l’Amiral Jehan de Vienne.
– L’armée du Roi de France (qui ne compte que près de 2 000) rencontre les troupes anglaises de Robert Knolles (que du Guesclin et Clisson connaissent bien depuis la bataille d’Auray en 1364*) et de Thomas Granson en un lieu dit Pontvallain (aujourd’hui situé dans sarthe ). Du Guesclin et de Vienne sont en première ligne tandis que Clisson forme la réserve avec 500 hommes.
– Évitant soigneusement de lancer inutilement ses cavaliers contre les archers anglais, du Guesclin lance une audacieuse charge à pied qui bouscule violemment Knolles et Granson. Mais les Anglais tiennent encore une partie du terrain et c’est Olivier de Clisson qui accoure pendant la soirée pour offrir une fin heureuse aux Français.
– Après la bataille, du Guesclin fait enterrer ses hommes tués au combat. Pontvallain va avoir deux conséquences principales. D’une part, Saumur est prise dans la foulée et l’Anjou est libéré très rapidement. D’autre part, Charles V peut justifier devant les États, le Parlement et les Villes, le maintien de la levée du Fouage destiné à entretenir une armée régulière de 6 000 hommes.
* A Auray, Clisson servait sous le commandement de Jehan IV de Bretagne aux côtés des Anglais de Knolles. Il y laissa un œil. Quant à du Guesclin, il secondait Charles de Blois, cousin de Charles V.
La bataille de Pontvallain fut par ses résultats beaucoup plus importante que considérable en elle-même. Cinq à six milles hommes se firent face. Par contre, cette victoire prise à la légère par les anglais permis aux français d’abord de les expulser du Maine, de l’Anjou et du Poitou mais surtout d’entamer la fin de la suprématie anglaise sur la France.
En 1370 Charles V charge Bertrand du Guesclin – élevé à la charge de Connétable de France – de reconquérir tout le centre-ouest du Royaume (Maine, Anjou, Poitou, Saintonge, Angoumois, Aunis).
Menant une armée beaucoup plus sûre formée de Bretons et de Gascons qui lui sont dévoués, du Guesclin se met en marche, épaulé dans son commandement par Clisson et l’Amiral Jehan de Vienne.
– L’armée du Roi de France (qui ne compte que près de 2 000) rencontre les troupes anglaises de Robert Knolles (que du Guesclin et Clisson connaissent bien depuis la bataille d’Auray en 1364*) et de Thomas Granson en un lieu dit Pontvallain (aujourd’hui situé dans sarthe ). Du Guesclin et de Vienne sont en première ligne tandis que Clisson forme la réserve avec 500 hommes.
– Évitant soigneusement de lancer inutilement ses cavaliers contre les archers anglais, du Guesclin lance une audacieuse charge à pied qui bouscule violemment Knolles et Granson. Mais les Anglais tiennent encore une partie du terrain et c’est Olivier de Clisson qui accoure pendant la soirée pour offrir une fin heureuse aux Français.
– Après la bataille, du Guesclin fait enterrer ses hommes tués au combat. Pontvallain va avoir deux conséquences principales. D’une part, Saumur est prise dans la foulée et l’Anjou est libéré très rapidement. D’autre part, Charles V peut justifier devant les États, le Parlement et les Villes, le maintien de la levée du Fouage destiné à entretenir une armée régulière de 6 000 hommes.
* A Auray, Clisson servait sous le commandement de Jehan IV de Bretagne aux côtés des Anglais de Knolles. Il y laissa un œil. Quant à du Guesclin, il secondait Charles de Blois, cousin de Charles V.
Régine Pernoud - Lumière du Moyen-âge
"La chevalerie est l'institution médiévale dont on a gardé plus volontiers le souvenir , et à juste titre, car jamais sans doute on n'eut conception plus noble du titre de guerrier."
"Du futur chevalier, on exige des qualités précises, que traduit le symbolisme des cérémonies au cours desquelles on lui décerne son titre. Il doit être pieux, dévoué à l’Église, respectueux de ses lois : son initiation débute par une nuit entière passée en prières, devant l'autel sur lequel est déposée l'épée qu'il ceindra. C'est la veillée d'armes, après laquelle, en signe de pureté, il prend un bain, puis entend la messe et communie. On lui remet alors solennellement l'épée et les éperons, en lui rappelant les devoirs de sa charge : aider le pauvre et le faible, respecter la femme, se montrer preux et généreux; sa devise doit être "Vaillance et largesse". Viennent ensuite l'adoubement et la rude "colée", le coup de plat d'épée donné sur l'épaule : au nom de saint Michel et de saint Georges, il est fait chevalier."
"La chevalerie est l'institution médiévale dont on a gardé plus volontiers le souvenir , et à juste titre, car jamais sans doute on n'eut conception plus noble du titre de guerrier."
"Du futur chevalier, on exige des qualités précises, que traduit le symbolisme des cérémonies au cours desquelles on lui décerne son titre. Il doit être pieux, dévoué à l’Église, respectueux de ses lois : son initiation débute par une nuit entière passée en prières, devant l'autel sur lequel est déposée l'épée qu'il ceindra. C'est la veillée d'armes, après laquelle, en signe de pureté, il prend un bain, puis entend la messe et communie. On lui remet alors solennellement l'épée et les éperons, en lui rappelant les devoirs de sa charge : aider le pauvre et le faible, respecter la femme, se montrer preux et généreux; sa devise doit être "Vaillance et largesse". Viennent ensuite l'adoubement et la rude "colée", le coup de plat d'épée donné sur l'épaule : au nom de saint Michel et de saint Georges, il est fait chevalier."
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Les mensonges de l'anticolonialisme - Passé-Présent n°320 - TVL
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Jacques Attali demande à la personne qui l’interview de remettre correctement son masque sur son nez….alors que lui n’en porte pas du tout.
Cette scène est parfaite.
Cette scène est parfaite.
Vers la fin du XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie anglaise arrive en France avec les loges militaires du roi Jacques II d'Ecosse. A partir de cette époque, elle va essaimer non seulement au sein de la société civile d'Ancien Régime mais aussi dans l'armée et la marine françaises. Le Premier Empire connaîtra ce que l'historiographie appelle " la maçonnerie en armes ", période faste dans la relation armée-franc-maçonnerie.
Au contraire, l'avènement de la IIIe République, radicale et maçonnique, qui, sur fond de lutte anticléricale, voudra également républicaniser l'armée, amènera des conflits persistants avec l'institution : Affaire Dreyfus, affaire des Fiches, expulsion des congrégations. L'entre-deux guerres, terminé par la défaite de 1940, sera tout aussi conflictuel avec en points d'orgue l'épuration du régime de Vichy, puis celle du Gouvernement Provisoire de la République française.
L'ouvrage s'achève sur la période contemporaine terminant ainsi l'histoire complexe depuis un peu plus de deux cents ans des relations entre les armées et la franc-maçonnerie sur fond de République.
Au contraire, l'avènement de la IIIe République, radicale et maçonnique, qui, sur fond de lutte anticléricale, voudra également républicaniser l'armée, amènera des conflits persistants avec l'institution : Affaire Dreyfus, affaire des Fiches, expulsion des congrégations. L'entre-deux guerres, terminé par la défaite de 1940, sera tout aussi conflictuel avec en points d'orgue l'épuration du régime de Vichy, puis celle du Gouvernement Provisoire de la République française.
L'ouvrage s'achève sur la période contemporaine terminant ainsi l'histoire complexe depuis un peu plus de deux cents ans des relations entre les armées et la franc-maçonnerie sur fond de République.
« Je ne crois pas à l’orwellisme, parce que c’est une forme de totalitarisme technique avec un « Big Brother » visible et centralisé. Je crois plutôt à un totalitarisme implicite avec un « Big Brother » invisible et décentralisé. Ces machines pour surveiller notre santé, que nous pourrions avoir pour notre bien, nous asserviront pour notre bien. En quelque sorte, nous subirons un conditionnement doux et permanent… »
Jacques Attali, « L' Avenir de la vie », dialogue avec Michel Salomon, 1981.
Jacques Attali, « L' Avenir de la vie », dialogue avec Michel Salomon, 1981.
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En 1974, en pleine crise de l'énergie, cet ingénieux agriculteur lorrain avait trouvé la solution miracle : se chauffer au gaz issu de la décomposition de son fumier d'élevage.
De Sedan à Sedan, une histoire de l'armée française - Tome 2, 1918-1940
André Bourachot
Le 11 novembre 1918, l'armée française auréolée du prestige d'une grande victoire est la première du monde. Quelque vingt ans plus tard, un drame se joue en quelques semaines. La France est contrainte de demander l'armistice, son armée irrémédiablement battue par le vaincu d'hier. Comment en est- on arrivé là et pouvait-on ne pas en arriver là ? Au lendemain de la Grande Guerre, les quatorze cent mille morts hantent les coeurs et les esprits.
Le "Plus jamais ça" qui monte des masses françaises endeuillées influence durablement les choix militaires qui sont effectués dans l'entre-deux-guerres. Cet état d'esprit pacifiste conduit la France à vouloir "l'inviolabilité" de ses frontières. Il amènera la recherche du désarmement à la Société des Nations, à Genève, et la construction de la ligne Maginot, derrière laquelle la France se croira à l'abri d'une nouvelle guerre européenne vers laquelle l'entraîneront, malgré tout, Hitler et l'idéologie nazie.
La catastrophe militaire de 1940 n'est pas due aux contingences de la campagne contre l'Allemagne. Elle n'est que le résultat des choix que les gouvernements successifs et le commandement ont faits année après année. C'est la thèse de ce livre, qui étudie la chaîne des causes et des conséquences et montre par les chiffres et les faits le caractère inéluctable du désastre de 1940.
Sommaire :
LES PROBLEMES DE LA PAIX
LES DEFIS DE L'ARMEE FRANÇAISE JUSQU'EN 1925
L'ORGANISATION DE L'ARMEE JUSQU'EN 1925, LES CAMPAGNES DE SYRIE ET DU MAROC
LA POLITIQUE DE SECURITE DE LA FRANCE DE 1924 A 1936
LES EVOLUTIONS DE L'ARMEE FRANÇAISE APRES L'ARRIVEE AU POUVOIR DU CARTEL DES GAUCHES ET JUSQU'EN 1936
COMMENT FAIRE LA GUERRE? PLAN D'OPERATIONS OU PLAN DE CONCENTRATION? LIGNE MAGINOT OU DIVISION CUIRASSEE?
LE REARMEMENT FRANÇAIS, LA CREATION DE L'ARMEE DE L'AIR
L'ORGANISATION DES UNITES, LA DOCTRINE.
André Bourachot
Le 11 novembre 1918, l'armée française auréolée du prestige d'une grande victoire est la première du monde. Quelque vingt ans plus tard, un drame se joue en quelques semaines. La France est contrainte de demander l'armistice, son armée irrémédiablement battue par le vaincu d'hier. Comment en est- on arrivé là et pouvait-on ne pas en arriver là ? Au lendemain de la Grande Guerre, les quatorze cent mille morts hantent les coeurs et les esprits.
Le "Plus jamais ça" qui monte des masses françaises endeuillées influence durablement les choix militaires qui sont effectués dans l'entre-deux-guerres. Cet état d'esprit pacifiste conduit la France à vouloir "l'inviolabilité" de ses frontières. Il amènera la recherche du désarmement à la Société des Nations, à Genève, et la construction de la ligne Maginot, derrière laquelle la France se croira à l'abri d'une nouvelle guerre européenne vers laquelle l'entraîneront, malgré tout, Hitler et l'idéologie nazie.
La catastrophe militaire de 1940 n'est pas due aux contingences de la campagne contre l'Allemagne. Elle n'est que le résultat des choix que les gouvernements successifs et le commandement ont faits année après année. C'est la thèse de ce livre, qui étudie la chaîne des causes et des conséquences et montre par les chiffres et les faits le caractère inéluctable du désastre de 1940.
Sommaire :
LES PROBLEMES DE LA PAIX
LES DEFIS DE L'ARMEE FRANÇAISE JUSQU'EN 1925
L'ORGANISATION DE L'ARMEE JUSQU'EN 1925, LES CAMPAGNES DE SYRIE ET DU MAROC
LA POLITIQUE DE SECURITE DE LA FRANCE DE 1924 A 1936
LES EVOLUTIONS DE L'ARMEE FRANÇAISE APRES L'ARRIVEE AU POUVOIR DU CARTEL DES GAUCHES ET JUSQU'EN 1936
COMMENT FAIRE LA GUERRE? PLAN D'OPERATIONS OU PLAN DE CONCENTRATION? LIGNE MAGINOT OU DIVISION CUIRASSEE?
LE REARMEMENT FRANÇAIS, LA CREATION DE L'ARMEE DE L'AIR
L'ORGANISATION DES UNITES, LA DOCTRINE.
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Une vue spectaculaire de la Terre depuis une altitude de 400 km. La vidéo a été prise par les astronautes à bord de la Station spatiale internationale.
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Alors que le gouvernement nous demande de ne plus nous rassembler et annonce un vaccin obligatoire tous les 4 mois, des Algériens défilent dans les rues, brûlent nos voitures et agressent les passants. Le contraste est saisissant entre la société de contrôle total des individus qui s'installe, et le chaos provoqué sous nos yeux par des populations d'origine étrangère. Ils continuent d'entrer chez nous grâce à des visas distribués à la pelle et à foutre un bordel monstre en toute impunité, pendant que nous ne pouvons plus sortir de chez nous sans pass vaccinal, au risque d'être rattrapés par une justice impitoyable. Nous avons les inconvénients d'un État autoritaire sans en avoir les avantages. Flicage d'un côté, laxisme de l'autre : on nous pourrit la vie par les deux bouts. Chacune de ces situations est scandaleuse, mais la coexistence des deux dépasse l'entendement. Il va vraiment falloir qu'il se passe quelque chose.
Le lapin du futur
Le lapin du futur
HISTOIRE ET TRADITION DES EUROPÉENS
30 000 ans d 'identité - Dominique Venner, 2004
Ce livre a commencé d'être écrit dans les premiers jours d'un nouveau millénaire. Il est né d'une souffrance surmontée, d'une très ancienne méditation et d'une volonté. Ce n'est pas dans la mollesse, mais dans la fermeté de l'esprit et la résolution du coeur que sera engendré notre avenir.
Face aux défis de l'époque, être un historien, spécialement un historien témoin de son temps, donne des instruments et impose aussi des responsabilités. Celle d'abord de ne pas se taire.
Pour la première fois dans leur histoire multimillénaire, les peuples européens, ne règnent plus sur leur propre espace, ni spirituellement, ni politiquement, ni ethniquement. Dès le lendemain de la Première Guerre mondiale, le philosophe espagnol Ortega y Gasset avait eu la prescience de cette catastrophe. Estimant que le monde ne pouvait se passer d'être « commandé » par une puissance dominante, il posait la question : « qui commande aujourd'hui ? ». La réponse implicite était que les Européens ne commandaient plus, et que d'autres allaient commander pour eux et chez eux. L'auteur de La révolte des masses prévoyait que ce retournement provoquerait un effondrement moral sans précédent. Tant qu'ils « commandèrent », les Européens purent faire l'économie d'une conscience de soi fortement intériorisée, attribut et défense des minorités insoumises. Il leur suffisait d'exister. Voilà qui est fini. Les Européens ne « commandent » plus, même chez eux, surtout chez eux. De surcroît, ils sont victimes de la spirale incontrôlable de la domination technicienne et de la logique purement économique qu'ils ont enfantées.
Sans le savoir et sans l'avoir désiré, nous sommes entrés dans un système nouveau. Le système du nihilisme et du chaos. Il est clair que l'on vit aujourd'hui une histoire inédite.
30 000 ans d 'identité - Dominique Venner, 2004
Ce livre a commencé d'être écrit dans les premiers jours d'un nouveau millénaire. Il est né d'une souffrance surmontée, d'une très ancienne méditation et d'une volonté. Ce n'est pas dans la mollesse, mais dans la fermeté de l'esprit et la résolution du coeur que sera engendré notre avenir.
Face aux défis de l'époque, être un historien, spécialement un historien témoin de son temps, donne des instruments et impose aussi des responsabilités. Celle d'abord de ne pas se taire.
Pour la première fois dans leur histoire multimillénaire, les peuples européens, ne règnent plus sur leur propre espace, ni spirituellement, ni politiquement, ni ethniquement. Dès le lendemain de la Première Guerre mondiale, le philosophe espagnol Ortega y Gasset avait eu la prescience de cette catastrophe. Estimant que le monde ne pouvait se passer d'être « commandé » par une puissance dominante, il posait la question : « qui commande aujourd'hui ? ». La réponse implicite était que les Européens ne commandaient plus, et que d'autres allaient commander pour eux et chez eux. L'auteur de La révolte des masses prévoyait que ce retournement provoquerait un effondrement moral sans précédent. Tant qu'ils « commandèrent », les Européens purent faire l'économie d'une conscience de soi fortement intériorisée, attribut et défense des minorités insoumises. Il leur suffisait d'exister. Voilà qui est fini. Les Européens ne « commandent » plus, même chez eux, surtout chez eux. De surcroît, ils sont victimes de la spirale incontrôlable de la domination technicienne et de la logique purement économique qu'ils ont enfantées.
Sans le savoir et sans l'avoir désiré, nous sommes entrés dans un système nouveau. Le système du nihilisme et du chaos. Il est clair que l'on vit aujourd'hui une histoire inédite.