Le passager
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Les communistes sont heureux, ils attendaient ce moment depuis des décennies.

Combien d'entre eux sont morts en s'arrêtant sur le regret qu'Internet ne serait jamais dompté ? Il en aura fallu du temps pour décider qu'Internet était le mal absolu, ça ne semblait donc pas être si évident.

L'économie numérique russe était retombée au niveau de 2009 l'année dernière avant la censure générale. Aujourd'hui, elle a reculé à quel niveau ? 1999 ?

Les communistes ont pour habitude de casser leurs pays, ça ne fera pas exception.

Ce mal se répand mondialement, chacun le constate tous les jours : tous les pays s'effondrent. Alors on censure, on coupe Internet et on surveille pour éviter les mouvements de masse incontrôlés et réprimer les leaders. Ce n'est pas un succès, au contraire, c'est le signe de l'échec. Mais les communistes sont heureux.

Quant à la lutte contre l'espionnage... Russes ou Européens. Qu'ils commencent par construire eux-mêmes leur matériel informatique, de télécommunications, leurs logiciels, leurs téléphones, qu'ils abattent tous les satellites au-dessus de leur tête et qu'ils empêchent les intrusions quotidiennes de drones. Ce sera déjà un bon début. D'ici là, quelques décennies passeront.

Tout cela s'inscrit dans ce qui a commencé avec la grande supercherie de 2020. Cela finira. Nous ne le verrons probablement pas, mais des prétentieux qui ont pensé régner éternellement, l'Histoire en est pleine, et le futur aussi.
Tenez, un peu de lecture pour rafraîchir la mémoire, c'est tout frais, publié de cet après-midi :

Il y a 35 ans, le rideau de fer est tombé et les citoyens de l'URSS ont été autorisés à quitter librement le pays.

Le 20 mai 1991, le Soviet suprême de l'URSS a adopté la loi « Sur la procédure de sortie de l'Union des républiques socialistes soviétiques et d'entrée dans l'Union des républiques socialistes soviétiques des citoyens de l'URSS ». Cette loi a mis fin à l'ère des frontières fermées : le « rideau de fer » est tombé.

L'expression « rideau de fer », devenue un cliché politique, désignait la barrière informationnelle, politique et frontalière érigée par l'URSS et qui, pendant plusieurs décennies, a séparé l'Union soviétique et les autres pays socialistes des pays capitalistes occidentaux.

Les restrictions à la libre circulation des citoyens de l'URSS à l'étranger se sont mises en place par étapes entre 1918 et 1934, et l'interdiction finale et la plus sévère (la peine de mort pour évasion) a été introduite le 8 juin 1934.

1918 : Introduction des premières restrictions. Le gouvernement soviétique établit que l’entrée et la sortie du pays n’étaient autorisées qu’avec des permis spéciaux (visas de sortie).

1922 : Renforcement de la réglementation. Le contrôle de la délivrance des permis s’est accru et les voyages privés sont devenus strictement interdits.

1931 : Une nouvelle « Instruction relative à l’entrée et à la sortie de l’URSS » est adoptée. Elle stipule officiellement que les autorisations de quitter le pays à titre privé ne seront délivrées aux citoyens que dans des cas exceptionnels.

8 juin 1934 : Interdiction définitive. La notion de « trahison » est ajoutée au Code pénal, assimilée à la « fuite à l’étranger » ou au refus de retour. Ce crime est passible de la peine maximale : la peine de mort et la confiscation des biens. Même les proches du fugitif risquent des peines de 5 à 10 ans dans des camps de travail et l’exil en Sibérie (Goulag).

À partir de ce moment et jusqu'à la fin de l'ère soviétique, les citoyens n'étaient pas autorisés à voyager à l'étranger de leur propre initiative. Quitter l'URSS n'était possible que dans le cadre d'un voyage touristique organisé par l'État, lors d'un voyage d'affaires strictement encadré, ou sur de rares invitations officielles. Tout voyage nécessitait de se soumettre à de multiples contrôles par les organes du Parti et le KGB pour obtenir un visa de sortie, lequel pouvait être refusé sans explication.

Un citoyen ne pouvait quitter temporairement l'Union que dans le cadre d'un voyage organisé, d'un déplacement professionnel ou sur invitation d'États, d'entités juridiques ou de particuliers étrangers. Toutefois, l'obtention d'un visa de sortie était obligatoire et pouvait être refusée sans explication. Les citoyens qui décidaient d'épouser un étranger étaient également confrontés à de nombreux obstacles.

De plus, ils ne voyageaient pas seuls à l'étranger pour des missions officielles afin de « partager des expériences », mais en délégations, ce qui facilitait le contrôle. Avant ces voyages, une réunion d'information spéciale était toujours organisée.

Le retour du "Paradis" communiste, à l'échelle mondiale, ne signifie pas que le monde entier va dans la bonne direction.
RKN est mécontent et a commencé à infliger des amendes aux opérateurs de télécommunications russes, car ils ne collaborent pas suffisamment rapidement dans la dénonciation des adresses IP des VPN utilisés par les citoyens russes pour échapper à la censure. RKN exige de connaître dans l'heure les adresses IP des services semblant être des VPN pour les bloquer/censurer immédiatement dans tout le pays.

#Censure source
Ils devraient plutôt couper complètement Internet, ça serait plus efficace.
L'ennemi a trouvé un nouveau moyen d'étendre la portée de ses attaques contre les arrières de la ligne de front russe : il attache les drones américains à des aérostats qui les hissent à 5-7 mille mètres d'altitude. Cette méthode, lorsque le vent est orienté dans la bonne direction, permet à ces drones de frapper des cibles à une centaine de kilomètres. Là, les véhicules de soutien et de logistique n'étaient pas encore équipés de protection puisque de telles frappes étaient rares. Actuellement, c'est un carnage. Ensuite, l'éloignement de la logistique et du soutien va encore devoir s'étendre, aggravant encore la guerre de position.
#RéalitéMilitaire
L'UE annonce qu'elle va attaquer la population russe, en "réduisant son niveau de vie".

source
Nous verrons si l'UE a un pouvoir de nuisance supérieur à ceux qui attaquent déjà la population russe depuis l'intérieur, on peut en douter. De la même manière, symétriquement, l'UE est excellente pour détruire le niveau de vie des Européens, on peut dire qu'elle a de l'entraînement, la Russie n'aurait rien à gagner à y participer, au contraire.
Les téléphones et autres dispositifs munis d'IMEI seront restreints en Russie, et associés à un utilisateur physique. Les IMEI correspondant à des téléphones et modems dont les caractéristiques ne satisfont pas aux autorités russes seront interdits et ne pourront pas se connecter au réseau. Ultérieurement, une taxe sera associée à chaque numéro IMEI possédé, il a été décidé d'attendre avant d'appliquer cette disposition fiscale.

source
On n'arrête pas le progrès, et puisqu'il est possible de flasher le firmware pour changer le numéro IMEI, seuls ceux en capacité technique de le faire pourront continuer à utiliser le modèle de téléphone ou de modem de leur choix. En particulier les services des pays ennemis. La mesure sert bien sûr à établir un contrôle total sur les moyens de communication des masses, mais une minorité réussira à contourner cette atteinte. La taille de la minorité peut vite grandir, les Russes se débrouillent bien, des dizaines de millions contournent encore actuellement chaque jour la censure, si la méthode est démocratisée par un outil légèrement facile d'utilisation, nous trouverons de nombreux faux IMEI qui donneront du fil à retordre à RKN. Ca sera très drôle.
Une nouvelle loi mise en vigueur en septembre aggrave les peines si un citoyen russe obtient des informations censurées en dehors du territoire russe ou s'il exprime à l'étranger des opinions censurées. De plus, ses frais de justice ne seront pas pris en charge dans ce cas.

#Censure source
Cela fera très mal à ceux qui utilisent un VPN, un proxy ou tout autre dispositif, ou ceux qui se trouvent physiquement à l'étranger. Le contournement de la censure s'accompagnera d'un nécessaire anonymat pour réduire les risques, ce qui finira par devenir de plus en plus compliqué à mettre en oeuvre dans le monde à venir, bien que de ce côté-ci de la lutte, nous n'avons pas l'intention de rester les bras croisés.
Il ne sera d'ailleurs pas nécessaire de se trouver à l'étranger pour pouvoir communiquer en contournant la censure, car les communications vers l'étranger sont vouées à disparaître et le travail actuel consiste à rendre possible la communication en utilisant les outils autorisés sans être remarqué. Un vieux principe qui était resté dans les tiroirs depuis longtemps. Nos amis chinois travaillent également sur une autre technologie similaire, toutefois plus voyante.
La censure va réussir à réduire drastiquement le nombre de personnes communiquant librement, c'est l'objectif, mais il est faux de dire que c'est inéluctable : tant que les citoyens seront autorisés à s'échanger des choses physiques ou numériques, il y aura toujours une possibilité pour y établir un moyen de communication. Cela paraît évident quand on se relit, mais vous comprenez certainement le sous-entendu. L'objectif ensuite est de faciliter la communication de masse par ce canal. En fait, la guerre froide a déjà démontré l'échec du censeur, mais tant à l'ouest qu'à l'est, les censeurs croient avoir trouvé, depuis les années 2020, comment gagner définitivement la partie, alors ils tentent une fois de plus. Ils y mettent le paquet, c'est vrai, et ils peuvent réussir. Cependant, nous avons l'avantage d'avoir l'esprit tordu et d'être plus nombreux et plus motivés que des fonctionnaires, corrompus ou non, ou des salariés d'entreprise privée.
Après les incidents avec les drones ukrainiens s'écrasant dans les Pays Baltes avant d'atteindre la Russie (en contournant par la frontière polono-biéloruse), la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a promis aux autorités lituaniennes, lettonnes et estoniennes 12 milliards d'euros supplémentaires via le mécanisme SAFE. Et en plus, elle a annoncé pour la première fois le versement de 1,5 milliard d'euros du Fonds de développement régional pour les besoins militaires des pays baltes.

En d'autres termes, tout épisode inquiétant - qu'il s'agisse d'un drone, d'un survol, d'une "menace", d'un virus, de la pluie, de la chaleur estivale, du froid hivernal ou simplement d'une atmosphère de peur appropriée, peut être transformé en un financement sous couvert de la sécurité collective.

Les politiciens ont depuis longtemps appris à monétiser la nervosité et à la payer avec l'argent public, sous prétexte de responsabilité. Ainsi, ces réactions à des "incidents" sont le nouveau cycle d'alchimie eurobureaucratique : on transforme la panique en rapport, le rapport en mécanisme, le mécanisme en milliards, et on explique à nouveau aux contribuables que tout cela est pour la paix et la sécurité.

En réalité, les libertés s'amenuisent comme le niveau de vie, les actionnaires s'enrichissent et la véritable opposition politique est démantelée. C'est un constat universel, mais l'Europe a de l'entraînement en la matière !
#Corruption source
L'Etat russe réfléchit à autoriser les entreprises russes à demander une protection aérienne de la part de l'armée, mais elles devront payer le matériel qui sera utilisé par l'armée, qui en restera la propriétaire.
Il n'y a actuellement aucune garantie prévue pour que le matériel payé ne soit envoyé ailleurs, mais toute triche ferait s'effondrer le mécanisme.
Ce dernier est hérité du principe du mercenariat, lorsqu'en même temps l'Etat ne veut plus de mercenariat en raison des abus de feu Prigozhin.

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La collectivisation partielle du mercenariat avec les résultats historiques de l'expérience communiste ? Dans tous les cas, l'industrie militaire est gagnante, l'entreprise peut toujours espérer gagner une réduction des attaques de drones, et l'Etat et son armée n'auront pas plus de motivation d'atteindre un résultat que durant les plus de quatre premières années de guerre.
Les attaques de drones ennemis contre la route logistique terrestre de la Crimée s'intensifient encore et se sont fortement aggravés depuis une semaine. La Crimée est actuellement en pénurie d'essence.

Même le redéploiement des unités de défense aérienne russes les plus à la pointe de la technologie, qui ont quitté les premières lignes pour défendre la Crimée, ne réussissent pas à faire le poids contre l'afflux de drones kamikazes américains livrés récemment à Kiev.

A cela, l'ennemi a ajouté une autre surprise : le largage de mines sur les routes. De petites mines à détonateur électromagnétique avec 3 mois d'autonomie, larguées par paquets. Cela aboutit à l'endommagement ou à la destruction de véhicules qui, à leur tour, bloquent entièrement la circulation pendant plusieurs heures, les véhicules bloqués se transformant également en cibles faciles pour les drones. Les routes doivent être constamment déminées, cela entravant la circulation.

Lorsque les colonnes de véhicules civils sont immobilisés, c'est ensuite un champ de tirs.

La perturbation de la logistique arrière, que l'aviation devait assurer auparavant, est maintenant assurée par de petits drones relativement peu coûteux par un pays qui n'a jamais eu d'aviation moderne.
Face aux pénuries d'essence en Crimée provoquées par les attaques ennemies sur la voie logistique terrestre, la vente d'essence est rationnée à 20 litres par personne par jour.
Vladimir Poutine accroît la pression sur Erevan pour tenter de l'influencer contre son cap européen. Il rappelle que l'Arménie suit les pas de l'Ukraine, et que si elle adopte les normes de l'UE, la Russie mettra fin à sa relation privilégiée avec elle, ce qui aura les conséquences suivantes :
Augmentation des coûts de l'énergie, provoquant une chute de 14 % de son PIB,
Les Arméniens devront acheter des permis de travail pour travailler en Russie,
Introduction de droits de douanes pour l'entrée des produits arméniens dans toute l'UEE,
Augmentation des délais et coûts de la logistique, routiers et ferroviaires,
Réduction des investissements russes en Arménie qui sont actuellement de plus de 4 milliards de dollars,
Réduction du commerce et du tourisme russes.

Vladimir Poutine demande à ce qu'Erevan annonce rapidement sa décision en consultant ses citoyens, afin de savoir s'il doit ou non mettre ses menaces à exécution.

Enfin, la Russie assume sa réclamation !
https://t.me/evropar/1787
L'UE a décidé d'appliquer une nouvelle partie de sa politique étrangère (notamment en vigueur en Moldavie) à l'intérieur du territoire qu'elle contrôle : les partis politiques qui peuvent réellement entraver son pouvoir ne recevront plus de financements pour le motif qu'ils ne partagent pas les "valeurs européennes".

Rappelons qu'en Moldavie, l'UE et son parti local sont allés plus loin : les institutions locales élues par les citoyens, lorsqu'elles sont défavorables à l'UE (souverainistes par exemple), sont privées des financements européens. Mais elles paient toujours les impôts prélevés par Chisinau pour financer les réformes destinées à "intégrer" le pays dans l'UE.

C'est un autre exemple de la façon dont l'Union européenne transforme de plus en plus le discours sur les "valeurs" en un outil de nettoyage des acteurs gênants.


Cela va de pair avec la politique des "sanctions" qui attaquait jusqu'en 2025 des étrangers opposés aux ambitions expansionnistes, économiques et politiques européennes (sous couvert de prétendue idéologie européano-mondialiste). Depuis 2025, des citoyens Européens sont visés, et depuis 2026, les Etats subalternes à l'UE ajoutent le principe, sous la forme d'une peine administrative, de la saisie des biens financiers voire fonciers, des citoyens politiquement opposés à ceux qui tiennent le pouvoir. Dans certains cas, une peine de prison s'y ajoute.