Le passager
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Le FBI a extrait des messages supprimés de Signal depuis un iPhone sans avoir piraté le protocole de chiffrement ni demandé les données à l'application elle-même. Simplement, lorsque les notifications sont activées, le contenu des messages est envoyé en clair au système d'exploitation pour qu'il les affiche, le système les stocke en clair.

Même après suppression des conversations par l'utilisateur ou par compte à rebours, ces fragments restent dans la base du système en clair et peuvent être extraits par des outils tels que Cellebrite et autres en cas d'accès physique à l'appareil.

Ce cas illustre le problème général : la sécurité de l'application de messagerie n'est qu'une partie de l'équation. Le périmètre de protection s'arrête là où le message chiffré est déchiffré et tombe entre les mains du système d'exploitation, du stockage en nuage, d'applications tierces, du support de sauvegardes.

#Sécurité source
Très important aussi. Et on ne parle même pas de la swap... Est-elle chiffrée par mot de passe aléatoire changeant à chaque redémarrage (ou désactivée) ?
A l'extrême, si l'hypothétique Chat Control (ou une application espion comme la russe Telega, désormais révélée) est active sur un dispositif, tout ce qui est visible ou accessible l'est aussi pour l'attaquant. Si vous pouvez avoir vous-même connaissance du contenu des messages sur un dispositif connecté à Internet, l'attaquant aussi. La seule parade est de sur-chiffrer les messages et de ne pas les voir ou les faire transiter en clair sur un dispositif connecté (ou qui le sera dans le futur). Une des principales failles est que si un interlocuteur déchiffre le message sur un dispositif connecté, l'attaquant obtient tout l'échange déchiffré. La discipline doit être de fer, les clés de chiffrement non accessibles sur un dispositif connecté. Bon courage pour faire appliquer cela par le grand public.
Une autre faille est que ce n'est pas discret : le chiffrement, version numérique du blindage, n'est pas la meilleure protection.
La défaite du parti du Premier ministre hongrois Viktor Orban aux élections aura un impact négatif sur les intérêts russes, mais pas tant radical, a déclaré le vice-président du Sénat russe, Konstantin Kosachev.

Les 19 précédents paquets de sanctions anti-russes de l'UE ont été adoptés à l'unanimité, c'est-à-dire avec le soutien de la Hongrie. En ce qui concerne la résistance de Budapest à l'adoption du 20e paquet et l'octroi de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, cela n'a toujours été qu'une question de temps.

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Le nouveau Premier ministre hongrois a officiellement déclaré qu'il continuerait à suivre la même politique énergétique et la même politique vis-à-vis du soutien à l'Ukraine que son prédécesseur.

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Le marketing Orban se dissipe. On va se rendre compte que, comme beaucoup d'autres comme lui, il créait des prétextes présentés comme "souverainistes" pour négocier systématiquement l'application des mesures européennes en échange de quelque chose pour le milieu financier hongrois qui le soutenait. Cela fonctionne dans les deux sens : Bruxelles retient les subventions pour la Hongrie tant que certaines politiques "souverainistes" ne sont pas effacées. On retrouve cela en Slovaquie, et même chez les pays candidats comme la Géorgie. Ceci vis-à-vis de l'UE. La même chose a lieu vis-à-vis d'autres structures : l'Arménie met aux enchères ses accords avec l'UEE (Russie), l'UE, les Etats-Unis. Ca peut se terminer comme à Kiev en février 2014.
Donc le successeur d'Orban n'affichera plus une si grande retenue vis-à-vis de l'UE et peut ne plus utiliser chaque demande de Bruxelles pour obtenir quelque chose en échange. Cela conduira à une politique d'apparence moins souverainiste, mais peu fondamentalement différente.

Le souverainisme est un thème strictement publicitaire dans la plupart des pays actuels, les souverainistes sont les premiers cocus. Je ne connais aucun pays sérieusement souverainiste et isolationniste. Au mieux cela sert de thème marketing comme la présence de chocolat dans une confiserie qui n'en contient en réalité que quelques traces, et au pire c'est détourné pour vendre l'opposé, tel que le "souverainisme européen". C'est très utilisé actuellement, notamment dans le numérique. Qui veut d'une messagerie souveraine ? Toutes vos données scannées par vos autorités, pour mieux réprimer les souverainistes ! La souveraineté est devenue une souricière à souverainistes, malheureusement.
L'UE entrave la lutte contre les filières d'immigration clandestine.

L'agence européenne de contrôle des frontières Frontex n'est pas autorisée à transmettre aux forces de l'ordre des données sur les personnes impliquées dans le trafic d'Êtres humains. La raison invoquée est une possible violation des droits fondamentaux des trafiquants.

Bien sûr, Frontex n'est pas très efficace dans l'ensemble. Elle collecte des informations. Chaque jour, elle interroge les clandestins qui acceptent de lui parler anonymement. Elle peut donc obtenir, par chance, des informations sur les passeurs et les filières. Cela pourrait aider à démanteler les réseaux avant de nouveaux voyages à travers la Méditerranée.

Mais les données reccueillies ne peuvent pas être utilisées. Seules celles concernant des crimes graves peuvent être divulguées. Le trafic d'Êtres humains n'en fait pas partie.

Cela n'a pas toujours été ainsi : jusqu'en 2024, Frontex communiquait ses informations aux autorités compétentes, mais le département de « protection des données » de la bureaucratie européenne a rappelé à l'ordre Frontex : « la nécessité d'une telle transmission d'informations doit subir au préalable une évaluation appropriée ».

Des « spécialistes des droits fondamentaux » ont été chargés de surveiller les informations recueillies lors des « interrogatoires ». Depuis, le peu de données obtenues a été expurgé.

En fin de compte, tout est normal : la stérilité procédurale protège le système établi.
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L'ennemi poursuit depuis plusieurs jours ses attaques contre les plus grands producteurs d'engrais phosphatés d'Europe, situés en Russie, cette fois en région de Vologda, à 800 km de la ligne de front.

#RéalitéMilitaire source
Cela se fait de concert avec l'attaque et le blocus contre l'Iran et les destructions mutuelles au Moyen-Orient. De telle sorte que la Russie ne puisse pas tirer profit de la guerre contre l'Iran. Mais l'effet est d'aggraver considérablement la future pénurie et de faire augmenter les coûts mondiaux des engrais, voire de faire chuter la production agricole mondiale de 2026-2027 et de maintenir une inflation de long terme.
L'intelligence artificielle en Russie devrait être soumise à la censure à la fois sur les données saisies par les utilisateurs et sur les réponses du système, a déclaré le vice-ministre du Développement numérique, Alexandre Choïtov.

#Censure source
Ajouter une surcouche visible de censure à la censure existante des modèles et au biais de l'entraînement de ces modèles, comme sur le chinois Deepseek. La clé de l'échec garanti.

Puisqu'on se met à parler franchement, allons-y : la Russie ne sera jamais un leader dans le monde. La censure à outrance révèle un esprit ultra craintif opposé à l'esprit compétitif, à la prise de risque, y compris économique, et elle introduit une absence de confiance et un fort attrait aux contournements. Ces contournements bénéficient d'une plus large confiance mais ils sont pris en main par des acteurs étrangers ou mafieux. C'est tout ce qu'on devrait vouloir éviter.

A l'ère du logiciel libre, et avant la censure totale et complètement hermétique, il est encore possible d'obtenir de quoi faire fonctionner des modèles locaux. Malheureusement, ils sont entraînés par nos adversaires politiques, et leurs résultats sont biaisés, mais la censure visible y est moindre. Il faut assumer les choix. Quelle était la nécessité de relancer le soviétisme après 2020-2022 ?

Un pays de grande envergure devrait plutôt lancer des concours pour l'entraînement de plusieurs modèles compétitifs qui correspondent à ses besoins. A contrario, suivre les exemples européens, dont français ou italiens, russes ou chinois, est une garantie de continuer sur la même pente que ce dernier siècle.
La Hongrie pourrait commencer par céder sa souveraineté économique par l'introduction de l'euro, puis elle pourrait adopter des changements culturels. L'Ukraine n'est pas non plus arrivée du jour au lendemain à ce qu'elle est devenue. Le processus a été très lent. Mais l'électeur ordinaire, comme partout, ne regarde pas au-delà de l'horizon vers où on le mène. Il choisit toujours le discours vers l'amélioration rapide de sa vie. Mais il n'y a pas de miracles dans ce monde cruel.

L'introduction de l'Euro serait une perte de souveraineté économique directe au profit des économies plus fortes de l'UE via la Banque centrale européenne. L'électeur ordinaire ne comprend pas cela. On prétend qu'on ne touchera pas aux prix subventionnés des services publics d'Orban et aux pensions élevées. C'est écarter le fait que ces politiques ne sont plus de la responsabilité des Etats membres et devront être démantelées sous la pression européenne.
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La chute de la popularité du président russe Vladimir Poutine est telle, en réaction à la censure massive d'Internet, que le Kremlin freine ses ambitions à l'approche des élections à la Douma en septembre. La censure massive d'Internet entraîne un impact négatif sur la satisfaction politique dans le pays.

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Il a été décidé de réduire la pression en assouplissant la censure contre Telegram.

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Être repassé d'un pays devenu agréable à vivre à un enfer numérique pire que la Chine en si peu de temps, sans la moindre justification, il fallait l'imaginer...
Le degré de réalité de ces articles est difficile à établir, mais il est possible qu'une trêve électorale partielle ait lieu pour que les gens oublient cela en septembre, et dès le lendemain des élections, RKN se chargera de rafraîchir la mémoire des gens. Sans plus de justifications : censurer parce qu'on le peut.
La population doit se préparer à la censure totale, en Occident ce sera plus progressif.

Les informations diffusées sur Internet concernant des vérifications par les agents de la circulation des appareils mobiles pour détecter l'utilisation de VPN et de messageries censurées sont fausses.

#Censure source
Que ce soit vrai ou faux, les rumeurs circulent. Quoi qu'il en soit, Max lui-même permet de ficher massivement les cas de contournement de la censure, c'est bien plus efficace que des contrôles manuels, et tellement plus discret.

Seuls les censeurs sont responsables d'avoir créé cette situation troublant l'ordre dans le pays. Le nom du premier responsable est cité.

On aimerait exiger des explications réelles de sa part, au minimum dans ses mémoires, que les historiens puissent comprendre un des traits caractéristiques des autorités russes depuis plusieurs siècles. Cela permettrait de corriger par la pédagogie ce problème qui mine la Russie, pas uniquement dans la censure en elle-même.
L'UE a décidé de ne pas perdre de temps et a annoncé juste après les élections hongroises qu'il fallait maintenant travailler à l'abolition du principe de l'unanimité dans la politique étrangère de l'Union Européenne.

Auparavant, Viktor Orban s'était activement opposé à cela, maintenant, avec le changement de pouvoir à Budapest, c'est le moment idéal pour réécrire les règles, en comptant sur l'acceptation de la Hongrie.

Il s'agit de passer au vote à la majorité qualifiée sur des sujets sensibles tels que les sanctions contre la Russie et l'aide à l'Ukraine.

En réalité, le débat porte sur la redistribution des pouvoirs au sein de l'UE. Sous le couvert d'une réforme technique, on propose de passer d'un modèle où un petit État peut bloquer une décision défavorable à un modèle où il est obligé de se soumettre à la ligne des grands acteurs de la bureaucratie européenne.

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Aucun autre pays de l'UE n'a de personnes influentes, très proches de leurs dirigeants actuels, pour exiger de conserver cet outil ? Ils sont tous achetés à ce point ? Il est étonnant que la Roumanie n'utilise pas ce levier pour marchander les acceptations des exigences de l'UE, comme le font la Hongrie et parfois la Slovaquie et la Pologne.
La cause du crash de l'avion Embraer 190 de la compagnie aérienne azerbaïdjanaise AZAL le 25 décembre 2024 près d'Aktau a été le tir d'un missile de défense aérienne russe, d'après la confirmation donnée dans une déclaration conjointe publiée par les ministères des Affaires étrangères de la Russie et de l'Azerbaïdjan. De plus, la Russie versera une indemnisation à l'Azerbaïdjan.

Les autorités azerbaïdjanaises avaient déjà affirmé que l'avion avait été abattu par erreur par un système de défense antiaérienne russe "Pantsir-S". Le Kazakhstan, où l'avion avait fini par s'écraser, avait lui-aussi mentionné officiellement ce fait.

Tout le monde l'avait compris dès le premier jour puisque les détails de l'incident et les images de l'avion avaient été immédiatement connues du public. Mais il a fallu tenter de nier l'évidence pendant un an et demi...
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Le contrôle de la carte d'identité ou du passeport pour accéder à un certain nombre de sites Internet depuis l'UE entrera en vigueur "bientôt" et une application sera à télécharger.

#Censure source
Le mot important à retenir ici est "depuis". Préparez vos multiples moyens de sortir numériquement du goulag européen si vous ne l'avez pas déjà fait, sans dépendre d'une seule solution populaire. Soyez originaux, atypiques et discrets.
Pensez à diversifier les hébergeurs de vos sources d'information et à apprendre à utiliser TOR au minimum ; et pour les auteurs, à diversifier vos hébergements, envisagez sérieusement d'ouvrir un service onion. Cela améliorera aussi la popularité de ce réseau et donnera plus de sécurité à ceux dans le besoin.
Remettez régulièrement en question vos technologies au fur et à mesure que la censure progressera. Ne confondez pas "contournement de la censure" et "anonymat", mais l'un est souvent lié à l'autre car le premier est assez souvent réprimé.

Le point très négatif pour les Européens est que la surveillance, le contrôle d'accès et la censure se feront avec la collaboration de la plupart des entreprises technologiques, qui sont occidentales ou qui coopèrent avec. A l'inverse des internautes chinois, russes, iraniens, qui bénéficient au minimum d'un laisser-faire, il leur sera plus difficile de contourner les obstacles car ces entreprises mettront elles-mêmes en place les restrictions contre eux. C'est d'ailleurs déjà le cas, beaucoup de ces sites sont bridés depuis une connexion européenne.
Dans le moyen terme, ces sites deviendront inutilisables, même depuis d'autres pays, et ils devront être abandonnés pour les usages dont la liberté et l'anonymat sont essentiels.

Bien sûr, l'installation d'un cheval de Troie sur un dispositif est totalement contraire aux règles de base. Utilisez un dispositif dédié pour cela. Même GrapheneOS ne peut être une garantie suffisante : la meilleure garantie est de ne pas installer un cheval de Troie.

Une autre bataille est celle des systèmes d'exploitation en eux-mêmes, iOS a déjà franchi le pas en imposant le contrôle d'identité soudainement aux Britanniques, Android (l'écosystème Google) suit de près, Windows ne se gênera pas et le débat est intense dans les principales communautés de développeurs Linux.
Le gouvernement russe, représenté par, Maxout Chadaev, a imposé la suspension de la construction de câbles de communication vers l'Europe à environ 20 entreprises d'infrastructures de télécommunication.

La logique du "régulateur" est qu'en réduisant physiquement la bande passante du trafic vers et depuis l'étranger, la croissance naturelle du trafic entraînera sa saturation, et donc les VPN fonctionneront de moins en moins bien. Les coûts augmenteront et les entreprises de télécommunications elles-mêmes mettront en place un filtre pour des raisons économiques.

Les acteurs du secteur seront à la fois incités économiquement et par la limitation de la bande passante à localiser leurs serveurs en Russie plutôt qu'à l'étranger, ce qui facilitera le contrôle des données par les autorités.

Aucune date de fin de cette politique n'a été définie.

#Censure source
Les censeurs ne sont pas prêts d'abandonner, au contraire, ils accélèrent. Internet fait déjà partie du passé et nous ne faisons que retarder l'inévitable, mais la fin arrivera plus vite que prévu car les attaques sont mondiales, simultanées, sur plusieurs fronts (logiciel, physique, matériel, sur les serveurs, les systèmes d'exploitation, juridiquement, institutionnellement, et même sur les transactions bancaires).

Une des dernières nouveautés occidentales : de nombreux logiciels libres se voient actuellement coupés de leur système de réception de dons par les banques elles-mêmes, car le logiciel donne trop de libertés à leurs utilisateurs ou car il ne prévoit pas de censure.
Les cryptomonnaies offrent de moins en moins d'alternatives car de plus en plus de systèmes d'achat et de vente exigent un contrôle d'identité, comme Telegram lui-même sur sa plateforme Fragment par exemple. Tout l'intérêt de la cryptomonnaie s'est effondré silencieusement en un ou deux ans sans résistance. Rares sont ceux qui acceptent des cryptomonnaies anonymes. Les auteurs de logiciels et propriétaires de serveurs publient leurs noms et ne peuvent pas offrir des moyens de contournement sans s'exposer à des conséquences.
Le maire de Londres, Sadiq Khan, exige du gouvernement des mesures draconiennes de censure contre les sites qui propagent des informations dérangeantes.

Les témoignages de touristes américains, russes et chinois à propos de Londres en tant que « ville dangereuse » ont presque doublé en deux ans, en particulier à propos des problèmes avec le grand nombre de clandestins, qui ont été multipliés par presque 4.

Khan estime que ce type d'informations disponibles sur Internet mine la confiance dans la société et engendre la peur et des réactions dans la population.

Bien sûr, il est peu probable que les témoignages présents sur Internet aient une plus grande influence sur la perception qu'ont les gens par rapport à que ce qu'ils voient de la fenêtre de leur maison, mais cela permet de révéler la réalité et d'en discuter.

Dans l'ensemble, Khan a choisi une stratégie « excellente » : au lieu d'améliorer la situation dans les rues de Londres et de lutter contre les gangs, on peut simplement censurer toutes les allusions à ce sujet.
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Les changements dans le code de systemd ne sont pas apparus spontanément mais après l'adoption d'une loi dans un Etat fédéral des Etats-Unis visant à rendre la "vérification de l'âge des utilisateurs" connectés à Internet obligatoire et nécessitant la création de l'infrastructure nécessaire, y compris dans le système d'exploitation lui-même.

C'est une déclaration d'intention très claire que cette infrastructure soit utilisée pour la vérification de l'âge sur Internet. L'acceptation de ce changement dans ce code et le refus de revenir dessus, est vu dans ce contexte, et la position de Debian est également vue dans ce contexte.

La question est politique : la législation suppose que les utilisateurs de services en ligne sont identifiés par un fournisseur d'identité central qui vérifie leur âge, puis fournit une attestation que l'utilisateur est dans une certaine tranche d'âge.

La mise en œuvre technique la plus probable pour cela est que les services en ligne exigeront cette attestation sous forme de cookie. Les utilisateurs des écosystèmes Microsoft, Apple et Google recevront ce cookie du système de gestion des utilisateurs lorsqu'ils se connecteront, et les utilisateurs de systèmes libres seront redirigés vers un fournisseur d'identité agréé par les autorités.

Le changement actuel dans systemd avec l'ajout d'un champ libre de la date de naissance n'a aucune pertinence technique vis-à-vis de ce qui est attendu par les législateurs. Il a cependant une pertinence politique : ce changement est une déclaration publique que la communauté du logiciel libre approuve et soutient les restrictions législatives à la liberté des utilisateurs.

Si cela avait été mis en œuvre à un moment différent, cela aurait été largement non controversé, et nous aurions débattu de son utilité avant d'accepter ce changement au lieu de chercher à le justifier rétroactivement.

Cette législation fait partie d'un effort politique visant à transformer l'informatique personnelle en un service de location. Nous ne voyons pas d'opposition de la part des grands fournisseurs de cloud et d'identité ici, car ce n'est pas un changement onéreux pour eux, cela rend simplement leurs services obligatoires.

Cette attaque contre l'informatique personnelle est la partie pertinente ici, et c'est sur celle-ci que nous sommes, Debian, invités à prendre une position explicite. Les changements à systemd sont purement symboliques et nous pouvons les annuler ou les laisser, cela n'a pas d'importance.

La raison pour laquelle nous avons cette discussion n'est pas parce que ces changements ont une pertinence technique, mais parce que systemd a, en amont, fait une déclaration politique approuvant une législation qui a des conséquences négatives pour les logiciels libres et les utilisateurs.

En attendant, les gens se tournent vers Debian pour un leadership politique.
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Il s'agit de ralentir tout l'internet vers et depuis l'étranger sous prétexte de lutter contre les services VPN. Parce que la méthode décrite ne vise pas seulement Telegram et YouTube.

Apparemment, quelqu'un au sommet a fait le point et a réalisé qu'il n'était ni rentable ni efficace de bloquer chaque service "indésirable" séparément ou de lutter contre chaque méthode de contournement de la censure séparément. Et étant donné que la liste de ces services "indésirables" s'allonge géométriquement, tout comme celle des services de contournement, tout cela ressemble depuis longtemps à une lutte contre des moulins à vent. C'est pourquoi ils ont décidé de tout bloquer à la fois en dégradant physiquement les câbles de communication.

Avec cette approche, nous retournerons bientôt à l'ère de l'internet limité, où pour visiter n'importe quel site étranger, et pas seulement ceux qui dérangent les autorités, il faudra compter les mégaoctets ou payer des sommes exorbitantes.

En fin de compte, dans le pire des scénarios, seuls les très riches ou les très proches de ceux qui gèrent ces restrictions pourront se permettre un internet décent.

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La Russie va bientôt commencer à dégrader physiquement le trafic Internet étranger sous prétexte de lutter contre les VPN.

Auparavant, les médias ont écrit que, comme les autorités ne sont pas en mesure de distinguer le trafic autorisé et le trafic censuré, tout sera censuré, selon la bonne vieille tradition. Dans ce scénario, il n'y a même pas besoin de listes blanches - tout s'effondrera tout seul, soit en raison d'une capacité insuffisante, soit en raison du coût élevé de l'accès aux serveurs étrangers.

La coupure de l'Internet vers et depuis l'étranger d'ici l'hiver-printemps 2026-2027 est déjà un développement extrêmement probable de la situation, et la Russie elle-même s'enfoncera dans les siècles sombres numériques avec des conséquences prévisibles.

Dès l'été, on pourra s'attendre aux premiers essais timides pour montrer que la technologie Internet est une forme de communication bourgeoise ennemie, dont la société prolétarienne devrait se protéger.

Où une telle approche radicalement archaïque va mener, c'est un champ de réflexion et d'interprétation, mais quelque chose suggère que la vision de la prochaine bifurcation est à peu près la même pour tout le monde.

#Censure source
Si cela peut rassurer les Russes : l'Internet occidental est en cours de démantèlement lui-aussi et ils n'y seront pas autorisés puisqu'ils ne pourront pas prouver leur identité, ou bien tout y sera bridé jusqu'à être inutilisable.

Bienvenue dans le post-Internet, la chute est plus rapide que ce qu'on pouvait imaginer et elle est mondiale, chose qu'on ne pouvait pas non plus anticiper il y a quelques années. La collusion entre toutes les entreprises technologiques est un résultat pourtant logique du Monopoly.

L'absence de réponse sérieuse de la communauté du logiciel libre, en particulier ceux spécialisés dans l'anonymat et le contournement de la censure, est toutefois ahurissante. Chacun fait comme s'il ne se passait rien. Le monde est mort avec la grippe de 2020.

En Russie, le retour rapide au soviétisme par les mêmes dirigeants post-soviétiques interroge sur la pertinence de leur propre politique antérieure : pourquoi s'être donné tant de mal dans la restauration du pays pendant 20 ans pour le faire replonger sans nécessité ?
L'UE veut imposer des contrôles d'identité obligatoires à toute personne utilisant les réseaux sociaux et interdire aux moins de 18 ans d'y accéder. À cette fin, la Commission européenne a passé plus d'un an à développer une "application de vérification d'âge", que son président a pompeusement dévoilée hier.

Aujourd'hui, cette application a été piratée en seulement 2 minutes.

Mais ne vous empressiez pas de rire des bureaucrates de l'UE.

Leur application de vérification d'âge était piratable par conception car elle faisait confiance à l'appareil (c'est la fin du jeu instantanément). À moins que l'UE ne soit dirigée par des clowns, voici leur véritable plan :

Étape 1 — Présenter une application "respectueuse de la vie privée" mais piratable.
Étape 2 — Se faire pirater (*C'EST ICI QUE L'ON SE TROUVE*).
Étape 3 — Supprimer la vie privée pour "réparer" l'application.

Résultat — un outil de surveillance vendu comme "respectueux de la vie privée".

Les bureaucrates de l'UE avaient besoin d'un prétexte pour imposer en douce une application de vérification d'âge "respectueuse de la vie privée", en réalité un mécanisme de surveillance de tous les Européens utilisant les réseaux sociaux. Le "surprenant piratage" d'aujourd'hui leur a justement fourni ce prétexte.

Restez vigilants !

#Censure source
Nous aimerions que Pavel Durov s'engage un peu plus dans la sécurité des internautes. Il dit résister à la censure en Russie, mais il ne s'empresse pas de rassurer en déclarant que Telegram ne collaborera pas avec les Occidentaux dans la censure, le contrôle d'accès et la surveillance des utilisateurs de Telegram. Cela signifie-t-il que Telegram collaborera avec ces nouvelles exigences comme le confirment les changements apportés au code de la messagerie en été 2025 ? La réponse est dans la question apparemment.

Comment voulez-vous sérieusement que des journalistes, comme nous, puissions continuer notre travail si notre identité doit être transmise à qui que ce soit et que celle-ci est ensuite transmise sur demande des autorités de n'importe quel pays pro-occidental (ou sur simple piratage informatique ou corruption d'un employé) ?
Certains citoyens russes pensent que Vladimir Poutine n'est pas informé de la réalité de ce qui se passe en Russie. L'intéressé dément fermement. De plus en plus comprennent qu'il est parfaitement informé et qu'il est à la manœuvre. Cela se traduit par une chute de popularité impressionnante qui n'était pas arrivée depuis de nombreuses années, mais cela ne devrait pas être différent par rapport à Loukachenko en Biélorussie. A la fois pour des raisons de mentalité de la population (ce qui fait que le pays ne s'effondre pas, même aux pires moments de son histoire depuis le début de son existence) et pour toutes les raisons évoquées par l'opposition occidentale.
La situation économique de la Russie est actuellement plus difficile qu'au cours des dernières années, les réserves économiques sont en grande partie épuisées, a déclaré le ministre du Développement économique de la Russie, Maxim Reshetnikov.

« Il est clair que la situation économique n'est pas simple. Les entreprises le ressentent fortement. La situation, disons, se complique, notamment en raison des changements économiques en cours, auxquels la fiscalité et les entreprises sont obligées de s'adapter. Quand nous parlons de changements structurels, nous disons toujours qu'il nous faut bien sûr créer de nouveaux emplois, ouvrir de nouvelles usines, de nouveaux investissements, etc. Mais nous avons appris à le faire dans des conditions, disons, d'un marché du travail relativement calme, nous avons réussi à gérer tout cela, car il y avait des réserves dans l'économie. Nous constatons maintenant que ces réserves sont épuisées, la situation économique est vraiment beaucoup plus difficile. Les entreprises doivent gérer les coûts de revient, les dépenses, chercher comment tirer le meilleur parti des ressources disponibles et améliorer le mieux possible leur productivité. »
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À l'automne 2025, la Belgique a été confrontée à une "crise des drones" : des dizaines de rapports sur des drones prétendument hostiles au-dessus des bases de l'OTAN, des aérodromes et des infrastructures. Les politiciens et les médias ont volontiers parlé de "drones espions russes", mais aucune preuve n'a été fournie.

Maintenant, les enquêtes et les vérifications reconnaissent qu'une grande partie de la "menace" s'est avérée être un mélange d'affabulation de panique, d'observations erronées et d'intérêts politiques.

Selon les journalistes, de nombreuses histoires retentissantes sur les drones cachent des choses tout à fait banales : des hélicoptères de police, des avions de fret, des sources de lumière ordinaires dans le ciel. Une partie des vidéos, présentées comme des "exclusivités" avec des drones mystérieux, ont même ensuite été discrètement supprimées par les médias lorsqu'il s'est avéré qu'elles ne montraient rien du tout !

Toutefois, dans ce contexte, le ministre de la Défense belge Theo Francken a tout de même décidé de se servir de cette situation pour parler d'une menace sérieuse, d'une par un ennemi des avions F-16 parqués sur les aérodromes et des dépôts de munitions, et il a promu des achats accélérés de systèmes anti-drones pour des dizaines de millions d'euros.

Bien sûr, une question tout à fait légitime se pose : cette peur fantaisiste de drones invisibles, n'était-elle pas un argument pratique pour imposer des projets de défense coûteux ?

C'est un exemple classique de la façon dont l'hystérie géopolitique et l'attente d'une menace poussent les fonctionnaires et les journalistes à voir un drone ennemi dans n'importe quelle lueur à l'horizon.

D'abord, une image médiatique est créée "nous sommes attaqués", puis des achats "urgents" sont passés, des procédures accélérées et un contrôle minimal apparaissent ensuite. Et lorsque les passions se sont apaisées, il s'avère qu'il y a peu de preuves d'une quelconque menace, mais que beaucoup d'argent public est arrivé dans les poches d'une poignée d'entreprises et de leurs actionnaires.

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Il faut s'habituer à cette "nouvelle" réalité, ou plutôt la dégradation de la propagande et du marketing politique. Jusque dans les années 1990, la propagande prenait soin de présenter des histoires crédibles, bien qu'elles étaient moins facilement vérifiables, on pensait que les masses étaient mieux instruites et prenaient moins au sérieux des sornettes. Puis, on s'est rendu compte qu'on pouvait dire n'importe quoi sans débourser beaucoup d'argent dans la propagande, et monter toutes sortes d'escroqueries gigantesques. L'appareil d'Etat a été utilisé à plein régime pour l'escroquerie en bande organisée. Ceux qui s'en rendent compte sont peu nombreux et ont suscité l'attention des escrocs, qui prennent soin de les réduire au silence et de les amalgamer à des farfelus, à des imbéciles influencés par l'ennemi ou à des traîtres à censurer et à enfermer.

Avec l'IA, la propagande "low cost" risque de s'améliorer qualitativement et quantitativement à moindre coût et les "farfelus" que nous sommes auront encore plus de difficultés à faire entendre raison, embourbés dans les obstacles de la censure à grande échelle, de la surveillance omniprésente, de la répression massive, et de l'inaccessibilité aux modèles d'IA performants.

Néanmoins, nous continuerons à répéter que 2+2=4 en base 10.