L’effort physique l’ancrait, le fortifiait, lui donnait ce sol qu’il avait vainement cherché pendant tant d’années dans des idées, des idéologies, des livres ; ses muscles grandissants semblaient faire office de racines, lui permettant de s’accrocher à la réalité.
Parfois, il me semble que nous sommes comme des particules quantiques : même à grande distance, l’un ressent l’autre. Et lorsqu’une vague de manque, soudaine et inexplicable, m’envahit, je sais que c’est parce que tu es en train de penser à moi.
"
***
J’aime
toutes
les choses,
non parce qu’elles sont
ardentes
ou parfumées,
mais parce que
je ne sais pas,
parce que
cet océan est le tien,
il est le mien :
les boutons,
les roues,
les petits
trésors
oubliés,
les éventails
dans le plumage desquels
l’amour a laissé se faner
ses fleurs d’oranger,
les verres, les couteaux,
les ciseaux,
tout porte
sur le manche, dans le contour,
l’empreinte
de quelques doigts,
d’une main lointaine
perdue
dans le plus oublié de l’oubli.
***
"
Oda a las cosas, Pablo Neruda
La beauté du quotidien...
https://www.neruda.uchile.cl/obra/obranavyregresos1.html
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J’aime
toutes
les choses,
non parce qu’elles sont
ardentes
ou parfumées,
mais parce que
je ne sais pas,
parce que
cet océan est le tien,
il est le mien :
les boutons,
les roues,
les petits
trésors
oubliés,
les éventails
dans le plumage desquels
l’amour a laissé se faner
ses fleurs d’oranger,
les verres, les couteaux,
les ciseaux,
tout porte
sur le manche, dans le contour,
l’empreinte
de quelques doigts,
d’une main lointaine
perdue
dans le plus oublié de l’oubli.
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Oda a las cosas, Pablo Neruda
La beauté du quotidien...
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