Icons and more icons: Mediapart, a French online journal, did quite an investigation about me, complete with a street survey and asking Sergei Guriev himself (!) his opinion of me. The publication is under the paywall (that curse of Western journalism), but the author has kindly sent me the text to share with the dear readers. Everything sound so much classier in French!
"Moscou (Russie).– En décembre 2018, un journaliste blogueur russe relativement populaire sur Facebook publie un message dans lequel il affirme avoir trouvé « qui devrait devenir président après Poutine ». Il cite alors Ekaterina Schulmann, politologue spécialisée dans les processus législatifs.
Un choix surprenant puisque l’intéressée ne fait pas de politique et n’a jamais exprimé son désir d’en faire. Le blogueur y trouve justement un argument positif : « Ekaterina refusera… mais nous n’avons pas besoin d’un président qui veut devenir président », commente-t-il.
Depuis lors, l’idée revient régulièrement sur les réseaux sociaux. Experte en sciences politiques reconnue, Ekaterina Schulmann fait chavirer le cœur d’une partie de la jeunesse russe. Sur Internet, ses soutiens rivalisent de créativité pour lui exprimer leur admiration, voire leur amour. Ils montent des fan-clubs, transforment ses déclarations en citations, lui créent des avatars…
Qui est donc cette enseignante-chercheuse moscovite de 42 ans, très appréciée des médias russes et étrangers pour ses commentaires sur l’actualité et ses analyses pertinentes sur une grande variété de sujets ? Et qu’est-ce qui plaît tant chez elle ?
« J’aime tout chez Ekaterina Schulmann. C’est exactement le genre de femmes que je veux voir partout, parmi les cadres supérieurs, au Parlement, à la Douma d’État, au travail », confie Anastassia, 21 ans, rencontrée à l’occasion des manifestations pro-Navalny au mois de janvier à Moscou, citant alors spontanément son nom comme alternative au pouvoir en place. « C’est une excellente politologue, toute notre élite d’État devrait l’écouter », poursuit-elle.
Par les valeurs modernes qu’elle incarne, Ekaterina Schulmann apparaît comme un modèle pour de nombreuses jeunes femmes russes, mais pas seulement. En 2020, elle faisait partie des personnes les plus inspirantes de Russie parmi la tranche d’âge 40-45 ans, selon un sondage réalisé par le centre indépendant Levada.
Cheveux blond cendré souvent coiffés en chignon, port de tête haut et regard déterminé, Ekaterina Schulmann doit beaucoup de sa popularité à la célèbre radio Écho de Moscou, où elle anime chaque semaine une émission baptisée « Status ». Face à un journaliste, elle y décrypte l’actualité, explicite des concepts de sciences politiques et répond aux questions des auditeurs.
Sur sa chaîne YouTube, qui compte plus de 442 000 abonnés, la politologue amatrice de bonne chère publie également des vidéos tournées dans sa cuisine. Dans un style convivial et décontracté, elle relate un événement personnel ou recommande une lecture en buvant tranquillement une tasse de thé ou en préparant une recette.
« Ekaterina Schulmann possède plusieurs qualités rares en Russie. Elle est à la fois compétente, honnête, charismatique et prête à communiquer avec le grand public… Cette combinaison la rend unique », estime l’économiste Sergueï Gouriev, exilé en France depuis 2013.
Ce fin connaisseur du paysage public russe salue également la liberté de parole de la politologue. « Ce qu’elle fait demande du courage, c’est aussi pour cela que les gens la respectent. Car il est facile de critiquer Poutine quand vous êtes à l’extérieur de Russie, mais à l’intérieur, c’est très dangereux. »
Ekaterina Schulmann défend l’idée que la transition vers un autre modèle politique a déjà commencé en Russie. Ce discours optimiste touche les citoyens russes en quête de changement. « À contre-courant du message déprimant véhiculé par Poutine : “Je serai toujours là, vous ne vivrez jamais dans un pays libre”, elle apporte de l’espoir en disant au contraire que la Russie va être un pays normal », analyse Sergueï Gouriev.
"Moscou (Russie).– En décembre 2018, un journaliste blogueur russe relativement populaire sur Facebook publie un message dans lequel il affirme avoir trouvé « qui devrait devenir président après Poutine ». Il cite alors Ekaterina Schulmann, politologue spécialisée dans les processus législatifs.
Un choix surprenant puisque l’intéressée ne fait pas de politique et n’a jamais exprimé son désir d’en faire. Le blogueur y trouve justement un argument positif : « Ekaterina refusera… mais nous n’avons pas besoin d’un président qui veut devenir président », commente-t-il.
Depuis lors, l’idée revient régulièrement sur les réseaux sociaux. Experte en sciences politiques reconnue, Ekaterina Schulmann fait chavirer le cœur d’une partie de la jeunesse russe. Sur Internet, ses soutiens rivalisent de créativité pour lui exprimer leur admiration, voire leur amour. Ils montent des fan-clubs, transforment ses déclarations en citations, lui créent des avatars…
Qui est donc cette enseignante-chercheuse moscovite de 42 ans, très appréciée des médias russes et étrangers pour ses commentaires sur l’actualité et ses analyses pertinentes sur une grande variété de sujets ? Et qu’est-ce qui plaît tant chez elle ?
« J’aime tout chez Ekaterina Schulmann. C’est exactement le genre de femmes que je veux voir partout, parmi les cadres supérieurs, au Parlement, à la Douma d’État, au travail », confie Anastassia, 21 ans, rencontrée à l’occasion des manifestations pro-Navalny au mois de janvier à Moscou, citant alors spontanément son nom comme alternative au pouvoir en place. « C’est une excellente politologue, toute notre élite d’État devrait l’écouter », poursuit-elle.
Par les valeurs modernes qu’elle incarne, Ekaterina Schulmann apparaît comme un modèle pour de nombreuses jeunes femmes russes, mais pas seulement. En 2020, elle faisait partie des personnes les plus inspirantes de Russie parmi la tranche d’âge 40-45 ans, selon un sondage réalisé par le centre indépendant Levada.
Cheveux blond cendré souvent coiffés en chignon, port de tête haut et regard déterminé, Ekaterina Schulmann doit beaucoup de sa popularité à la célèbre radio Écho de Moscou, où elle anime chaque semaine une émission baptisée « Status ». Face à un journaliste, elle y décrypte l’actualité, explicite des concepts de sciences politiques et répond aux questions des auditeurs.
Sur sa chaîne YouTube, qui compte plus de 442 000 abonnés, la politologue amatrice de bonne chère publie également des vidéos tournées dans sa cuisine. Dans un style convivial et décontracté, elle relate un événement personnel ou recommande une lecture en buvant tranquillement une tasse de thé ou en préparant une recette.
« Ekaterina Schulmann possède plusieurs qualités rares en Russie. Elle est à la fois compétente, honnête, charismatique et prête à communiquer avec le grand public… Cette combinaison la rend unique », estime l’économiste Sergueï Gouriev, exilé en France depuis 2013.
Ce fin connaisseur du paysage public russe salue également la liberté de parole de la politologue. « Ce qu’elle fait demande du courage, c’est aussi pour cela que les gens la respectent. Car il est facile de critiquer Poutine quand vous êtes à l’extérieur de Russie, mais à l’intérieur, c’est très dangereux. »
Ekaterina Schulmann défend l’idée que la transition vers un autre modèle politique a déjà commencé en Russie. Ce discours optimiste touche les citoyens russes en quête de changement. « À contre-courant du message déprimant véhiculé par Poutine : “Je serai toujours là, vous ne vivrez jamais dans un pays libre”, elle apporte de l’espoir en disant au contraire que la Russie va être un pays normal », analyse Sergueï Gouriev.
Mediapart
Ekaterina Schulmann, icône politique des jeunes Russes
À l’antenne de la radio Écho de Moscou chaque semaine pour décrypter l’actualité politique, cette universitaire de 42 ans est appréciée par une population urbaine et éduquée.
Un constat que partage Anna Colin-Lebedev, maîtresse de conférences à l’université Paris-Nanterre. « Ekaterina Schulmann n’est pas dans le discours hyper-triste et sombre habituel, elle a un côté très dédramatisant. Au-delà de ses compétences analytiques et intellectuelles indéniables, elle a aussi un franc-parler et un humour naturel qui plaisent beaucoup », commente cette spécialiste de la Russie.
Ekaterina Mikhaïlovna Zaslavskaya voit le jour le 19 août 1978 à Toula, ville industrielle au sud de Moscou, connue pour ses samovars et son pain d’épices. Fille d’intellectuels – ses deux parents sont professeurs –, elle apprend à lire avec son oncle dès l’âge de 4 ans et se passionne très jeune pour la littérature.
Adolescente, elle vit la perestroïka et la chute de l’URSS comme une libération, sans regret ni nostalgie pour la période soviétique.
« Pour nous, c’était un bonheur sans précédent. J’ai fini par réaliser que ce n’était pas le cas pour toutes les couches sociales, mais, dans mon milieu, rien ne valait la liberté, l’accès à l’information et la capacité de dire ce qu’on pense, se remémore-t-elle lors d’une rencontre dans un café de Moscou. Il faut dire que le pouvoir soviétique dont je me souviens était celui de la pauvreté et de l’inefficacité totale. Nous vivions dans une ville négligée, sale et dangereuse. Il y avait une telle misère environnante et des problèmes d’approvisionnement constants. »
Diplômée de l’école secondaire en 1995, elle passe six mois à Toronto, au Canada, pour parfaire son anglais. À son retour, elle est embauchée au service de l’administration municipale de Toula. De cette expérience, elle tire son goût de la démocratie et du concept d’autonomie locale. Un modèle d’avenir, selon elle.
« Ce furent des années de grande liberté où nous pouvions expérimenter des choses. Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose de tout cela, mais je sais que cela reviendra inévitablement. C’est ainsi que la démocratie, au sens large, survivra à la crise de confiance actuelle entre élus et électeurs : précisément à travers l’auto-organisation et la délégation des pouvoirs du haut vers le bas », juge-t-elle.
En 1999, elle déménage à Moscou pour travailler quelques mois dans une agence de presse avant d’entrer à la Douma d’État, où elle occupera différents postes d’analyste expert. En 2006, elle rejoint une entreprise privée comme directrice des recherches législatives.
Dans sa carrière, elle note deux moments clés : son mariage et son doctorat. En 2007, elle épouse Mikhaïl Schulmann, critique littéraire. Ensemble, ils ont trois enfants, âgés aujourd’hui de 12 ans, 9 ans et 5 ans.
En 2013, elle soutient sa thèse de doctorat intitulée Conditions politiques et facteurs de transformation du processus législatif dans la Russie contemporaine, puis devient maîtresse de conférences à l’Institut des sciences sociales de l’Académie russe de l’économie nationale (Ranepa). « Ces deux événements m’ont donné davantage de confiance en moi. Après cela, j’ai eu le courage de parler en public », confie-t-elle aujourd’hui.
Parallèlement à sa carrière académique, Ekaterina Schulmann fait ses premiers pas dans les médias avec une chronique régulière dans le quotidien économique Vedomosti dès 2013. Quatre ans plus tard, Écho de Moscou lui propose un rendez-vous hebdomadaire. Heureuse de vulgariser le fruit de ses recherches, elle accepte.
En décembre 2018, elle est nommée membre du Conseil des droits de l’homme, sous la présidence de la Fédération de Russie, un mandat censé durer six ans. Elle met cette mission à profit pour apporter son aide aux prisonniers politiques au cours des protestions fortement réprimées de l’été 2019 à Moscou. À l’automne, sans raison officielle, avec quatre autres membres, elle est exclue du conseil.
Ekaterina Mikhaïlovna Zaslavskaya voit le jour le 19 août 1978 à Toula, ville industrielle au sud de Moscou, connue pour ses samovars et son pain d’épices. Fille d’intellectuels – ses deux parents sont professeurs –, elle apprend à lire avec son oncle dès l’âge de 4 ans et se passionne très jeune pour la littérature.
Adolescente, elle vit la perestroïka et la chute de l’URSS comme une libération, sans regret ni nostalgie pour la période soviétique.
« Pour nous, c’était un bonheur sans précédent. J’ai fini par réaliser que ce n’était pas le cas pour toutes les couches sociales, mais, dans mon milieu, rien ne valait la liberté, l’accès à l’information et la capacité de dire ce qu’on pense, se remémore-t-elle lors d’une rencontre dans un café de Moscou. Il faut dire que le pouvoir soviétique dont je me souviens était celui de la pauvreté et de l’inefficacité totale. Nous vivions dans une ville négligée, sale et dangereuse. Il y avait une telle misère environnante et des problèmes d’approvisionnement constants. »
Diplômée de l’école secondaire en 1995, elle passe six mois à Toronto, au Canada, pour parfaire son anglais. À son retour, elle est embauchée au service de l’administration municipale de Toula. De cette expérience, elle tire son goût de la démocratie et du concept d’autonomie locale. Un modèle d’avenir, selon elle.
« Ce furent des années de grande liberté où nous pouvions expérimenter des choses. Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose de tout cela, mais je sais que cela reviendra inévitablement. C’est ainsi que la démocratie, au sens large, survivra à la crise de confiance actuelle entre élus et électeurs : précisément à travers l’auto-organisation et la délégation des pouvoirs du haut vers le bas », juge-t-elle.
En 1999, elle déménage à Moscou pour travailler quelques mois dans une agence de presse avant d’entrer à la Douma d’État, où elle occupera différents postes d’analyste expert. En 2006, elle rejoint une entreprise privée comme directrice des recherches législatives.
Dans sa carrière, elle note deux moments clés : son mariage et son doctorat. En 2007, elle épouse Mikhaïl Schulmann, critique littéraire. Ensemble, ils ont trois enfants, âgés aujourd’hui de 12 ans, 9 ans et 5 ans.
En 2013, elle soutient sa thèse de doctorat intitulée Conditions politiques et facteurs de transformation du processus législatif dans la Russie contemporaine, puis devient maîtresse de conférences à l’Institut des sciences sociales de l’Académie russe de l’économie nationale (Ranepa). « Ces deux événements m’ont donné davantage de confiance en moi. Après cela, j’ai eu le courage de parler en public », confie-t-elle aujourd’hui.
Parallèlement à sa carrière académique, Ekaterina Schulmann fait ses premiers pas dans les médias avec une chronique régulière dans le quotidien économique Vedomosti dès 2013. Quatre ans plus tard, Écho de Moscou lui propose un rendez-vous hebdomadaire. Heureuse de vulgariser le fruit de ses recherches, elle accepte.
En décembre 2018, elle est nommée membre du Conseil des droits de l’homme, sous la présidence de la Fédération de Russie, un mandat censé durer six ans. Elle met cette mission à profit pour apporter son aide aux prisonniers politiques au cours des protestions fortement réprimées de l’été 2019 à Moscou. À l’automne, sans raison officielle, avec quatre autres membres, elle est exclue du conseil.
Elle continue à soutenir les manifestations pacifiques. En janvier dernier, en tant qu’observatrice du Groupe Helsinki de Moscou, un organisme russe de défense des droits humains, elle participe aux protestations pour la libération de l’opposant Alexeï Navalny. Son mari est d’ailleurs arrêté au cours de la manifestation du 31 janvier.
Quelques semaines plus tard, elle organise une levée de fonds sur YouTube pour deux organisations et un média indépendant contre la répression politique. L’opération est un succès : elle collecte plus de 3 millions de roubles (333 000 euros) en deux heures.
Acte citoyen ou début d’un engagement politique ? Ekaterina Schulmann évoque plutôt l’« entraide civique ». Quant à l’idée d’être un jour candidate à la présidence russe, la politologue balaie cette hypothèse d’un revers de main.
« Dans sa forme actuelle, la fonction constitue une concentration dangereuse et inutile du pouvoir, qui nuit au pays. Tout doit être réécrit pour un vrai parlement, des élections libres et un véritable système multipartite digne de notre société. Nous pourrons alors discuter de qui élire. Pour le moment, cela n’a aucun sens».
Quelques semaines plus tard, elle organise une levée de fonds sur YouTube pour deux organisations et un média indépendant contre la répression politique. L’opération est un succès : elle collecte plus de 3 millions de roubles (333 000 euros) en deux heures.
Acte citoyen ou début d’un engagement politique ? Ekaterina Schulmann évoque plutôt l’« entraide civique ». Quant à l’idée d’être un jour candidate à la présidence russe, la politologue balaie cette hypothèse d’un revers de main.
« Dans sa forme actuelle, la fonction constitue une concentration dangereuse et inutile du pouvoir, qui nuit au pays. Tout doit être réécrit pour un vrai parlement, des élections libres et un véritable système multipartite digne de notre société. Nous pourrons alors discuter de qui élire. Pour le moment, cela n’a aucun sens».
Программа Статус S04E38: видео. Эфир из дома, в голосе ведущего слышен неприятный металл. Дух бодр, плоть же немощна - принцип евангельский, бессердечная античность считала, что mens sana in corpore sano - ум здрав в здоровом теле. События: Просвещение и Беларусь - отказ от разработки, архаика на морских волнах, публичный Патрушев, электронные праймериз, Андрей Пивоваров и Дмитрий Гудков - фигуранты дел по экзотическим статьям. Термин: эмиграция, политическая и иная. Отец: Анатолий Вишневский, российский демограф и экономист. Три вопроса слушателей: куда девать лишних полицейских, как вернуть власть от силовиков к гражданским (и нужно ли), не исчезнут ли тюрьмы в будущем (спойлер: не исчезнут).
Таймкоды работы дорогих добровольцев:
"0:00 Закон об антипросвещении
5:22 Закон о работе ВУЗов с иностранцами
8:14 Визит Лукашенко. Ничего не произошло
12:13 Заявления акторов: Лукашенко
18:56 Заявления акторов: Патрушев
22:33 Заявления акторов: Медведев
24:47 Праймериз Единой России
25:50 Новости на Эхо Москвы
28:43 Преследование Открытой России
31:52 Преследование Дмитрия Гудкова
34:07 АЗБУКА ДЕМОКРАТИИ. Э — Эммиграция
43:52 ОТЦЫ. Анатолий Вишневский
47:40 ВОПРОС 1. Существуют ли удачные прецеденты сокращения бюджетов силовых ведомств?
51:22 ВОПРОС 2. Какие есть сценарии перехода власти от силовиков к гражданским?
53:18 ВОПРОС 3. Тюрьма будущего, какая она?"
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12:13 Заявления акторов: Лукашенко
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34:07 АЗБУКА ДЕМОКРАТИИ. Э — Эммиграция
43:52 ОТЦЫ. Анатолий Вишневский
47:40 ВОПРОС 1. Существуют ли удачные прецеденты сокращения бюджетов силовых ведомств?
51:22 ВОПРОС 2. Какие есть сценарии перехода власти от силовиков к гражданским?
53:18 ВОПРОС 3. Тюрьма будущего, какая она?"
YouTube
Просвещение без положения, белорусский транш, Закрытая Россия. Э — эмиграция. Анатолий Вишневский
🕒Сегодня в программе #Статус:
НЕ НОВОСТИ, НО СОБЫТИЯ
0:00 Закон об антипросвещении
5:22 Закон о работе ВУЗов с иностранцами
8:14 Визит Лукашенко. Ничего не произошло
12:13 Заявления акторов: Лукашенко
18:56 Заявления акторов: Патрушев
22:33 Заявления акторов:…
НЕ НОВОСТИ, НО СОБЫТИЯ
0:00 Закон об антипросвещении
5:22 Закон о работе ВУЗов с иностранцами
8:14 Визит Лукашенко. Ничего не произошло
12:13 Заявления акторов: Лукашенко
18:56 Заявления акторов: Патрушев
22:33 Заявления акторов:…
S04E38: текст. Цитата из Некрасова передана без потерь, но вот цитаты для твиттера явно выбирал искусственный интеллект, приписывающий, в частности, мне то, что сказал на самом деле Медведев. Изложение - жанр столь же рискованный, как и сочинение. Просвещение и Беларусь, свершившееся и несвершившееся (рубрика "Странное поведение собаки ночью"), государственная публицистика и закрома Уголовного кодекса в делах Открытой России и семьи Гудковых. Термин: эмиграция. Отец: Анатолий Григорьевич Вишневский, классик отечественной демографии. Вопросы: про лишних полицейских, про гражданский и силовой политический менеджмент, про тюрьму будущего.
Внезапная проповедь о пропаганде (эфир из дома ослабляет дисциплину):
"Мы с вами много раз говорили о том, что нужно читать первоисточники. Что имеется в виду под первоисточниками. Многие люди, которые хотят расширить свой информационный горизонт и проткнуть свой информационный пузырь, начинают читать чужих пропагандистов, то есть публицистов той стороны, которая им не нравится. Это тоже вызывает у них отрицательные эмоции, они чувствуют себя в этот момент людьми, страдающими за правду: «Зато я выхожу из зоны комфорта».
Коллеги, вы причиняете себе неприятности и сыпь по всему телу абсолютно задаром. Ничего ценного вы не подчеркнете оттуда. Откуда можно почерпнуть ценное? Читайте… Что имеется в виду под первоисточниками? Самое главное, бесценное — это, конечно, нормативные документы. Я, конечно, понимаю, что у меня здесь свой крен профессиональный. Но я считаю, что нет закона, нет положения — не о чем говорить. Кто-то что заявил, сказал, обнял, поцеловал — это вообще не событие.
На втором месте по степени валидности стоят высказывания самих акторов. Не комментаторов, не экспертов — акторов, и уж тем более не пропагандистов. Вы, пожалуйста, имейте в виду, что одна из функций основных этой самой пропаганды — это раздражать представителей противоположной стороны. То есть люди, которые на РИА«Новостях» пишут какую-нибудь очередную колонку, что ГУЛАГ — это социальный лифт, который едет не только вверх, но и вниз, они имеют в виду именно вас, тех людей, которые возмутятся этим.
Не очень хорошее сравнение, но террорист, захватывающий заложников, имеет в виду не обидеть заложника, а он имеет в виду поразить тех людей, которые настроены гуманистически, и которым страдания невинных невыносимы. Вот вы в этот момент выступаете в этой роли, поэтому не одаривайте эту публику своим вниманием".
Внезапная проповедь о пропаганде (эфир из дома ослабляет дисциплину):
"Мы с вами много раз говорили о том, что нужно читать первоисточники. Что имеется в виду под первоисточниками. Многие люди, которые хотят расширить свой информационный горизонт и проткнуть свой информационный пузырь, начинают читать чужих пропагандистов, то есть публицистов той стороны, которая им не нравится. Это тоже вызывает у них отрицательные эмоции, они чувствуют себя в этот момент людьми, страдающими за правду: «Зато я выхожу из зоны комфорта».
Коллеги, вы причиняете себе неприятности и сыпь по всему телу абсолютно задаром. Ничего ценного вы не подчеркнете оттуда. Откуда можно почерпнуть ценное? Читайте… Что имеется в виду под первоисточниками? Самое главное, бесценное — это, конечно, нормативные документы. Я, конечно, понимаю, что у меня здесь свой крен профессиональный. Но я считаю, что нет закона, нет положения — не о чем говорить. Кто-то что заявил, сказал, обнял, поцеловал — это вообще не событие.
На втором месте по степени валидности стоят высказывания самих акторов. Не комментаторов, не экспертов — акторов, и уж тем более не пропагандистов. Вы, пожалуйста, имейте в виду, что одна из функций основных этой самой пропаганды — это раздражать представителей противоположной стороны. То есть люди, которые на РИА«Новостях» пишут какую-нибудь очередную колонку, что ГУЛАГ — это социальный лифт, который едет не только вверх, но и вниз, они имеют в виду именно вас, тех людей, которые возмутятся этим.
Не очень хорошее сравнение, но террорист, захватывающий заложников, имеет в виду не обидеть заложника, а он имеет в виду поразить тех людей, которые настроены гуманистически, и которым страдания невинных невыносимы. Вот вы в этот момент выступаете в этой роли, поэтому не одаривайте эту публику своим вниманием".
Да, я тоже прилетела на форум. Тут, говорят, за положительный тест сразу в спецприемник госпитализируют. Но я не успела ещё ни протестироваться, ни возмутиться, как в этом году принято, местной дороговизной, потому что еду сразу из аэропорта на Факультет свободных искусств и наук СПбГУ на защиту ВКР.
Храм свободных наук и искусств, он же особняк Бобринских. Студентка, работы коей я рецензент, получила отлично (А), исследование отношений региональных заксобраний с Минюстом как оценщиком НПА. Садик во дворе обворожительный, внутри зеркало, в которое якобы смотрелся Пушкин (сомнительно, но мило).
К Владимиру Владимировичу зашла, конечно. У него ремонт, как и у многих из нас, грешных, но в основном помещении прилично, бабочки, книжечки. Прошлый раз мы тут были с Натальей Лавришиной в такие же прозрачные раннелетние вечера, и тоже залезли через чугунные ворота во двор. Там облезло, но как-то мирно и трогательно. Был ли при Рукавишниковой особняк соединен сзади с другими домами, как сейчас, или это позднейшая достройка? Неведомо, но посмотреть на дом каждый раз приятно.
Forwarded from aavst
Подписал личное поручительство за Дмитрия Гудкова
Разъяснение: подписала, по просьбе адвоката, личное поручительство за Дмитрия Гудкова. Это нужно для избрания меры пресечения. А если он не будет потом являться к следователю или иным путем станет следственно безобразничать, меня (и других многочисленных поручителей) оштрафуют на 10 тысяч рублей! Но эта светлая перспектива, разумеется, откроется перед нами только если поручительства наши вообще примут. Эх, прошлый раз лично видела Дмитрия как раз в камере Тверского ОВД летом 2019 года, когда я в качестве члена СПЧ навещала нашего будущего общего друга Эдуарда Малышевского (который скоро досидит свой срок за выдавленное стекло в автозаке), а тут как раз Гудкова заводят. Или всё же после этого виделись на каких-то мероприятиях? Надо чаще встречаться, а то всё онлайн да онлайн.