Grégoire Robineau
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@gregoirefx
Graphique intéressant à suivre, pour savoir si les bateaux recommenceront à naviguer à travers Hormuz !
Planning des lives de la semaine !
Côme est un mec chaud
🇺🇸 FOMC Report

La déclaration publié par la Fed montre un reconnaissance des risques inflationnistes totales, les membres votants ce sont tous accordés pour maintenir le taux dans la fourchette 3,5%-3,75%, c'est un premier point hawkish.

Pour continuer, les attentes d'inflation ont elles été revus à la hausse passant de 3,4% en mars, à 3,8% en juin pour l'année 2026, 2027 même constat de 3,1% en mars contre 3,6% en juin, la FED devrait donc ce préparer à maintenir les taux encore un bon moment, et le dot plot confirme ce scénario à 100%, voir même avec une grosse touche hawkish.

Le discours de Kevin Warsh (nouveau gouverneur de la Fed) qui a suivi, a une fois de + confirmer ce biais hawkish. Le gouverneur a appuyer sur le fait que la Fed a manquer son objectif d'inflation sur les 5 dernières années et qu'il veut y remédier.

Dans ce genre de situation, n'importe qui, qui avait comme moi un biais haussier sur le dollars, depuis le début du mois de mai aurait envie de se mordre les doigts. Cependant il ne faut pas céder à la frustration, la Fed confirme un retournement totale, avec un réel hawkish meeting. Ce qui pourrait permettre de prendre des positions de tendance.

Je maintiens et renforce mon biais haussier sur l'USD.
Le post substack initialement prévu pour le jeudi, sera publié demain soir !
De nouvelle chose axée trading/investissement devrait arriver prochainement !
Hier, c’était le “quadruple witching” sur les marchés.

C’est l’un des quatre jours de l’année (mars, juin, septembre, décembre) où expirent simultanément une énorme quantité de contrats dérivés : options sur actions, options sur indices, futures sur indices et certains contrats liés aux actions.

Concrètement, cela provoque souvent :
• une explosion des volumes
• des ajustements massifs des positions institutionnelles
• du hedging agressif des market makers
• des mouvements parfois irrationnels ou très techniques

Ces journées sont importantes car une grande partie du flux est “mécanique” : ce n’est pas forcément le fondamental qui pilote le prix, mais les échéances, les rolls et les couvertures. Résultat : plus de volatilité, plus de fakeouts, et souvent des réactions très propres autour de certains niveaux clés (strikes, gamma walls, etc.).

Voilà pourquoi j'évite les expositions prématurées.
L'article a mit plus de temps que prévu à être rédigé, j'ai conclu la rédaction ce matin, et honnêtement il est hyper intéressant pour comprendre la manière dont j'investis ainsi que la lucidité qu'il faut savoir garder lorsque l'euphorie s'imbrique dans les marchés.

Je vous souhaite à tous une bonne lecture ! L'article dure entre 2 et 4 minutes de lectures.

https://open.substack.com/pub/gregrobineau/p/spacex-pourquoi-jai-volontairement?r=5dxzsp&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=true
🇺🇸 USD

Le FOMC du 17 juin a maintenu les taux à 3,50-3,75% par 12 voix contre 0, pour la quatrième réunion consécutive sous la présidence de Kevin Warsh (premier meeting du nouveau président, Powell restant gouverneur votant). Le ton reste plus hawkish qu'attendu : les dot plots ont été relevés à 3,6-4,1% pour fin 2026 contre 3,25-3,75% précédemment, neuf membres sur dix-huit anticipant désormais une hausse de taux cette année plutôt qu'un statu quo prolongé. Les responsables ont relevé leurs perspectives d'inflation pour 2026 à 3,6% en headline et 3,3% en core, contre 2,7% pour les deux mesures lors de la mise à jour de mars. Le marché price désormais une hausse possible dès octobre. Le dollar a bénéficié de ce repositionnement hawkish.

La semaine qui arrive s'annonce plus calme avec les chiffres finaux sur le PIB américain attendu jeudi, accompagné des demandes d'allocations aux chômages le même jour.

Je maintiens mon biais haussier sur l'USD, mais j'attend de meilleur prix qu'actuellement pour pouvoir exécuter.
🇯🇵 JPY

Mouvement le plus structurant pour le yen cette semaine : la BoJ a relevé son taux directeur de 25 points de base à 1,00% le 16 juin, son plus haut niveau depuis 1995, par un vote 7 contre 1. C'est la première hausse de la BoJ depuis décembre, et la première fois depuis 1995 que les taux sont relevés à 1%. La décision répond à une inflation importée galopante (PPI japonais à +6,3% en mai, plus haut niveau en trois ans) et à un yen durablement affaibli au-delà du seuil psychologique de 160 face au dollar malgré une intervention de 11,7 trillions de yens en mai. Cependant au vue du sentiment qui pèse sur le JPY la BoJ et les autorités financières japonaises auront du mal à ce défaire de cette boucle vendeuse infernal sur le JPY, l'écart des taux restent toujours trop large, à court terme les interventions peuvent aider, mais à moyen/long terme cela ne change rien.

Je reste baissier sur le JPY, cependant à la vue des niveaux atteint sur USDJPY, je ne cherche pas à vendre.
Le départ de John Jumper : pourquoi Wall Street commence à douter de Google dans la guerre de l’IA

Le départ de John Jumper de Google DeepMind vers Anthropic dépasse largement le simple mouvement de carrière. Pour les marchés, c’est un signal fort : la bataille pour dominer l’intelligence artificielle ne se joue plus seulement sur les infrastructures, les modèles ou les budgets, mais sur la concentration du capital humain le plus rare au monde.

John Jumper n’est pas un ingénieur parmi d’autres. Co-créateur d’AlphaFold, il a contribué à l’une des plus grandes avancées scientifiques de la décennie, révolutionnant la biologie computationnelle et remportant le prix Nobel de chimie en 2024 aux côtés de Demis Hassabis. Son départ marque donc une perte symbolique et stratégique pour Google DeepMind.


Le timing rend l’événement encore plus critique. Quelques jours auparavant, Noam Shazeer, l’un des architectes du Transformer et figure centrale de Gemini, quittait également l’écosystème Google pour rejoindre OpenAI. Deux départs de cette ampleur en moins de 72 heures ne peuvent pas être considérés comme anecdotiques.

Le message envoyé au marché est clair : malgré ses ressources quasi illimitées, Google semble rencontrer des difficultés à retenir certains de ses cerveaux les plus stratégiques. Dans un secteur où le talent est devenu l’asset le plus précieux, cette dynamique inquiète.

Anthropic et OpenAI offrent aujourd’hui quelque chose que les grands groupes peinent parfois à maintenir : une vitesse d’exécution plus élevée, moins de friction organisationnelle, et une concentration totale sur la frontier AI. Pour des profils comme Jumper, cela représente un terrain plus agressif pour construire les prochaines ruptures technologiques.

Pour Alphabet, le problème dépasse la perte individuelle. Il touche directement la perception de son moat technologique. Pendant des années, DeepMind incarnait le laboratoire le plus avancé au monde. Mais si les talents commencent à considérer que l’innovation se fait désormais ailleurs, alors la prime stratégique accordée par les investisseurs peut être remise en question.

C’est précisément ce que le marché a commencé à price-in ce 22 juin 2026. L’action Alphabet a reculé fortement, non pas parce que son business Search ou Cloud est remis en cause à court terme, mais parce que son leadership dans l’IA semble moins incontestable qu’auparavant.

Dans les prochains mois, les investisseurs surveilleront trois éléments : la capacité de Google à stabiliser ses équipes IA, la monétisation réelle de Gemini, et surtout sa faculté à transformer ses dépenses massives en avantage concurrentiel durable.

Dans la guerre de l’IA, perdre du capital humain d’exception est parfois plus grave que perdre des parts de marché. Mes prochaines zones d'achats sur le dossier se situe entre les ***$ et les ***$.