🇦🇺AUD :
Semaine en deux actes. La RBA a très légèrement surpris en relevant ses taux de 25 pb à 4,10 % (vote 5-4), la gouverneure Bullock précisant que le désaccord portait sur le timing, non la direction — un troisième relèvement en mai reste possible. L'AUD a brièvement repassé 0,7000. Mais l'escalade géopolitique et l'effondrement des métaux (cuivre sous 12 000 $/t, or à 4 500 $/oz) ont tout effacé. L'AUD, devise à bêta élevé, ne pouvait résister à la vague risk-off généralisée et a clôturé vers 0,6850.
Semaine en deux actes. La RBA a très légèrement surpris en relevant ses taux de 25 pb à 4,10 % (vote 5-4), la gouverneure Bullock précisant que le désaccord portait sur le timing, non la direction — un troisième relèvement en mai reste possible. L'AUD a brièvement repassé 0,7000. Mais l'escalade géopolitique et l'effondrement des métaux (cuivre sous 12 000 $/t, or à 4 500 $/oz) ont tout effacé. L'AUD, devise à bêta élevé, ne pouvait résister à la vague risk-off généralisée et a clôturé vers 0,6850.
🇳🇿 NZD :
Pire performance de la paire antipodéenne. Un PIB trimestriel décevant a révélé une économie domestique fragile, accentuant le différentiel avec l'Australie où la RBA venait de relever ses taux. Sans soutien d'une banque centrale hawkish et sans avantage "termes de l'échange" comparable à l'AUD, le Kiwi a subi de plein fouet la liquidation des métaux, la remontée du dollar et les craintes de destruction de croissance mondiale liées aux prix de l'énergie.
Pire performance de la paire antipodéenne. Un PIB trimestriel décevant a révélé une économie domestique fragile, accentuant le différentiel avec l'Australie où la RBA venait de relever ses taux. Sans soutien d'une banque centrale hawkish et sans avantage "termes de l'échange" comparable à l'AUD, le Kiwi a subi de plein fouet la liquidation des métaux, la remontée du dollar et les craintes de destruction de croissance mondiale liées aux prix de l'énergie.
🇨🇦 CAD :
Meilleure performance parmi les devises liées aux matières premières. Exportateur net d'énergie, le Canada a bénéficié du choc pétrolier. La BdC a maintenu ses taux à 2,25 % dans une posture d'attente. L'inflation de février a déçu, mais les prix du brut au-dessus de 100 $/b ont offert un plancher solide. Le CAD a effacé ses pertes de mi-semaine face au dollar.
Meilleure performance parmi les devises liées aux matières premières. Exportateur net d'énergie, le Canada a bénéficié du choc pétrolier. La BdC a maintenu ses taux à 2,25 % dans une posture d'attente. L'inflation de février a déçu, mais les prix du brut au-dessus de 100 $/b ont offert un plancher solide. Le CAD a effacé ses pertes de mi-semaine face au dollar.
🇨🇭CHF :
Rôle ambigu cette semaine. Les premières escalades ont orienté les flux vers le CHF, mais la BNS a freiné l'appréciation en maintenant ses taux à 0,00 % et en avertissant explicitement que sa "disposition à intervenir a augmenté" face à une hausse "rapide et excessive" (+2,5 % en valeur pondérée depuis décembre). Les dépôts à vue avaient déjà progressé lundi, suggérant une intervention discrète préalable. Les fondamentaux déflationnistes (IPP à -2,7 % en GA) justifient ce combat. La domination du dollar en fin de semaine a allégé la pression.
Rôle ambigu cette semaine. Les premières escalades ont orienté les flux vers le CHF, mais la BNS a freiné l'appréciation en maintenant ses taux à 0,00 % et en avertissant explicitement que sa "disposition à intervenir a augmenté" face à une hausse "rapide et excessive" (+2,5 % en valeur pondérée depuis décembre). Les dépôts à vue avaient déjà progressé lundi, suggérant une intervention discrète préalable. Les fondamentaux déflationnistes (IPP à -2,7 % en GA) justifient ce combat. La domination du dollar en fin de semaine a allégé la pression.
L'entièreté de mes biais ainsi que des setups qui peuvent potentiellement m'intéresser arriveront prochainement dans le week-end.
Je prépare ma première vidéo youtube, quel sujet aimeriez vous que je traite ?
Anonymous Poll
43%
Le crédit privée américain
7%
La crise des Subprimes
50%
Une potentiel bulle sur l'IA
En ce moment je passe l'entièreté de mon temps libre à chercher tous les points défaillants de l'économie américaine, voici une petite note que j'ai pu faire sur le yield curve (sachez que ce sont uniquement mes prévisions, j'ai pu en discuter (par mail) avec mon ancien et excellent prof d'économie).
La courbe des taux n'est pas cassée
Beaucoup croient que la courbe des taux envoie de faux signaux en ce moment. Voici pourquoi ils ont tort, et ce que ça implique concrètement pour les marchés.
Comprendre la courbe des taux en 30 secondes
La courbe mesure l'écart entre les taux courts (ce que la Fed facture aux banques) et les taux longs (ce que les banques facturent aux ménages et entreprises).
→ Courbe inversée = taux courts > taux longs = les banques prêtent moins = économie qui ralentit
→ Courbe pentifiée = taux longs > taux courts = les banques prêtent davantage = économie qui repart
C'est le thermomètre du crédit dans l'économie. Rien de plus, rien de moins.
Ce qu'on a vécu ces 2 dernières années
La Fed a monté ses taux agressivement pour casser l'inflation → courbe inversée pendant plus de 2 ans → conditions de crédit resserrées → économie sous pression progressive.
Le chômage a monté doucement. Pas de récession franche, mais une détérioration réelle et constante du marché de l'emploi.
Ce qui se passe maintenant
Depuis juillet dernier, la courbe s'est re-pentifiée. Les taux courts sont repassés sous les taux longs. Et depuis 2 mois, cet écart s'accélère.
Pourquoi ? La Fed a baissé ses taux plusieurs fois en réponse à la faiblesse du marché de l'emploi. La courbe reflète exactement ça — elle fonctionne parfaitement.
Le marché actions proche de ses plus hauts et un PIB à ~3% donnent l'impression que le signal est cassé. Il ne l'est pas. Il indique simplement que la politique monétaire s'est assouplie avant que la douleur économique soit visible dans les grands agrégats.
Ce que l'histoire nous dit
En isolant tous les épisodes où la courbe s'est pentifiée de +150 points de base sur 3 ans, le même pattern revient systématiquement : ces moments coïncident avec un pic des destructions d'emplois.
Traduction concrète : le chômage et les demandes d'allocations chômage sont probablement proches de leur point haut. Un retournement est attendu dans les 3 à 5 prochains mois.
Mais attention au retour de bâton
Moins de chômage → plus de consommation → retour de l'inflation. C'est la relation la plus fondamentale en macro, et elle n'a jamais disparu.
L'inflation est déjà au-dessus de sa moyenne pré-pandémie. Si la politique accommodante actuelle la pousse encore plus haut au second semestre 2026, la Fed se retrouvera dans une position inconfortable : soit elle laisse filer l'inflation, soit elle remonte les taux.
Mon scénario de base : remontée des taux probable fin 2026, ce qui planterait le décor d'une vraie récession en 2027.
La courbe des taux n'est pas cassée
Beaucoup croient que la courbe des taux envoie de faux signaux en ce moment. Voici pourquoi ils ont tort, et ce que ça implique concrètement pour les marchés.
Comprendre la courbe des taux en 30 secondes
La courbe mesure l'écart entre les taux courts (ce que la Fed facture aux banques) et les taux longs (ce que les banques facturent aux ménages et entreprises).
→ Courbe inversée = taux courts > taux longs = les banques prêtent moins = économie qui ralentit
→ Courbe pentifiée = taux longs > taux courts = les banques prêtent davantage = économie qui repart
C'est le thermomètre du crédit dans l'économie. Rien de plus, rien de moins.
Ce qu'on a vécu ces 2 dernières années
La Fed a monté ses taux agressivement pour casser l'inflation → courbe inversée pendant plus de 2 ans → conditions de crédit resserrées → économie sous pression progressive.
Le chômage a monté doucement. Pas de récession franche, mais une détérioration réelle et constante du marché de l'emploi.
Ce qui se passe maintenant
Depuis juillet dernier, la courbe s'est re-pentifiée. Les taux courts sont repassés sous les taux longs. Et depuis 2 mois, cet écart s'accélère.
Pourquoi ? La Fed a baissé ses taux plusieurs fois en réponse à la faiblesse du marché de l'emploi. La courbe reflète exactement ça — elle fonctionne parfaitement.
Le marché actions proche de ses plus hauts et un PIB à ~3% donnent l'impression que le signal est cassé. Il ne l'est pas. Il indique simplement que la politique monétaire s'est assouplie avant que la douleur économique soit visible dans les grands agrégats.
Ce que l'histoire nous dit
En isolant tous les épisodes où la courbe s'est pentifiée de +150 points de base sur 3 ans, le même pattern revient systématiquement : ces moments coïncident avec un pic des destructions d'emplois.
Traduction concrète : le chômage et les demandes d'allocations chômage sont probablement proches de leur point haut. Un retournement est attendu dans les 3 à 5 prochains mois.
Mais attention au retour de bâton
Moins de chômage → plus de consommation → retour de l'inflation. C'est la relation la plus fondamentale en macro, et elle n'a jamais disparu.
L'inflation est déjà au-dessus de sa moyenne pré-pandémie. Si la politique accommodante actuelle la pousse encore plus haut au second semestre 2026, la Fed se retrouvera dans une position inconfortable : soit elle laisse filer l'inflation, soit elle remonte les taux.
Mon scénario de base : remontée des taux probable fin 2026, ce qui planterait le décor d'une vraie récession en 2027.
Depuis 2024, l'ensembles des matières premières semblent être en état d'ébulition cependant j'ai pu repérer une opportunité extrêmement intéressante. La dernière fois que j'ai ressenti cette sensation c'était lorsque Google avait un PER de 18 et tout le monde disait que la boite allait mourrir, résultat +100%.
La matière première dont je parle n'a pas encore profité du "commoditie bull run".
Je vous partage juste un graphique, pour que vous puissiez comprendre.
En bleu nous avons à faire au cours de l'or.
La matière première dont je parle n'a pas encore profité du "commoditie bull run".
Je vous partage juste un graphique, pour que vous puissiez comprendre.
En bleu nous avons à faire au cours de l'or.
Weekly Point - Dimanche 22 mars
OverWeek
US30 : -0,24%
NAS100 : -0,25%
Trump a donner un ultimatum à l'Iran, soit ils ouvrent le détroit d'Hormuz, soit les USA frapperait les centrales éléctriques iraniennes.
L'Iran a averti, qu'elle répondrait en ciblant des infrstructures vitales, et de fermer indéfiniment le détroit d'Hormuz.
L'Iran me fait de plus en plus penser à un pays, qui n'a absolument plus rien à perdre et qui semble donc prête à perdre le reste et faire sauter l'économie mondiale pour pas que les USA recommencent.
Sachez que dans toute l'histoire de l'économie moderne, à chaque fois que le baril de pétrole a dévier de + de 50% par rapport à sa tendance normale, l'économie est rentrée en récession sauf en 2022, avec le choc en Russie. La situation semble très tendu, j'attend l'ouverture pour me positionner sur quoi que ce soit.
OverWeek
US30 : -0,24%
NAS100 : -0,25%
Trump a donner un ultimatum à l'Iran, soit ils ouvrent le détroit d'Hormuz, soit les USA frapperait les centrales éléctriques iraniennes.
L'Iran a averti, qu'elle répondrait en ciblant des infrstructures vitales, et de fermer indéfiniment le détroit d'Hormuz.
L'Iran me fait de plus en plus penser à un pays, qui n'a absolument plus rien à perdre et qui semble donc prête à perdre le reste et faire sauter l'économie mondiale pour pas que les USA recommencent.
Sachez que dans toute l'histoire de l'économie moderne, à chaque fois que le baril de pétrole a dévier de + de 50% par rapport à sa tendance normale, l'économie est rentrée en récession sauf en 2022, avec le choc en Russie. La situation semble très tendu, j'attend l'ouverture pour me positionner sur quoi que ce soit.
Lundi 23 mars - Market Point
Les fake news affluent de nouveaux les marchés, Trump affirme discuté avec l'Iran, l'Iran dément, les communications semblent brouiller en Iran, ce qui pourrait expliquer le retard entre ceux qui communique et les responsables de l'Iran.
En attendant les indices boursiers ont bien mangé, mais si il n'a aucune confirmation réel iranienne cela pourrait être de courte durée, je préfère ne pas m'exposer à ce marché de pile ou face pour le moment, j'en profite toujours pour analyser différentes sociétés.
🇯🇵 JPY - Le plus grand syndicat japonais prévoit une hausse salariale de 5,26%, on peut s'attendre à ce qu'elle soit revu légèrement à la baisse comme en 2024. Mais ça reste un "feu vert" pour la BoJ qui devrait "hors conflit" procéder à de nouveau hike.
Je reste légèrement haussier sur le jpy, mais le driver n'est pas la.
Les fake news affluent de nouveaux les marchés, Trump affirme discuté avec l'Iran, l'Iran dément, les communications semblent brouiller en Iran, ce qui pourrait expliquer le retard entre ceux qui communique et les responsables de l'Iran.
En attendant les indices boursiers ont bien mangé, mais si il n'a aucune confirmation réel iranienne cela pourrait être de courte durée, je préfère ne pas m'exposer à ce marché de pile ou face pour le moment, j'en profite toujours pour analyser différentes sociétés.
🇯🇵 JPY - Le plus grand syndicat japonais prévoit une hausse salariale de 5,26%, on peut s'attendre à ce qu'elle soit revu légèrement à la baisse comme en 2024. Mais ça reste un "feu vert" pour la BoJ qui devrait "hors conflit" procéder à de nouveau hike.
Je reste légèrement haussier sur le jpy, mais le driver n'est pas la.
Grégoire Robineau
Depuis 2024, l'ensembles des matières premières semblent être en état d'ébulition cependant j'ai pu repérer une opportunité extrêmement intéressante. La dernière fois que j'ai ressenti cette sensation c'était lorsque Google avait un PER de 18 et tout le monde…
J'ai pu en profiter pour exécuter des positions ici !