Grégoire Robineau
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PMI - AUD, EUR, GBP

L'indice PMI services a chuté de 52,8 à 51, en revanche le secteur manufacturier est lui passer de 51,6 à 52,2, soutenu par une demande bien plus ferme et une amélioration des commandes à l'exportation. Le marché du travail est resté favorable, la condiance dans les perspectives économiques s'est nettement améliorée, l'indice de production future atteingnant son plus haut niveau depuis juin. Les pressions inflationnistes ce sont de nouveaux intensifiées, les entreprises répercutant la hausse des coûts dans un contexte de demande accru et d'allongement des délais de livraison, les prix à la production reviennent à leur plus haut niveau en 3 mois. Les PMI de décembre montrent une activité en expansion mais en net ralentissement, confirmant l’impact restrictif de la politique monétaire. L’inflation des services reste élevée et les prix à la production repartent à la hausse, justifiant pour la RBA le maintien de taux élevés jusqu’à un affaiblissement durable de la demande.

En décembre, le PMI manufacturier allemand chute à 47,7, signalant une contraction, tandis que la production recule pour la première fois en dix mois. La confiance des entreprises reste cependant soutenue par des projets gouvernementaux. Le secteur des services ralentit mais continue de croître, stabilisant l’économie. Ces données devraient inciter la BCE à maintenir sa position neutre.

Le PMI flash français montre une activité globale quasi stable avec un composite à 50,1. Le secteur manufacturier dépasse légèrement les attentes, soutenu par la demande étrangère et une volonté de renforcer les effectifs, tandis que les services ralentissent à 50,2, entraînant une économie globalement stagnante. L’incertitude politique et le sentiment des consommateurs continuent de freiner la croissance, malgré quelques signes positifs dans l’aviation et l’industrie manufacturière.

Le PMI flash de la zone euro montre un ralentissement de la croissance avec un composite à 51,9, un manufacturier à 49,2 et des services à 52,6, tous en dessous des attentes. La contraction manufacturière, surtout en Allemagne, pèse sur l’activité globale, tandis que les services restent relativement robustes, soutenant l’économie et l’emploi. L’inflation des coûts dans les services atteint son plus haut niveau en neuf mois, confortant la BCE dans sa décision probable de maintenir les taux inchangés.

Les PMI flash britanniques dépassent les attentes avec un composite et un services à 52,1 et un manufacturier à 51,2, signalant une accélération modeste de la croissance, portée par une forte hausse des nouvelles commandes. Cependant, la croissance reste globalement faible et dépendante de la technologie et des services financiers, tandis que les pertes d’emplois restent préoccupantes et l’inflation des prix de vente repart à la hausse. Ces données confortent la Banque d’Angleterre dans une baisse probable des taux, tout en restant très dépendante des évolutions futures pour les décisions de 2026.
🇬🇧GBP - Labour report

Le rapport sur l'emploie montre des signes mitigé avec une hausse du taux de chômage comme attendu 5,1%, les changements d'emplois ont varié de manière négative mais moins fortement qu'attendu (16k contre 67k attendu). Cependant les salaires ont augmenté de 4,7% en variation annuel contre 4,4% prévu, et le chiffre précédent a été revu à la hausse passant de 4,8 à 4,9%. Les salaires hors bonus ont augmenté de 4,6% contre 4,5% prévu, le chiffre précédent a lui aussi été revu à la hausse passant de 4,6% à 4,7%. Les demandes de chômages du mois précédent ont violemment été révisé passant de 29k a -3,9k et le chiffre de novembre est sorti +/- dans les attentes à 20,1k.

Ces données confirme un ralentissement générale du marché de l'emploie et maintienne mon biais baissier sur le gbp.

Mais actuellement je ne cherche pas à entrer en position, je garde uniquement les datas.
🇺🇸- USD, Retails Sales

En octobre 2025, les ventes au détail américaines restent globalement stables à 0,0 %, mais avec des évolutions contrastées selon les secteurs. Les dépenses discrétionnaires et en ligne affichent de solides hausses, notamment les meubles (+2,3 %), les articles de sport et loisirs (+1,9 %) et le commerce électronique (+1,8 %), tandis que l’automobile (-1,6 %) et le logement (-0,9 %) freinent la croissance. Hors automobiles et essence, les ventes progressent de 0,5 %, reflétant une demande sous-jacente plus saine malgré la stagnation globale.
🇺🇸- USD, NFP report

Cout d'éclat sur le rapport NFP, la création d'emploie non-agricole recule de 105k au mois d'octobre (mois durant lequel le shutdown empêchait la publication de data). Pour le mois de novembre le taux de chômage augmente pour atteindre 4,6%, fourchette haute des attentes, et les NFP sortent à 64k contre 50k attendu. Le taux de participation augmente ce qui prouve bien que les politiques de remigration (de Donald Trump) font pression sur le marché de l'emploie américain. Les lectures des salaires restent globalement conforme en lecture mensuel une hausse de 0,1% contre 0,3% attendu et en lecture annuel une hausse de 3,5% prévu contre 3,6% prévu.

Il n'y a pas grand chose de bon dans ce rapport sur l'emploie, le marché du travail reste sous pression cependant est-ce que cela change réellement quelque chose au biais de la Fed ? Non.

Jérome Powell a déjà annoncer la semaine dernière que pour la Fed le marché de l'emploie perdait 20k d'emploie par mois et que les chiffres n'était pas bon. Ce qui avait déjà causer des vagues de ventes sur le dollar américain. Mon avis ne change donc pas, j'attend maintenant les chiffres sur le CPI de jeudi.
Overviews - Mercredi 17 décembre

La croisance australienne pourrait être mis à rude épreuve avec le ralentissement d'achat de matière première comme les minerais de fer. Le minerai de fer est le principal produit d'exportation de l'Australie et un moteur essentiel de revenu national. Avec de nouvelle découverte de mine et une crainte de surproduction. Ce facteur pourrait exercer un effet déflationniste en Australie, limitant les risques de hausses de l'inflation.
Geopolitics 🛢

Le WTI est passé sous 55 USD, à son plus bas depuis 2021, porté par l’anticipation d’un apaisement du conflit en Ukraine qui faciliterait le retour du pétrole russe sur le marché, et par des craintes croissantes de surabondance liées aux hausses de production de l’OPEP. À court terme, cette baisse est désinflationniste et donne davantage de flexibilité aux banques centrales pour maintenir ou réduire les taux, mais à moyen terme un pétrole autour de 55 USD n’est pas soutenable, car il freine l’investissement, prépare un resserrement futur de l’offre et augmente le risque de résurgence inflationniste.

Les prix du pétrole ont augmenté ce matin à la suite de nouvelles sanction américaine sur la Russie si Poutine rejetait le plan de paix, en + du blocus sur le pétrole venezuelien.
🇬🇧 GBP - Inflation Report

L'inflation au Royaume-Unis semble confirmer une fois de + qu'elle a atteint son pic. Les chiffres étaient attendu à 3,5%, ils sont sorti à 3,2%. Pour la lecture sous-jacente les attentes étaient à 3,4% le chiffre est sorti à 3,2%. L'inflation des services restent toujours assez haute à 4,4% par rapport à 4,5% le mois précédent. Les promotions du black friday ont eu un impact sur les prix. Le point que je note est que les différentes catégories d'inflation se modère outre celle des services qui reste encore assez haut.

Cette baisse de l'iinflation confirme un cut cette semaine de la BoE. Mais je pense que Bailey en attend + de l'inflation des services.
🇪🇺 BCE - Rate Statement

2% maintenu

La BCE a laissé ses taux inchangés, comme largement anticipé par les marchés, confirmant une pause durable dans le cycle monétaire. Le véritable changement vient surtout des nouvelles projections d’inflation : celle de 2026 a été révisée à la hausse, en raison d’une inflation des services jugée plus persistante que prévu. Ce point montre que la BCE n’est pas encore totalement rassurée sur le retour durable à la cible, même si la trajectoire globale reste proche de 2 % à moyen terme.

Christine Lagarde a insisté sur la résilience de l’économie de la zone euro, portée principalement par la demande intérieure et les services, avec un rôle attendu de la baisse de l’épargne et des dépenses publiques, notamment en matière de défense. Le discours reste très prudent : aucune pré-annonce sur les taux, une approche strictement dépendante des données et des décisions prises réunion par réunion.

Enfin, selon des sources proches du Conseil, les responsables n’ont pas voulu exclure de futures baisses de taux, mais sans empressement : le scénario central reste celui de taux stables, avec des risques pour la croissance et l’inflation jugés globalement équilibrés. Le message d’ensemble est donc celui d’une BCE confiante mais vigilante, qui ferme la porte à tout relâchement rapide.
🇺🇸USD - CPI Data

Headline CPI : 2,7% YoY contre 3,1% attendu
Core CPI : 2,6% YoY contre 3% attendu

Problème dans la collecte de données expliquent ce résultat faible. Le BLS a supposé que le CPI d'octobre était nul en raison du Shutdown.

Chiffre à première vue extrêmement dovish pour la Fed, cependant les commentaires du BLS ne rassurent pas et en terme de fiabilité ce n'est pas à 100%.
🇯🇵 BoJ Rate Statement - 🇬🇧 GBP Retails Sales

🇯🇵 JPY : Hausse des taux de 25 bps - Les taux passent de 0,5% à 0,75%

Les futurs hausses de taux dépendront des données économiques, le seuil pour une prochaine sera encore + élevé. La BoJ souhaite étudier l'impact de cette hausse, la dernière fois qu'ils ont étudiés l'impact d'une hausse c'était en janvier 2025, donc le marché n'est pas convaincu dans le fait que la BoJ resserera sa politique monétaire de sitôt.

Le marché anticipait une hausse des taux fermes, mais la BoJ et Ueda sont resté assez vague dans la trajectoire future des taux d'intérêts.

L'inflation, les négociations salariales et le niveau du yen sont les indicateurs les plus suivis par la BoJ.

🇬🇧GBP : Les ventes au détail au Royaume-Uni ont de nouveau reculé en novembre, avec une baisse mensuelle de 0,1 %, contrairement aux attentes d’une hausse. Le repli est surtout dû aux ventes en ligne et à l’alimentation, malgré de bonnes performances dans l’habillement et les articles ménagers liées aux promotions du Black Friday. Sur un an, la hausse de 0,6 % est nettement inférieure aux prévisions et reste peu encourageante, d’autant que le Black Friday avait déjà eu lieu en novembre l’an dernier.
🇨🇦 CAD - Retails Sales

En octobre 2025, les ventes au détail canadiennes ont reculé de 0,2 %, surtout dans l’alimentaire, l’alcool et l’habillement, mais les ventes automobiles ont progressé. Malgré ce recul, les données de novembre et les tendances sur cartes de crédit montrent une consommation encore solide, soutenue par les ménages proches de la retraite, malgré le marché du travail et l’immobilier fragiles.
🇬🇧 - BoE Rate Statement

La Banque d’Angleterre (BoE) a réduit les taux d’intérêt comme prévu, après un vote serré de 5 contre 4 au sein du Comité de politique monétaire (MPC), le gouverneur Andrew Bailey ayant changé de position pour soutenir la baisse. La Banque a indiqué que le rythme des futures baisses pourrait ralentir, rendant la décision sur l’ampleur des réductions « plus délicate ».

Même si le marché du travail n’a pas connu de ralentissement important et que les anticipations d’inflation n’ont pas beaucoup baissé, l’inflation devrait diminuer plus rapidement pour se rapprocher de l’objectif de 2 % à court terme. Avec un ralentissement prévu du rythme des baisses de taux, il est probable que les taux restent stables lors de la prochaine réunion du MPC en février. Les membres actuellement favorables à une politique plus restrictive devraient privilégier le maintien des taux, et le gouverneur Bailey devrait s’aligner sur cette position, ce qui rend la prochaine réduction plus probable en avril.

Si le marché du travail reste résilient, les baisses pourraient ne pas aller au-delà de 3,5 %, mais un recul plus rapide de l’inflation pourrait justifier des réductions supplémentaires. Trois baisses de taux supplémentaires sont possibles l’année prochaine, prévues lors des principales réunions de prévision en avril, juillet et novembre.

Les prévisions de croissance pour le dernier trimestre de l’année indiquent maintenant zéro croissance, contre 0,3 % auparavant, avec un taux de croissance sous-jacent estimé à 0,2 %. L’inflation devrait tomber à environ 3 % au premier trimestre 2026 et se rapprocher de 2 % au deuxième trimestre, bien qu’une hausse temporaire soit attendue en décembre 2025 en raison de l’augmentation des taxes sur le tabac et des tarifs aériens. Le budget à venir devrait réduire l’inflation d’environ 0,5 point en avril 2026, tout en ayant un léger effet positif sur le PIB dans les prochaines années.

La BoE souligne que la politique monétaire devient plus complexe, avec des avis divergents parmi les décideurs. Le gouverneur Bailey a noté que le futur chemin des taux ne peut pas être prédit avec précision et qu’il reste un « espace limité » alors que le taux approche de son niveau neutre. Les risques d’inflation sont considérés comme équilibrés, mais le risque que l’inflation reste durablement élevée est plus important que celui d’une baisse trop rapide.

En résumé, la baisse des taux va se poursuivre progressivement, mais le rythme des réductions va ralentir. Les taux devraient rester inchangés en février, et les prochaines baisses sont plus probables en avril, juillet et novembre 2026.
Weekly fonda du 15 au 20 décembre.pdf
2.2 MB
Weekly report semaine du 15 au 20 décembre 2025
Lundi 22 décembre - Overviews

À savoir que cette semaine je ne trade toujours pas les marchés sont pas optimale je préfère rester en retrait.

🇺🇸 USD : Beth Hammack, présidente de la Fed de Cleveland, recommande de maintenir les taux d’intérêt stables pendant plusieurs mois, estimant que l’inflation reste trop élevée pour justifier de nouvelles baisses. Elle considère que les chiffres récents sous-estiment probablement la réalité des pressions sur les prix et que le taux neutre est plus élevé que prévu, ce qui rend la politique actuelle déjà légèrement accommodante. Les coûts liés aux tarifs douaniers pourraient continuer à alimenter l’inflation au début de l’année, et Hammack suggère que la Fed réévalue la situation au printemps, restant prudente tant que l’inflation ne montre pas de signe clair de retour vers l’objectif.

🛢 Geopolitique : Israël a alerté les États-Unis sur les récents exercices de missiles iraniens, craignant qu’ils ne servent de couverture à une éventuelle frappe contre Israël. Les renseignements ne montrent pas de menace imminente, mais la tolérance israélienne au risque est faible depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.

Les militaires israéliens et américains coordonnent leurs préparatifs défensifs pour éviter toute erreur d’interprétation, car le principal danger est une escalade accidentelle plutôt qu’une attaque délibérée. La probabilité d’une frappe iranienne reste estimée inférieure à 50 %, et les services américains ne voient aucun signe clair d’attaque imminente.

La situation sera discutée lors de la rencontre prévue entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump, notamment sur la reconstruction de l’arsenal balistique iranien et le risque d’une action militaire future. Les autorités israéliennes estiment que l’Iran progresse lentement, mais que le risque pourrait augmenter si cette reconstruction s’accélère plus tard dans l’année.

🇯🇵 Japense Yen big problem : Les avertissements récents du Japon concernant une possible intervention sur le marché des changes ont légèrement renforcé le yen, faisant reculer le USD/JPY vers 157,25 après des sommets autour de 157,75. Les responsables japonais ont exprimé leur inquiétude face à des mouvements « unilatéraux et rapides » et ont promis d’agir contre une volatilité excessive.

Pour l’instant, ces interventions verbales ralentissent la faiblesse du yen mais ne changent pas la tendance globale. De son côté, l’AUD/JPY reste soutenu par les différentiels de taux entre l’Australie et le Japon, avec un objectif à 109 d’ici mars 2026 selon la Commonwealth Bank of Australia.

Makoto Sakurai, ancien membre de la Banque du Japon (BOJ), estime que la BOJ pourrait continuer à relever ses taux d’intérêt, avec un objectif autour de 1,50 %. La prochaine hausse à 1,00 % pourrait intervenir en juin ou juillet 2026, selon la vigueur de l’économie japonaise et l’évolution des salaires et des prix.

Au-delà, de nouvelles hausses deviendraient plus délicates, car elles rapprocheraient les taux du taux neutre, estimé officieusement à 1,75 %, laissant toutefois encore une marge de manœuvre pour des baisses si nécessaire. Deux hausses supplémentaires pourraient avoir lieu l’année fiscale prochaine si l’économie américaine reste solide et si l’inflation domestique dépasse la cible de 2 %. En cas d’incertitude économique, la BOJ pourrait limiter les hausses à une seule et repousser les suivantes à 2027.

Sakurai note également que la BOJ doit composer avec la pression politique du Premier ministre Takaichi, ce qui explique la communication prudente et ambiguë de l’actuel gouverneur Ueda. La politique monétaire restera donc au cas par cas, réunion après réunion.

🇩🇪 EUR : Une étude consultée par Reuters indique que les exportations automobiles allemandes vers les États-Unis ont chuté d’environ 14 % sur les trois premiers trimestres de 2025, faisant du secteur automobile le plus touché par les droits de douane américains.
Malgré un accord réduisant les tarifs à 15 % (contre 25 % initialement), les entreprises d’ingénierie allemandes ont également vu leurs exportations vers les États-Unis reculer de près de 10 %, surtout pour les machines liées à l’acier et à l’aluminium, frappées de droits allant jusqu’à 50 %.

L’étude souligne que les tarifs américains ne reviendront probablement pas aux niveaux d’avant l’administration Trump, et que les exportateurs allemands doivent s’adapter à cette « nouvelle normalité » prolongée par la guerre commerciale.