Grégoire Robineau
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Lundi 15 décembre - Data

🇳🇿- NZD

L'indice PSI en Nouvelle Zélande montre une dégradation du secteur des services. L'indice a chuté à 46,9 en novembre en baisse de 1,5 pts par rapport à octobre. Les entreprises pointent du doigts la confiance du consommateur, cout de la vie élevé, les taux d'intérets élevé. Ce genre de nouvelle est baiissière pour le nzd.

La NZIER a revu à la baisse les perspectives de croissance de la Nouvelle-Zélande, avec un PIB attendu à seulement 0,9 % d’ici mars 2026, en raison d’un point de départ faible après la contraction du T2 et d’une demande toujours molle.
Même si une reprise est envisagée après 2026, le cycle agressif de baisse de l’OCR réduit l’attrait du rendement et pèse sur le NZD.
À court terme, l’excès de capacités devrait ramener l’inflation vers 2 %, tandis que le refixing de plus de 70 % des prêts immobiliers à des taux plus bas pourrait soutenir progressivement la consommation.

La gouverneure de la RBNZ, Breman, a indiqué que l’économie évolue globalement comme prévu, avec des signes graduels de reprise de la croissance.
Elle a rappelé que le scénario central laisse une faible probabilité d’une nouvelle baisse de l’OCR à court terme, mais qu’en l’absence de surprise, le taux directeur devrait rester à 2,25 % pendant une période prolongée.
Elle a enfin souligné que les conditions financières se sont resserrées plus que prévu depuis novembre, un facteur que la RBNZ intégrera dans son évaluation future de la croissance et de l’inflation.

Je garde mon biais neutre à baissier sur le nzd.

🇯🇵 - JPY

L’enquête Tankan montre une résilience du moral des entreprises, avec une confiance des grands industriels stable et des PME plus solides que prévu.
Les investissements restent robustes, les anticipations d’inflation ancrées à 2,4 % et la pénurie de main-d’œuvre persiste, ce qui confirme que les pressions inflationnistes sous-jacentes au Japon demeurent fortes, en ligne avec le diagnostic de la BoJ.

L'indice du secteur tertiaire japonais montre une croissance de 0,9% en octobre par rapport au mois de septembre - contre 0,2% attendu. Ce résultat confirme une nouvelle fois que la BoJ devrait normaliser sa politique monétaire.

Toujours légèrement haussier sur le jpy.

🇬🇧 - GBP

Les prix demandés pour les logements immobiliers au Royaume-Unis ont chuté plus fortement que d'habitude pour cette période de début décembre. Les prix ont chuté de 1,8% d'un mois à l'autre au cour des 4 semaines précédents le 6 décembre.
🇨🇦CPI data - CAD

CPI data - 2,2% en glissement annuel contre 2,3% attendu. CPI trimmed mean à 2,8% contre 2,9% attendu et 3% le mois précédent. C'est globalement une bonne nouvelle pour la BoC, les pressions inflationnistes ce sont atténués sur le mois de novembre. À noter que les prix des produits d'épicerie ont augmenté de 4,7% en YoY et représente la plus forte hausse depuis décembre 2023.
🇳🇿NZD - Overnight

Le gouvernement néo-zélandais anticipe une période prolongée de tensions budgétaires, sans retour à l’excédent sur les cinq prochaines années, avec un déficit plus important que prévu et une dette publique nette appelée à culminer autour de 47 % du PIB. Bien que l’économie montre des signes de stabilisation après une récession prolongée et qu’une croissance modérée soit attendue à court terme, la reprise reste fragile, inégale et fortement exposée aux risques extérieurs. La ministre des Finances, Nicola Willis, maintient une ligne de discipline budgétaire stricte, avec des dépenses limitées et ciblées sur des secteurs jugés prioritaires, estimant que la crédibilité fiscale est essentielle pour restaurer la confiance, même si cette rigueur pourrait freiner l’activité. Les prévisions font également état d’une inflation légèrement plus élevée et d’une croissance plus faible que prévu, compliquant la conduite de la politique monétaire. Dans ce contexte, l’impact de la mise à jour budgétaire est jugé neutre à légèrement négatif pour le dollar néo-zélandais, qui devrait rester davantage influencé par les différentiels de taux mondiaux, les rendements américains et le sentiment de risque global que par les orientations budgétaires nationales.

L'indice des prix alimentaires qui pèse 20% dans le calcul de l'inflation recule de 0,4% par rapport au mois précédent contre un recule attendu de 0,3%. En glissement annuel cela représente une hausse de 4,4%.

(image : audnzd, stir market nzd)
🇯🇵JPY - Overnight

L'indice PMI composite flash s'est légèrement repliée à 51,5 contre 52 en novembre. Les Services PMI recule à 52,5 contre 53,2 en novembre et les PMI manufacturier reste sous pression mais ce rapproche du seuil de neutralité à 49,7. Les pressions sur les couts ce sont encore accentués, l'inflation des prix des intrants c'est encore accentué atteignant son plus haut niveau en huit mois dans les deux secteurs.

Je garde mon biais haussier sur le jpy, la BoJ devrai obligatoirement relever ses taux d'intérêts cette semaine pour garder de la crédibilité par rapport au marché. S'il refuse ou retarde encore une hausse alors je pense qu'on pourrait voir des vagues de ventes assez violentes.
PMI - AUD, EUR, GBP

L'indice PMI services a chuté de 52,8 à 51, en revanche le secteur manufacturier est lui passer de 51,6 à 52,2, soutenu par une demande bien plus ferme et une amélioration des commandes à l'exportation. Le marché du travail est resté favorable, la condiance dans les perspectives économiques s'est nettement améliorée, l'indice de production future atteingnant son plus haut niveau depuis juin. Les pressions inflationnistes ce sont de nouveaux intensifiées, les entreprises répercutant la hausse des coûts dans un contexte de demande accru et d'allongement des délais de livraison, les prix à la production reviennent à leur plus haut niveau en 3 mois. Les PMI de décembre montrent une activité en expansion mais en net ralentissement, confirmant l’impact restrictif de la politique monétaire. L’inflation des services reste élevée et les prix à la production repartent à la hausse, justifiant pour la RBA le maintien de taux élevés jusqu’à un affaiblissement durable de la demande.

En décembre, le PMI manufacturier allemand chute à 47,7, signalant une contraction, tandis que la production recule pour la première fois en dix mois. La confiance des entreprises reste cependant soutenue par des projets gouvernementaux. Le secteur des services ralentit mais continue de croître, stabilisant l’économie. Ces données devraient inciter la BCE à maintenir sa position neutre.

Le PMI flash français montre une activité globale quasi stable avec un composite à 50,1. Le secteur manufacturier dépasse légèrement les attentes, soutenu par la demande étrangère et une volonté de renforcer les effectifs, tandis que les services ralentissent à 50,2, entraînant une économie globalement stagnante. L’incertitude politique et le sentiment des consommateurs continuent de freiner la croissance, malgré quelques signes positifs dans l’aviation et l’industrie manufacturière.

Le PMI flash de la zone euro montre un ralentissement de la croissance avec un composite à 51,9, un manufacturier à 49,2 et des services à 52,6, tous en dessous des attentes. La contraction manufacturière, surtout en Allemagne, pèse sur l’activité globale, tandis que les services restent relativement robustes, soutenant l’économie et l’emploi. L’inflation des coûts dans les services atteint son plus haut niveau en neuf mois, confortant la BCE dans sa décision probable de maintenir les taux inchangés.

Les PMI flash britanniques dépassent les attentes avec un composite et un services à 52,1 et un manufacturier à 51,2, signalant une accélération modeste de la croissance, portée par une forte hausse des nouvelles commandes. Cependant, la croissance reste globalement faible et dépendante de la technologie et des services financiers, tandis que les pertes d’emplois restent préoccupantes et l’inflation des prix de vente repart à la hausse. Ces données confortent la Banque d’Angleterre dans une baisse probable des taux, tout en restant très dépendante des évolutions futures pour les décisions de 2026.
🇬🇧GBP - Labour report

Le rapport sur l'emploie montre des signes mitigé avec une hausse du taux de chômage comme attendu 5,1%, les changements d'emplois ont varié de manière négative mais moins fortement qu'attendu (16k contre 67k attendu). Cependant les salaires ont augmenté de 4,7% en variation annuel contre 4,4% prévu, et le chiffre précédent a été revu à la hausse passant de 4,8 à 4,9%. Les salaires hors bonus ont augmenté de 4,6% contre 4,5% prévu, le chiffre précédent a lui aussi été revu à la hausse passant de 4,6% à 4,7%. Les demandes de chômages du mois précédent ont violemment été révisé passant de 29k a -3,9k et le chiffre de novembre est sorti +/- dans les attentes à 20,1k.

Ces données confirme un ralentissement générale du marché de l'emploie et maintienne mon biais baissier sur le gbp.

Mais actuellement je ne cherche pas à entrer en position, je garde uniquement les datas.
🇺🇸- USD, Retails Sales

En octobre 2025, les ventes au détail américaines restent globalement stables à 0,0 %, mais avec des évolutions contrastées selon les secteurs. Les dépenses discrétionnaires et en ligne affichent de solides hausses, notamment les meubles (+2,3 %), les articles de sport et loisirs (+1,9 %) et le commerce électronique (+1,8 %), tandis que l’automobile (-1,6 %) et le logement (-0,9 %) freinent la croissance. Hors automobiles et essence, les ventes progressent de 0,5 %, reflétant une demande sous-jacente plus saine malgré la stagnation globale.
🇺🇸- USD, NFP report

Cout d'éclat sur le rapport NFP, la création d'emploie non-agricole recule de 105k au mois d'octobre (mois durant lequel le shutdown empêchait la publication de data). Pour le mois de novembre le taux de chômage augmente pour atteindre 4,6%, fourchette haute des attentes, et les NFP sortent à 64k contre 50k attendu. Le taux de participation augmente ce qui prouve bien que les politiques de remigration (de Donald Trump) font pression sur le marché de l'emploie américain. Les lectures des salaires restent globalement conforme en lecture mensuel une hausse de 0,1% contre 0,3% attendu et en lecture annuel une hausse de 3,5% prévu contre 3,6% prévu.

Il n'y a pas grand chose de bon dans ce rapport sur l'emploie, le marché du travail reste sous pression cependant est-ce que cela change réellement quelque chose au biais de la Fed ? Non.

Jérome Powell a déjà annoncer la semaine dernière que pour la Fed le marché de l'emploie perdait 20k d'emploie par mois et que les chiffres n'était pas bon. Ce qui avait déjà causer des vagues de ventes sur le dollar américain. Mon avis ne change donc pas, j'attend maintenant les chiffres sur le CPI de jeudi.
Overviews - Mercredi 17 décembre

La croisance australienne pourrait être mis à rude épreuve avec le ralentissement d'achat de matière première comme les minerais de fer. Le minerai de fer est le principal produit d'exportation de l'Australie et un moteur essentiel de revenu national. Avec de nouvelle découverte de mine et une crainte de surproduction. Ce facteur pourrait exercer un effet déflationniste en Australie, limitant les risques de hausses de l'inflation.
Geopolitics 🛢

Le WTI est passé sous 55 USD, à son plus bas depuis 2021, porté par l’anticipation d’un apaisement du conflit en Ukraine qui faciliterait le retour du pétrole russe sur le marché, et par des craintes croissantes de surabondance liées aux hausses de production de l’OPEP. À court terme, cette baisse est désinflationniste et donne davantage de flexibilité aux banques centrales pour maintenir ou réduire les taux, mais à moyen terme un pétrole autour de 55 USD n’est pas soutenable, car il freine l’investissement, prépare un resserrement futur de l’offre et augmente le risque de résurgence inflationniste.

Les prix du pétrole ont augmenté ce matin à la suite de nouvelles sanction américaine sur la Russie si Poutine rejetait le plan de paix, en + du blocus sur le pétrole venezuelien.
🇬🇧 GBP - Inflation Report

L'inflation au Royaume-Unis semble confirmer une fois de + qu'elle a atteint son pic. Les chiffres étaient attendu à 3,5%, ils sont sorti à 3,2%. Pour la lecture sous-jacente les attentes étaient à 3,4% le chiffre est sorti à 3,2%. L'inflation des services restent toujours assez haute à 4,4% par rapport à 4,5% le mois précédent. Les promotions du black friday ont eu un impact sur les prix. Le point que je note est que les différentes catégories d'inflation se modère outre celle des services qui reste encore assez haut.

Cette baisse de l'iinflation confirme un cut cette semaine de la BoE. Mais je pense que Bailey en attend + de l'inflation des services.
🇪🇺 BCE - Rate Statement

2% maintenu

La BCE a laissé ses taux inchangés, comme largement anticipé par les marchés, confirmant une pause durable dans le cycle monétaire. Le véritable changement vient surtout des nouvelles projections d’inflation : celle de 2026 a été révisée à la hausse, en raison d’une inflation des services jugée plus persistante que prévu. Ce point montre que la BCE n’est pas encore totalement rassurée sur le retour durable à la cible, même si la trajectoire globale reste proche de 2 % à moyen terme.

Christine Lagarde a insisté sur la résilience de l’économie de la zone euro, portée principalement par la demande intérieure et les services, avec un rôle attendu de la baisse de l’épargne et des dépenses publiques, notamment en matière de défense. Le discours reste très prudent : aucune pré-annonce sur les taux, une approche strictement dépendante des données et des décisions prises réunion par réunion.

Enfin, selon des sources proches du Conseil, les responsables n’ont pas voulu exclure de futures baisses de taux, mais sans empressement : le scénario central reste celui de taux stables, avec des risques pour la croissance et l’inflation jugés globalement équilibrés. Le message d’ensemble est donc celui d’une BCE confiante mais vigilante, qui ferme la porte à tout relâchement rapide.
🇺🇸USD - CPI Data

Headline CPI : 2,7% YoY contre 3,1% attendu
Core CPI : 2,6% YoY contre 3% attendu

Problème dans la collecte de données expliquent ce résultat faible. Le BLS a supposé que le CPI d'octobre était nul en raison du Shutdown.

Chiffre à première vue extrêmement dovish pour la Fed, cependant les commentaires du BLS ne rassurent pas et en terme de fiabilité ce n'est pas à 100%.