Anti-Tech Revolution France
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Encore une fois : si on s’en prend aux organes vitaux du système, il est essentiel de ne pas le faire en respectant ses valeurs mais en se fondant sur des valeurs incompatibles avec lui. Par exemple, si on s’attaque à l’industrie de l’électricité au nom du fait qu’elle pollue l’environnement le système peut désamorcer la contestation en développant des méthodes de production électrique plus propres. Et si les choses empiraient vraiment, il pourrait passer entièrement à l’énergie solaire ou éolienne. Cela pourrait beaucoup contribuer à réduire les dommages environnementaux mais ne mettrait certes pas fin au système techno-industriel. Et cela ne constituerait pas non plus une défaite de ses valeurs fondamentales. Pour réaliser quoi que ce soit contre le système il faut s’en prendre à toute la production d’énergie électrique en tant qu’il s’agit d’une question de principe, pour cela même que la dépendance à l’électricité rend les gens dépendants du système. C’est là un terrain incompatible avec ses valeurs. [...] »

▶️ Petite introduction à la stratégie, citation de Théodore Kaczynski, auteur d'un récent livre pour une révolution anti-technologie, qui, parmi d'autres, a pu alimenter nos réflexions dans la volonté de créer un nouveau mouvement "Anti-Tech Resistance" contre le système technologique en tant que tel, et pas uniquement ses divers symptômes. Si le propos vous intéresse, on se retrouve ce soir à 20h au 6 allée de brno Rennes (square derrière l'immeuble) pour notre présentation d'ATR, objectif, programme et stratégie, afin de repenser sérieusement des pistes concluantes pour de l'impasse où le désastre écologique nous accule aujourd'hui.
[s'il y a des rennais/bretons ici]
[#Organisation : comment développer une culture de résistance]

Chez ATR, nous proposons d'organiser matériellement nos réseaux pour d'une part limiter la dépendance au système technologique, et d'autre part, créer des ecosystèmes de résistance à même de rendre possible et supporter ensuite des actions offensives et une coordination stratégique de celles ci (dans les phases 2 et 3 de notre stratégie - bien entendu les actions qui seraient faites ou supportées par ATR releveraient uniquement de la desobeissance civile non violente pacifique)

Afin de mieux visualiser ce que ce projet implique, nous vous invitons aujourd'hui à lire (ou relire) les trois supports suivants :

1) Les activités que nous proposons (en phase1), afin de pouvoir se projeter dedans, et en parler autour de soi pour faire connaitre ces propositions de notre mouvement : https://antitechresistance.org/activites/

2) La culture de sécurité, afin de pouvoir répondre aux gens qui s'indigneraient du fait que nous ne prevoyons pas d'actions à court terme, et que nous soyons un mouvement revendiqué non-violent : https://antitechresistance.org/culture-de-securite/

3) Notre onglet "culture de résistance", afin de nourrir de musiques et de films nos argumentaires dans le cadre de la bataille culturelle en cours contre la culture technoprogressiste et son mythe de la délivrance : https://antitechresistance.org/culture-de-resistance/
🎥 PROJECTION/DÉBAT mercredi 19 octobre à 20h00 au 6 allée de Brno à Maurepas 📵

🔴 Anti-tech Resistance vous propose un mercredi soir sur deux de découvrir un épisode de la série BLACK MIRROR, de l'analyser et de comparer son univers à notre société actuelle et à venir. Le temps se conclura par une ouverture sur nos perspectives de résistance face au contrôle que nous impose le système technologique.

🤼 Un entrainement à la boxe et l'autodéfense se déroulera à 18h au même endroit (tous les mercredis), en partenariat avec le groupe d'Extinction Rebellion Rennes.

ℹ️ Pour plus d'informations sur les activités d'Anti-tech Resistance:
https://fb.me/e/6tD904TWD
https://antitechresistance.org/activites/
[#Stratégie] Arrêtons de « défendre » l’environnement ? vert-resistance.org

"Dans nos cultures militantes, nous avons intériorisé que nous devions “défendre”. “Zone à Défendre”, “protection de la nature”, “défense de l’environnement”, notre vocabulaire même est empreint de cette logique.
« Quoi de mal ? », me diriez-vous. Après tout, il s’agit bien de notre objectif : empêcher que ce système détruise tout le vivant avant de s’autodétruire.

En réalité, ce n’est pas si évident. À mes yeux, notre objectif n’est pas d’empêcher que le système détruise tout. Notre objectif est plus ambitieux encore : il s’agit de récupérer ce qu’il a détruit pour reconstruire autre chose, il s’agit aussi de rendre cette mégamachine inapte à détruire quoi que ce soit de plus. Ce n’est donc pas un programme défensif, mais offensif.

Mais quoi de mal, pour autant, à défendre ce à quoi nous tenons? He bien, c’est terriblement inefficace. Nous n’avons pas le temps de ne pas être efficaces.

Dans la suite de cet article, je reviens sur les différents points qui expliquent la perte d’efficacité induite par une posture défensive. [...]"

https://www.vert-resistance.org/strategies/arretons-de-defendre-lenvironnement/
L'AUTONOMIE ÉNERGÉTIQUE, ce n'est PAS "demain si j'ai le temps" +++

❗️ B LACK-OUT : risques, conséquences, préparation et adaptation ❗️

🔴 Rendez-vous le 𝐦𝐞𝐫𝐜𝐫𝐞𝐝𝐢 𝟐 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 à 𝟐𝟎𝐡 au 𝟔 𝐚𝐥𝐥𝐞́𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐫𝐧𝐨 (à Maurepas, Rennes) 🔴

⚡️ 𝑨𝒏𝒕𝒊-𝑻𝒆𝒄𝒉 𝑹𝒆𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆 vous propose une soirée exceptionnelle sur le thème du 𝗕𝗹𝗮𝗰𝗸-𝗼𝘂𝘁 !

🌃 Mais qu'est-ce que c'est ? Une panne de courant généralisée et prolongée, qui a le potentiel pour désorganiser profondément nos sociétés modernes. Car nous vivons au dépens d'un système mondialisé, quadrillé par des flux financiers, commerciaux et d'informations soumis à la disponibilité d'un élément clé: l'électricité. Qu'arriverait-il aux secteurs critiques si les infrastructures du réseau électrique cessaient de fonctionner ?

⚠️ À l'aide d'articles et de simulations nous détaillerons ce risque et ses conséquences pour ensuite nous attarder sur la prévention:
- Secondaire: se préparer pratiquement à faire face à une rupture d'alimentation électrique.
- Primaire: construire des communautés résilientes, indépendantes de l'aléa du réseau électrique.

🤝 Nous vous attendons nombreux en vue d'anticiper collectivement l'hiver qui vient !

ℹ️ Évènement Facebook à partager: https://fb.me/e/1WfV3SXaf
Qui nous-sommes: https://antitechresistance.org/
Edit:
🔸Rendez-vous le mercredi 2 novembre à 20h au 6 allée de Brno à Maurepas (Rennes)
🏕 Le survivalisme, support à la résistance ? - Discussion & atelier pratique (sac d'évacuation) 💪

🔴 Rendez-vous ce dimanche 6 novembre à 15h au local derrière le 6 allée de brno (à Maurepas, Rennes) : https://www.facebook.com/events/1575100462942831

⚡️ Dans la suite de notre discussion de ce mercredi sur les #BlackOut (https://fb.me/e/4VEQXZvjb), 𝑨𝒏𝒕𝒊-𝑻𝒆𝒄𝒉 𝑹𝒆𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆 vous propose cette fois un atelier sur le survivalisme, la résistance, et très concrètement la question du sac d'évacuation :

1) Comment/pourquoi passer d'une pratique individuelle à plutôt la construction collective d'un réseau en lien avec les luttes, et comment utiliser ce réseau au service de l'émancipation sociale en cas d'intensification des crises (énergétique, économique, sanitaire, écologique etc)

2) En pratique, qu'est ce qu'un sac d'évacuation, pourquoi tous les militants devraient en avoir un, comment le composer, et à bas coût, et enfin quels sont les ressources de base à stocker chez soi ou ses proches, et ce le plus vite possible (possiblement en anticipation de difficultés cet hiver notamment)

🤝 Nous vous attendons nombreux en vue d'anticiper collectivement les crises qui viennent ! 🏕

ℹ️ Qui nous-sommes: https://antitechresistance.org
Nouvelle traduction sur le blog d'ATR ! https://antitechresistance.org/la-malediction-industrielle-par-m-k-gandhi/ EXTRAIT :
" L’industrialisation sera, je le crains, une malédiction pour l’humanité. " (voir les autres citations sur le site)
⚠️ La plupart des critiques de Gandhi visent juste, par exemple sur l’autonomisation des villages synonyme de liberté et d’émancipation pour le peuple indien. En revanche, d’autres remarques sont discutables, en particulier lorsqu’il parle de mettre les machines au service du peuple et non au service de l’accumulation de richesses par une minorité. Les machines ont été conçues pour s’insérer dans – et renforcer – une organisation sociale extrêmement hiérarchique et inégalitaire, par conséquent il est hautement improbable que ces mêmes machines puissent avoir une quelconque utilité dans une société démocratique. Comme le rappelle l’historien des techniques François Jarrige, l’une des fonctions centrales du machinisme naissant était « de contrôler la main d’œuvre, discipliner le travail pour l’adapter aux nouvelles exigences du capitalisme[1]. »
⚠️ Concernant l’État, Gandhi fait une autre déclaration un peu naïve quand il parle d’un État non-violent qui adopterait un comportement bienveillant envers le peuple. S’il avait été forcé de gouverner, il se serait vite aperçu à quel point cet idée est éloignée de la réalité du fonctionnement d’un État. Historiquement, l’État, c’est une élite politique, religieuse et militaire qui parasite une population productive pour s’approprier le fruit de son travail et la contrôler politiquement. Le monopole de la violence et la quête de puissance sont inscrits dans le programme de la machine étatique. On recommandera ici la lecture de l’excellente analyse du sociologue Charles Tilly[2].
❗️Malgré ses défauts, l’analyse de Gandhi reste précieuse pour alimenter la réflexion technocritique.

* Image en une : restes humains de la catastrophe industrielle de Bhopal, en Inde. En 1984, une fuite de produits toxiques dans une usine de pesticides tua plusieurs milliers de personnes et en empoisonna un demi-million d’autres. L’industrialisme est bien un fléau qu’il nous faut éradiquer.
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Il y a un mois, l’Assemblée nationale a voté l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de quinze ans, avec une possible extension aux téléphones portables dans les lycées. La raison ? Classique : « protéger » les jeunes de contenus jugés « inappropriés ». TikTok, Instagram, Facebook… toutes les applis préférées de la Gen Z sont dans le viseur. En réalité, derrière cette soi-disant protection des jeunes se cache un cheval de Troie pour ficher tout le monde, dès l’adolescence.

Vous voulez réellement protéger la jeunesse de l’aliénation, de la dépendance aux réseaux sociaux… et de l’État de contrôle généralisé en même temps ? Une seule solution : stopper les infrastructures qui permettent à ces technologies mortifères et liberticides d’opérer.

👉 Lire notre critique complète sur Instagram : https://www.instagram.com/p/DUNulCxDCWM/?img_index=1
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Traduction d'un récent post de Anti-Tech Resistance Global 🌎

👉https://www.instagram.com/p/DVb23x7DMtR/?img_index=1

Au cours des dernières années, il est devenu impossible d’ignorer à quel point le monde semble instable. Les tensions politiques augmentent à travers le globe et les conflits armés se multiplient. Ce qui distingue ce moment des époques précédentes n’est pas le nombre de crises, mais la manière dont nous les vivons. La guerre n’est plus quelque chose qui se passe « là-bas ». Elle arrive directement entre nos mains, sur nos écrans, en temps réel, créant une distance surréaliste entre nous et les armes que nous regardons être déployées, dont les conséquences peuvent s’étendre bien au-delà de n’importe quel champ de bataille lointain.
Autrefois, la guerre nous parvenait à travers des diffusions différées et des reportages soigneusement montés. Aujourd’hui, les images de combat apparaissent instantanément sur les réseaux sociaux. La violence défile désormais sous nos yeux chaque jour, comme un divertissement. Des scènes choquantes circulent sans contexte, tandis que les algorithmes mettent en avant les contenus les plus chargés émotionnellement pour capter notre attention.

Indignation, peur, choc, pitié. Nous sommes bombardés d’un flot continu d’émotions. Mais ces sentiments, noyés dans un fil d’actualité qui passe des images d’enfants morts à la dernière tendance de célébrité, finissent par nous paralyser. Nos cerveaux ne sont plus en alerte face au danger : ils s’engourdissent. Le résultat est un public passif et docile, qui consomme des images tout en restant profondément détaché des enjeux réels qui se jouent au-delà de l’écran. Dans cette société du spectacle, il n’est guère surprenant que des influenceurs bloqués à Dubaï se soient filmés en train de réagir à des explosions comme s’il s’agissait simplement d’un nouveau vlog de voyage. Les contenus générés par l’IA ne font qu’aggraver la situation, en produisant des images et des vidéos hyperréalistes qui rendent encore plus difficile de distinguer la réalité de la fabrication, brouillant davantage notre perception de ce qui est réellement en jeu.

Pendant que nous faisons défiler les guerres sur nos écrans, des armes industrialisées menacent d’anéantir l’humanité elle-même. Drones tueurs, missiles automatisés, arsenaux nucléaires. Les superpuissances s’engagent dans une escalade mortelle dont l’issue possible est l’anéantissement de l'humanité, du vivant et de notre planète. Mais comment en sommes-nous arrivés à un point où la technologie, au-delà d’être une machine de propagande redoutablement efficace, alimente des conflits capables de nous détruire tous ?

La réponse réside dans la course mondiale à la puissance. Les nations rivalisent pour rester en tête du développement technologique, afin de produire des outils toujours plus rapides, plus intelligents et plus meurtriers pour conserver leur avantage. Pourtant, l’ère de l’abondance est terminée : l’énergie se raréfie et les minerais critiques deviennent de plus en plus difficiles à extraire. Le contrôle de ressources comme le pétrole détermine la suprématie technologique. Cette lutte pour l’avantage alimente les tensions et intensifie les conflits, rendant la guerre structurelle.

Tout au long de l’histoire, les périodes de tension sur les ressources ont souvent coïncidé avec une hausse des conflits et ont servi de signe avant-coureur d’un effondrement systémique. Dans ce contexte, allons-nous rester collés à nos écrans, à attendre une apocalypse nucléaire, seule issue possible de la guerre industrialisée ? Ou allons-nous rompre avec notre apathie confortable et nous organiser, en transformant cette instabilité systémique en une opportunité de renverser le système technologique qui alimente ces conflits meurtriers ?

ARRÊTE DE SCROLLER
REJOINS LA RÉVOLUTION ANTI-TEC
H ! 💥
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Nouvelle vidéo - Pourquoi défendre "La Nature" ?

https://www.instagram.com/reel/DWkDhwcDstA/?igsh=MXIydHQ0cWdwYXlieA==

⁉️ Texte à lire pour mieux comprendre :

« Dans “La Recomposition des Mondes” [...] Alessandro Pignocchi nous explique que « la nature n’existe pas ». Au cours de ces pages, la nature est dépeinte comme une construction conceptuelle occidentale, une notion qui par son existence même nous en exclue. Dans la filiation des travaux de Philippe Descola et Bruno Latour, il conclut comme eux qu’ « il est grand temps de se débarrasser de ce concept et d’apprendre à penser sans lui ». [...]

Peut-on décréter une telle chose ? Peut-on surtout la décréter si l’on provient de la culture elle-même a l’origine de cette séparation du monde ? Peut-on enfin faire un tel choix en évitant de préalablement remettre en question l’existence même de la civilisation [industrielle] ?

Le dualisme nature /culture que Philippe Descola appelle « le Grand Partage », est en fait un assaut bien réel de la nature sauvage par la culture [technoprogressiste], une guerre unilatérale très ancienne dont notre génération peut témoigner des ultimes exactions, dans ce moment où il est devenu clair que la survie de l’une se fera par la mort de l’autre.

Vouloir éliminer l’idée de nature sans y vivre chaque instant de sa vie — sans qu’elle devienne notre habitat permanent — et sans rejeter la civilisation [industrielle], c’est vouloir le meilleur de deux mondes se rejetant l’un l’autre en tous points. C’est vouloir rester frère avec le diable en ayant l’âme au paradis. Cela n’arrivera pas.

Parce que la nature est une idée qui porte en elle notre récit du monde sauvage, et qu’on ne peut pas espérer changer notre récit avant que notre rapport au monde ne change vraiment ; le nouveau récit de ce qu’est la nature se construira peut-être dans un deuxième temps, une fois que les mondes seront recomposés, et les villes devenues les musées de notre folie.

Même les résistants de la ZAD de Notre Dame des Landes semblent majoritairement loin d’abandonner l’idée qu’une nature existe et que l’on peut s’y plonger et vivre en elle. Alessandro Pignocchi nous en donne finalement la meilleure confirmation lorsqu’il dessine la grande banderole des Zadistes, et le message qui y est écrit.

« Nous ne défendons pas la Nature Nous sommes la nature qui se défend. »

Il n’y a rien de plus radical, de plus primal que l’idée qui sous-tend ce message… La nature existe et elle se défend, avec notre aide ou non d’ailleurs, et son histoire reste pour toujours celle de « la renaissance permanente d’une vie qui ne cède pas, s’arroge des droits, progresse par sa tranquille obstination à ignorer les entraves ».

C’est un récit bien plus fort et bien plus mobilisateur pour résister à une Méga-Machine qui, de son côté, abandonne volontiers le terme Nature pour y préférer ses ersatz technoscientifiques, « biodiversité » et « environnement ». La nature persistera aussi en négatif de cette logique bureaucratique de déni.

Et si l’on peut accepter qu’une « nature humaine » soit encore définissable, c’est à la condition de l’humain dans la Nature. L’adversaire apparait enfin clairement : non pas notre idée de ce qu’est la nature, mais la réalité de ce qu’est [l'industrie] ; du désastre qu’elle provoque dans le monde et de ce qu’elle transforme en nous.

Victor Hugo avait vu juste lorsqu’il écrivait dans son fameux poème ; « ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ». À l’heure de la grande dévastation planétaire, c’est tout le vivant qui est en lutte et qui, avec créativité et pugnacité, tente de résister aux assauts de la civilisation dans sa phase industrielle — pour ne pas dire dans sa phase démentielle. De cet orang-outang de Bornéo filmé en train de charger une abatteuse qui sciait les arbres de sa forêt, au brin d’herbe émergeant des craquements d’une dalle de béton au cœur de la ville toxique, et jusqu’à cet élan qui surgit en nous et nous intime de résister à leurs côtés, la Nature, c’est ce qui lutte. »
Seb d’Armissan, "La Nature, c'est celle qui lutte" (avec des ajouts anti-industriels entre crochets)