Peter Columns
1.76K subscribers
282 photos
22 videos
6 files
189 links
Download Telegram
Billet sur le lien entre le phénomène du wokisme et le modèle économique des plateformes de streaming.

"Si on s'intéresse de près à Disney, on peut voir qu'ils ne se pensent plus comme producteurs de dessins animés, mais comme plateforme en ligne de contenu familial.

Le modèle économique d’une plateforme de streaming consiste à bruler de la propriété intellectuelle et de la réputation en masse pour créer du contenu de pauvre qualité qui s’étend en longueur. C’est exactement ce que fait le wokisme lui aussi. Il ne produit rien. Il nivelle juste par le bas l’existant. ll le multiversalise. L'agenda progressiste entre ensuite en ligne de compte pour prémunir une production de trop nombreuses critiques."


https://www.petercolumns.com/analyse-de-la-chute-de-disney-debut-de-victoire-de-limaginaire-blanc/
Le logiciel de la Nouvelle Droite ne pouvait pas fonctionner. Par effet de bord, s'il y a sacralisation du droit des peuples autochtones (mais aussi de l'anti-capitalisme), tôt ou tard ce discours devient une arme dirigée contre la moitié des peuples européens. Parfois c'est même assumé.

Il est certain que la France a un aura intellectuel majeur dans le monde occidental. On ne peut pas lui enlever ça. Et quand je discute avec des contacts américains, la Nouvelle Droite est dans leur arsenal intellectuel. Cela pose la question de ce que l'on veut léguer au reste du monde. Est-ce que l'on veut sauver juste la France, quitte à construire un discours de détestation de la moitié des Européens du monde, ou bien est-ce que l'on veut en sauver davantage.

Je suis assez attristé par ce qu'est en train de devenir la sphère identitaire américaine, par exemple. Ils ont pris ce discours pour se l'injecter dans les veines, alors qu'il était conçu pour le cas français. Pour eux, c'est un véritable poison. Il en résulte un courant de pensée avec des gens qui veulent lutter contre le remplacement de population tout en détestant leur propre histoire, et qui résolvent toutes ces contradictions avec une bonne pincée d'antisémitisme par dessus.

Je ne vois pas ce qui pourra en sortir de positif. Une nouvelle doctrine semble nécessaire. Et elle émerge en France, une fois encore.
Autre réflexion sur le corpus de la Nouvelle Droite. Le droit des autochtones découle de la pensée européenne. Ce droit n'existe évidemment pas à l'échelle internationale autrement que par l'intervention occidentale. Quand l'occident n'intervient pas ou bien n'est pas assez fort pour se le permettre, cela donne tout simplement le Tibet (pour ne citer que lui).

Le multilatéralisme n'est donc pas un système où les peuples du monde s'entendraient tous sur un même droit. Il n'existe que les droits que nous nous accordons à nous-mêmes, et les droits que nous accordons aux autres, sans réciprocité. Il n'y a pas de dialogue ni de consensus. De mon point de vue, la notion d'autochtone elle-même dépend de l'hégémonie occidentale. Nous ne serions donc pas des petits Ewoks en lutte contre l'Empire. Les deux choses, le droit et l'hégémonie, seraient bien plus imbriquées que cela.

Nous allons donc nous flageller lorsque nous ne respectons pas la notion d'autochtone, et continuer de faire acte de repentance pour le passé, peut-être, mais ne tirer aucun réel bénéfice de ce statut d'autochtone car il ne nous sera jamais véritablement accordé. La question est donc la suivante. Devons-nous choisir de disparaître ou bien d'exister selon un droit que nous nous serions accordés à nous-mêmes, et dont nous serions les seuls garants, ou bien y a t-il quelque chose de plus grand.
La plus grande force morale des Européens est le pardon, ironiquement. Quand il est appliqué à des peuples du tiers-monde, c'est une catastrophe. Mais quand il est appliqué à des peuples qui sont câblés pour le comprendre, c'est un outil d'une puissance incomparable. Face à des peuples capables de ressentir la culpabilité, le pardon est possible, les injustices sont réparées, le conflit est désamorcé. On arrive dans un conflit de civilisation parce qu'il y a deux hémisphères qui sont incapables de se comprendre sur la notion de justice.

Il y a souvent des critiques sur la question de la définition de l'Occident, qui s'opposerait à celle de l'Europe. Le pardon est un début de réponse. Au sein de ce conflit de civilisation, ce serait en partie cette capacité morale qui définirait les frontières de l'Occident. Est-ce que concrètement tel ou tel peuple, est capable de faire partie de cet ensemble où l'on est capable de se remettre en question et d'évoluer, un espace où la notion de justice a un sens et n'est pas une spirale délétère où il s'agit de contenter des gens qui ne seront jamais amicaux. Le pardon serait donc, au-delà du liant ethnique, ce qui ferait tenir cette définition d'Occident debout.

Concrètement, si on voulait tester cette définition, cela voudrait dire que le Japon pourrait potentiellement en faire partie. Le cas d'Israël est incertain, car il faudrait un pardon définitif de l'holocauste. L'autre exemple intéressant est la Russie, qui pourrait être comprise dans la définition de l'Europe, mais pas dans celle de l'Occident. Il est assez clair dans les discours de Poutine que la logique de pardon et de remise en question n'est pas à l'œuvre. Dans ces discours, les pays de l'Est doivent pratiquement dire merci pour l'URSS.

Je crois que fondamentalement, après des décennies de mondialisation, tous les pays ont eu leur chance. La capacité morale du pardon est ce qui permet à un pays de se remettre lui-même en question, de ne pas tenir les autres responsables de ses propres échecs, d'appartenir à un espace civilisationnel apaisé, de se développer durablement, et de ne pas tomber du mauvais coté de l'axe du premier-monde/tiers-monde.
L'autre point intéressant avec cette définition d'Occident reliée à la notion de pardon et de conflit de civilisation, c'est que c'est une définition in statu nascendi. Elle n'existe pas encore, elle est à venir. On ne peut pas décider à la place des autres, on ne peut pas concrètement savoir si ils seront capables d'appliquer cet exercice moral permettant l'émergence de cet occident nécessaire. C'est un acte de foi, profondément identitaire pour le coup, dans le jugement moral des peuples européens et affiliés. Mais cette définition ne peut pas naître si nous ne faisons pas le premier pas non plus.
Il faut se rendre compte à quel point l'Etat est puissant. Comment fait l'Etat pour arrêter 99% des attentats islamiques, par exemple. Comment est-ce possible logistiquement. Il faudrait au moins que la moitié des imams soient en vérité des indics dans le pays, ce qui expliquerait sans doute pourquoi les mosquées radicales ne sont pas fermées. Faire une révolution nationaliste, ok, mais ils savent déjà à l'avance tout ce que vous pourriez faire. Les gilets jaunes manifestaient sous l'œil attendri de snipers dont tout le monde ignorait l'existence. Un dispositif devenu courant depuis 2015.

Dans les faits, l'Etat passe son temps à se victimiser. Il passe son temps à faire croire qu'il est en danger. Mais ce duel entre révolutionnaires survitaminés et Etat sur le point de vaciller, c'est du théâtre. C'est de la fiction macroniste. Il n'y a que des micro-révolutionnaires et un ultra-Etat, quasi-invincible. Et cela ne veut pas dire que cette puissance pourrait être à notre service si une quelconque élection était gagnée. Rien ni personne ne peut contrôler ce truc là, c'est un Leviathan. Il est infiltré dans tous les aspects de nos vies. Nous sommes ultra-dépendants de lui, nous sommes ultra-dépendants de ses services publics, nous sommes ultra-dépendants de ses commandes, tout comme nous sommes ultra-dépendants de sa dette. Il décide du résultat des scrutins électoraux en fonction de ce qu'il naturalise. Dans le débat public, tout le monde ou presque est la voix de l'Etat. C'est une des découvertes qu'on a pu faire avec le scandale du Fond Marianne.

L'objectif est justement de défendre la démocratie libérale. L'Etat la détruit par les deux bouts, en remplaçant les électeurs selon son bon vouloir, en subventionnant les seuls qui ont le droit de parler, wokistes comme universalistes, et en instaurant un régime policier pour gérer tout le reste. Il s'agit de poser des limites. Il s'agit de réduire notre dépendance vis-à-vis de lui.
Je me suis lancé dans un projet avec mon gamin. Reconstituer un château écossais en lego trouvé sur internet. On a dépoussiéré de vieilles caisses de jouets. Il est assez grand pour connaître l'histoire de France maintenant. Les gallo-romains, les mérovingiens, les carolingiens... Les guerres constantes, parfois parce que la moitié de la France se retrouvait anglaise du jour au lendemain par quelques filiations royales. Je recommande le livre Ma première Histoire de France, par J. Maufras. J'ai eu le plaisir hier de lui faire découvrir la figure de Jeanne d'Arc, à laquelle je ne prêtais pas plus d'attention que ça. Cela l'a pas mal émerveillé d'imaginer une jeune fille de 14 ans, accompagnée de guerriers comme La Hire, battant des armées sans que personne ne comprenne, ramenant d'outre-tombe un pays millénaire, dont les élites étaient déjà passées à autre chose. C'est un beau mythe. Son enthousiasme et son regard neuf m'ont réchauffé. C'est bon d'avoir des enfants, et d'avoir quelque chose à leur transmettre.
Je ne peux pas m'empêcher de faire dans mon esprit le rapprochement entre la situation actuelle et la première révolution française. Où catholicisme = centrisme et protestantisme = identitarisme. Cette transition du centrisme vers l'identitarisme se fait assez naturellement au nord de l'Europe, mais pas en France. Il n'y a pas eu de schisme religieux dans notre histoire, il a été très durement réprimé, et à la fin, tout a explosé. Et lorsque tout a cédé, nous n'avons pas accouché d'une idée libérale mais du jacobinisme, de la Terreur, du Premier Empire.

Les pays qui ont opéré cette transformation en s'éloignant de la rigidité de l'Eglise et de l'Etat ont pu éviter les bains de sang et l'instabilité qu'a connu la France. Le protestantisme aurait donc été une espèce de soupape en Europe. Mais nous, nous sommes le peuple le plus romain de l'univers. Pour nous, l'Etat et les institutions sont sacrés. La réforme est bien plus difficile. Et les conflits internes découlent souvent de cette obsession pour une solution holistique sans nuance ni liberté, où l'Etat régirait tout d'une seule loi. Mais lorsque tout cela est en faillite, que faut-il faire. Ça ne s'est pas bien terminé pour les Romains non plus.
Faut-il poser une certaine confrontation entre l’identitarisme et le souverainisme ? Sont-ils vraiment incompatibles ? L’un ne va-t-il pas sans l’autre ? Déjà, on peut dire qu’il n’y a à l’évidence aucune incompatibilité entre l’identitarisme et la souveraineté, bien au contraire. Mais est ce que le souverainisme se résume à la souveraineté ? Je ne le crois pas. Le souverainisme est la réduction de la politique à la seule question de la souveraineté. C’est prendre le nationalisme et lui retirer la moitié de sa substance, pour accoucher d’autre chose. Et ironiquement, c’est aussi le cas de l’identitarisme.

Identitarisme et souverainisme sont deux frères rivaux irréconciliables. Ils sont les deux enfants du nationalisme. Le nationalisme ne pouvait pas revenir tel quel compte tenu des massacres qui ont été commis au XXe siècle. Il n’a pu ressusciter qu’en se scindant en deux. D’une part le souverainisme, qui met l’accent sur la nation. D’autre part l’identitarisme, qui met l’accent sur le peuple. Mais le souverainisme et l’identitarisme n’ont plus grand-chose en commun avec le nationalisme. En effet, lors de cette opération, chaque moitié coupée a été complétée pour donner un ensemble qui change radicalement la composition idéologique d'origine.

L’identitarisme est l’image miroir du souverainisme dans le sens où, comme lui, il veut s’affranchir des autres courants idéologiques. Il aspire à devenir à lui seul un système complet, dans lequel l’identité serait le cœur de tout. Tout le reste en découle. Il fallait la liberté pour permettre à l’identité de s’exprimer, plutôt que la contrainte où des personnes qui ne se reconnaissent pas entre elles doivent faire nation. Il fallait une vision plus « internationale », plus « occidentale », ne reposant plus sur la géopolitique et l’opposition des nations entre elles, mais reliant les peuples européens entre eux sur une base identitaire partagée. La richesse d’un peuple ne dépendait plus des ressources géologiques sur ses territoires, mais des ressources humaines capables d’innover. L’identitarisme recherche l’homogénéité ethnique permettant l’émergence d’une société prospère, tandis que le souverainisme recherche la défense des intérêts de la nation face aux autres nations prédatrices.

C’est cette opposition structurelle qui fait que les deux existent comme deux pôles qui se repoussent. Dès lors que le souverainisme était né, l’identitarisme ne pouvait qu’apparaître et s’opposer à lui. Le souverainisme penchera toujours du coté d’une nation multi-ethnique animée d’un patriotisme fort, toujours à l’affut d’une prédation étrangère. L’identitarisme penchera davantage du côté de la coopération, du don et de la célébration de l’identité commune, parfois entre plusieurs nations. Le souverainisme ne peut que poser un clivage populiste/mondialiste, où le populisme est à la fois de gauche, de droite, anti-immigration, et pro-immigration. L’identitarisme ne peut que poser un clivage gauche/droite, dans sa recherche de libération du potentiel du peuple. Ils ne font chacun que reconstituer la partie manquante, une fois l’option du nationalisme sortie de l’équation.
Le sujet de Meloni va être important durant ces européennes. LFI et le RN la balancent déjà à toutes les sauces. La propagande autour de sa personne est massive. Les gens de droite sont en panique face à ce matraquage. C'est ce qui nous a valu la ligne décroissantiste, apparue suite à son élection. "Si une radicale comme elle ne peut rien faire alors il faut décroitre!"

Tout repose sur l'image que les médias ont donné d'elle, la dépeignant comme une radicale. Or c'était une populiste favorable à l'immigration légale. Son rêve est une grande collaboration économique avec l'Afrique du Nord. Meloni a souvent eu des mots très durs envers la France, qui par son racisme serait la cause de tous les maux. On est loin d'une ligne identitaire tournée vers l'Europe. On frôle même le tiers-mondisme.

Le clivage souverainiste/identitaire sera fort. Le RN joue de l'ambiguïté de sa position sur la sortie de l'UE. Une bonne parade est de dire que l'Europe bascule à droite. Citer la Suède, les Pays-Bas, le Danemark.
Si ces dispositifs de la loi immigration sont votés et qu'ils sont portés devant le Conseil constitutionnel, on aura la démonstration complète de la viabilité d'un programme centré sur la remigration qui ne révise pas les institutions.

C'est un bon ballon d'essai. On pourra continuer de conditionner l'obtention de la nationalité française avec des critères de plus en plus restrictifs. On pourra étendre la déchéance de nationalité à des délits de plus en plus mineurs, avec un système de cumul. À la fin, un binational qui dépasserait un certain seuil perdrait sa nationalité pour un papier jeté par terre. Beaucoup de débats à droite vont être tranchés. Si ces dispositifs ne sont pas censurés, ce sera très facile de promouvoir le fait d'aller plus loin.

Mise à jour : Texte adopté à l'instant. Bien.
Vif débat sur l'héritage avec Ferghane Azihari.
https://twitter.com/PeterColumns/status/1738503106432843911
Un article que j'ai trouvé intéressant et que je me suis permis de traduire, sur la situation de la civilisation occidentale du point de vue de l'Afrique du Sud.

"Les Afrikaners ont lutté pendant des siècles avec nombre des questions existentielles qui n’émergent que maintenant pour l’Occident. En Afrique du Sud, l’avenir est déjà arrivé. Il n’est donc pas étonnant que l’Afrique du Sud soit également le foyer d’AfriForum, une organisation qui unit à elle seule 300 000 membres qui payent une cotisation derrière une cause commune.

Nous avons développé des services de soutien d’urgence et nous avons plus de 155 branches AfriForum à travers le pays, qui font tout, du nettoyage des quartiers à la plantation de jardins potagers communautaires et d’arbres et à la réparation de nids-de-poule. AfriForum possède également sa propre maison d’édition, sa société de production de films et de documentaires, et son théâtre. Le mouvement de solidarité plus large, dont AfriForum fait partie, a créé sa propre institution privée d’enseignement supérieur, Akademia, et a construit un campus de collège technique de classe mondiale, Sol-Tech."


Note : malgré le peu d'espoir qui reste pour la cause afrikaner, les chiffres que présentent des organisations comme AfriForum sont assez impressionnants. Ils sont passés de 235 000 membres en 2020 à 300 000 en 2022, 13% de croissance par an. En 2030, ils passeront le million. Or, il n'y a que 3 millions d'Afrikaners en tout aujourd'hui.

https://www.petercolumns.com/le-temps-de-creuser-des-tranchees-traduction/
Le capitalisme a besoin de l'identitarisme parce qu'il est incapable par lui-même de gérer l'aspect démographique et de garantir l'approvisionnement en populations de qualité. Il est absurde de créer une société développée comme la Corée du Sud et de la tuer en 50 ans faute d'enfants.

La préoccupation première des Français est la santé, et on est bien là au cœur du problème. Les médecins ne peuvent pas être usinés. Il faut qu'ils naissent. Sans population de qualité pour les fournir, on obtient une faible qualité, une pénurie, ou une explosion du prix des soins. Il n'y a pas d'économies d'échelles possibles dans le monde de la médecine.

De même, on ne compte plus le nombre de tribunes qui disent que le niveau scolaire n'est plus suffisant pour garantir une économie performante. Les économistes disent même que c'est le problème numéro un de la France. La matière humaine indifférenciée, toujours plus pauvre, ne fonctionne pas.

Le capitalisme ne peut donc être un progrès que s'il consiste à ne pas assassiner démographiquement les populations à 100-110 points de QI. Dire que l'économie moderne hyper-complexe peut marcher avec une main d'œuvre incapable de résoudre un problème de maths de CM2, c'est un non-sens.

L'idée était justement d'élever le niveau d'éducation pour créer de gros consommateurs. C'était la transition entre la société industrielle et celle tertiarisée. L'ouvrier gagnait trop peu. La Chine est justement en train d'échouer parce qu'elle n'a pas été capable d'effectuer cette transition. On ne peut élever le niveau de consommation qu'au niveau de la valeur économique.

https://www.usinenouvelle.com/editorial/le-retard-educatif-coute-140-milliards-d-euros-a-l-economie-francaise-selon-xavier-jaravel.N2204889
https://www.usinenouvelle.com/editorial/le-recul-des-maths-au-lycee-donne-des-sueurs-froides-au-monde-de-l-ingenierie-et-du-numerique.N1171007
Très bon fil, avec l'équilibre qui me parle. Les valeurs occidentales sont bonnes, mais ne sont pas universelles. Elles ont été corrompues à partir du moment où nous n'avons plus voulu mettre de frontières à notre espace civilisationnel.

À partir de là, nous avons cru que ces principes flottaient dans l'éther, qu'ils étaient détachés de nous, qu'ils étaient créés à partir de rien, qu'on pouvait transplanter l'âme européenne dans d'autres corps façon cyberpunk sans que rien ne soit endommagé. Mais ces principes s'incarnaient dans les populations européennes. La prise de pouvoir des idées pures sur cette incarnation a été un désastre.

https://twitter.com/guillaume_ggc/status/1742944517928505552