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L'ÉCONOMIE MONDIALE D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN (4/4)

Le pire, c'est quand on veut être juste un petit peu taquin, et qu'on veut comparer le bloc USA + EU, face au reste du monde, c'est à dire BRICS et tous les autres pays du Sud Global ou qui n'appartiennent à aucun bloc, alors là... ça pique.

On se rend compte qu'au final l'Occident n'est plus, mais alors plus du tout l'avenir.

La prosperité et l'avenir économique se trouve HORS d'Occident.

Le 21ème siècle sera donc problablement retenu comme le siècle de la fin de l’hégémonie occidentale.

En tout cas, et pour le moment, plus les années passent et plus l’Occident devient économiquement, politiquement et diplomatiquement de plus en plus petit…

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Comme je l'avais prédit, le pari sur les douanes qu'à fait Trump n'a marcher que sur les pays occidentaux.

Pour le reste du monde et surtout les BRICS, ça a juste eu l'effet inverse et n'a fait que confirmer l'émergence du monde multipolaire et la réduction drastique de la puissance américaine.

La vidéo de Grand Angle qui a bien suivi le dossier, l'explique mieux que moi.

Après le pari de Trump et son bras de fer avec la Chine, le constat pour les BRICS+ et le Sud Global est clair.

Tout est résumé en une phrase :

Les USA sont une puissance qui ne fait plus peur car elle perd ses guerres, sa monnaie n'est plus protégée et ils ont acté eux-même que leur empire appartenait au passé.


Donc ce qu'à fait Trump, peu importe son succès ou non, c'est BIEN, car ça ne fait qu'accélérer la mutation multipolaire du monde et la fin de l'hégémonie américaine.

➡️https://youtu.be/SuiwoncizYU?si=zBCf6kbCRE5zlhRq

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🇮🇹 Le ministre italien de la Défense estime que l’ère des grandes démocraties est révolue.

Guido Crosetto a déclaré que le monde entre dans une nouvelle ère : l’ère des grandes puissances.

Selon lui, l'ère classique des « grandes démocraties » est révolue et les facteurs clés seront désormais la puissance militaire, la taille de la population, les ressources et la richesse.

Exactement ce que je disais dans l'un de mes derniers posts.

J'ai expliqué ce grand changement en détail dans mon article : Pourquoi l’Europe ne se relèvera jamais du 21ᵉ siècle.

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L'UE REVIENT LA QUEUE ENTRE LES JAMBES VERS LA RUSSIE (1/3)

C'est à mourir de rire vraiment...

Vous vous rappelez tous les grands discours de l'UE sur le fait qu'il ne fallait absolument plus dépendre du gaz russe ?

Qu'il ne fallait absolument plus acheter de gaz à la méchante dictature russe ?

Que l'Europe ne manque pas d'autres partenaires pour s'approvisionner si elle le souhaite ?

Oui oui, toutes ces grandes phrases et ces grandes idées...

Eh bien elles commençent à s'effondrer face à la réalité qui coince complètement l'UE dans son narratif, car l'Europe a très peu d'options et la Russie est incontournable.

Un article vient de sortir sur Reuters, et dans les coulisses de l'EU, ça discute beaucoup de retourner acheter du gaz russe parce que... en fin de compte... ils n'ont pas le choix et la crise économique à venir qu'entraîne la volonté de ne pas acheter de gaz russe, elle va piquer sévère si l'EU persiste dans sa connerie.

Donc comme je l'avais prédit, les élites européennes vont revenir la queue entre les jambes, acheter du gaz russe. Pitoyable 😂

Je vous traduis l'article de Reuters en français, juste en dessous:

PARIS/BERLIN, 14 avril (Reuters) – Plus de trois ans après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la sécurité énergétique de l’Europe reste fragile.

Le gaz naturel liquéfié (GNL) américain a permis de combler le vide laissé par la Russie durant la crise énergétique de 2022-2023.

Mais aujourd’hui, alors que le président Donald Trump a bouleversé les relations transatlantiques forgées après la Seconde Guerre mondiale, et utilise l’énergie comme monnaie d’échange dans les négociations commerciales, les entreprises européennes s’inquiètent : la dépendance envers les États-Unis pourrait bien devenir une nouvelle faiblesse.

Dans ce contexte, des dirigeants de grandes entreprises européennes commencent à envisager ce qui aurait été impensable il y a un an : importer à nouveau du gaz russe – y compris de Gazprom, le géant public russe – pourrait être une bonne idée.

Cela impliquerait un revirement politique majeur, car l’invasion russe de 2022 avait poussé l’Union européenne à promettre la fin des importations d’énergie russe d’ici 2027.

Mais l’Europe n’a que peu d’options. Les discussions avec le Qatar, grand exportateur de GNL, sont au point mort. Et même si les énergies renouvelables se développent, leur rythme d’adoption reste trop lent pour garantir la sécurité énergétique de l’UE.

« S’il y a une paix raisonnable en Ukraine, nous pourrions revenir à des flux de 60 voire 70 milliards de mètres cubes par an, y compris le GNL », a déclaré Didier Holleaux, vice-président exécutif du groupe français Engie, dans une interview à Reuters.


L’État français détient une part d’Engie, autrefois l’un des plus grands acheteurs de gaz russe. Holleaux estime que la Russie pourrait encore fournir 20 à 25 % des besoins de l’UE, contre 40% avant la guerre.

Le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a mis en garde contre une dépendance excessive au gaz américain :

« Il faut diversifier les approvisionnements, ne pas dépendre d’un ou deux fournisseurs », a-t-il déclaré à Reuters.


Total exporte massivement du GNL américain mais vend aussi du GNL russe via la société privée Novatek. Et d’ajouter :

« L’Europe ne reviendra jamais à 150 milliards de mètres cubes importés de Russie comme avant la guerre… mais je parierais sur 70 milliards. »


➡️https://www.reuters.com/business/energy/back-russian-gas-trump-wary-eu-has-energy-security-dilemma-2025-04-14/

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L'UE REVIENT LA QUEUE ENTRE LES JAMBES VERS LA RUSSIE (2/3)

LE REVIREMENT ALLEMAND


La France, grâce à son parc nucléaire, possède déjà l’un des mix énergétiques les plus diversifiés d’Europe.

L’Allemagne, elle, s’était fortement appuyée sur le gaz russe bon marché pour faire tourner son industrie, jusqu’à la guerre en Ukraine, et se retrouve avec peu d’alternatives.

Dans le parc chimique de Leuna, l’un des plus grands d’Allemagne, où sont installées des usines de Dow Chemical et Shell, certains industriels estiment qu’il est urgent de rétablir les importations de gaz russe.

Avant l’explosion du gazoduc Nord Stream en 2022, la Russie couvrait 60 % des besoins locaux.

« Nous sommes en crise sévère, nous ne pouvons plus attendre », explique Christof Guenther, directeur général d’InfraLeuna, gestionnaire du parc industriel.


Il indique que le secteur chimique allemand a supprimé des emplois pendant cinq trimestres consécutifs, une situation inédite depuis des décennies.

« Réouvrir les gazoducs ferait plus pour faire baisser les prix que n’importe quel programme de subvention actuel. »


« C’est un sujet tabou », reconnaît-il, en soulignant que de nombreux collègues partagent cette opinion.


Près d’un tiers des électeurs allemands ont voté pour des partis pro-russes lors des élections fédérales de février.

Dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où arrive le gazoduc Nord Stream, 49 % des habitants souhaitent un retour du gaz russe, selon un sondage de l’institut Forsa.

« Nous avons besoin de gaz russe, d’énergie bon marché – peu importe sa provenance », affirme Klaus Paur, directeur de Leuna-Harze, une entreprise pétrochimique de taille moyenne.


« Il nous faut Nord Stream 2 pour maîtriser nos coûts énergétiques. »


Daniel Keller, ministre de l’économie du Brandebourg – région où se situe la raffinerie de Schwedt, co-détenue par Rosneft mais placée sous tutelle allemande – ajoute :

« On peut envisager de reprendre les importations de pétrole russe une fois la paix revenue en Ukraine. »


LE FACTEUR TRUMP

Le gaz américain représentait 16,7 % des importations européennes en 2024, derrière la Norvège (33,6 %) et la Russie (18,8 %).

Mais la part russe va tomber sous les 10 % cette année, après la fermeture des gazoducs par l’Ukraine. Les flux restants proviennent surtout du GNL de Novatek.

L’UE se prépare à acheter davantage de GNL américain, sous pression de Trump qui veut réduire l’excédent commercial européen avec les États-Unis.

« Il est certain que nous aurons besoin de plus de GNL », a déclaré Maros Sefcovic, commissaire européen au commerce.


Tatiana Mitrova, chercheuse à l’université Columbia, avertit :

« Il devient difficile de considérer le GNL américain comme un produit neutre. Il pourrait devenir un outil géopolitique.»


Si la guerre commerciale s’aggrave, les États-Unis pourraient restreindre leurs exportations de GNL, selon Arne Lohmann Rasmussen, analyste en gestion du risque.

Un diplomate européen de haut rang, sous couvert d’anonymat, partage cette inquiétude :
« On ne peut pas exclure que cet outil de pression soit utilisé. »


Warren Patterson, responsable stratégie matières premières chez ING, ajoute que si les prix du gaz augmentent aux États-Unis – en raison de la demande industrielle ou de l’intelligence artificielle – les exportations pourraient être réduites sur tous les marchés.

L’UE s’est fixé en 2022 l’objectif non contraignant de mettre fin aux importations de gaz russe d’ici 2027, mais a déjà reporté à deux reprises la publication du plan détaillé.

Un porte-parole de la Commission européenne a refusé de commenter les déclarations des entreprises.

L’ARBITRAGE CONTRE GAZPROM

Plusieurs entreprises européennes ont engagé des procédures d’arbitrage contre Gazprom pour défaut de livraison après l’invasion de l’Ukraine.

Les tribunaux ont accordé à l’allemand Uniper 14 milliards d’euros, et à l’autrichien OMV 230 millions. RWE réclame 2 milliards, tandis qu’Engie et d’autres n’ont pas précisé leurs montants.
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L'UE REVIENT LA QUEUE ENTRE LES JAMBES VERS LA RUSSIE (3/3)

Didier Holleaux (Engie) estime que Kiev pourrait autoriser des flux de gaz via l’Ukraine afin de permettre à Gazprom de rembourser ses dettes d’arbitrage :

« Vous voulez revenir sur le marché ? Très bien, mais nous ne signerons aucun contrat tant que vous n’aurez pas payé vos dettes. »


Maxim Timchenko, PDG de DTEK (entreprise gazière ukrainienne), voit d’un mauvais œil le retour du gaz russe :

« C’est difficile d’en parler en tant qu’Ukrainien… Mais j’espère que les dirigeants européens ont retenu les leçons.»


➡️https://www.reuters.com/business/energy/back-russian-gas-trump-wary-eu-has-energy-security-dilemma-2025-04-14/

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Vous êtes de plus en plus nombreux à lire mes articles, à commenter, à partager mes analyses… et franchement : MERCI.

Rien que le mois dernier, vous êtes plus de 12 000 à avoir visiter mon blog, certains de mes articles ont explosés, comme celui sur le déclin de l'Europe qui à dépasser les 1000 lectures en une semaine.

Mais là, j’ai besoin d’un petit coup de main pour franchir un cap sur Telegram.

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Merci à tous pour la force !

On continue à déconstruire les narratifs dominants, un post à la fois.

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Hier vous êtes nombreux à m'avoir envoyé de la force, j'ai pris quelques boosts et quelques messages d'encouragements, merci à vous !

Ca va m'aider à faire plus de contenus et à vous proposer plus de choses sur ce canal !

J'ai juste voulu rebondir sur un élément qui m'a fait tiqué.

Hier soir, l'un d'entre vous (il se reconnaîtra) m'a envoyé un boost avec un message privé à côté :

Salut Alexis, je suis de gauche et je ne suis pas d'accord avec tout ce que tu dis, mais tu fais un travail lucide, limpide et efficace, continue !

Je préfére répondre directement ici pour clarifier un point important pour tout le monde.

De base, oui, je suis "de droite".
En tout cas en France, on appelle ça "être de droite".

Je me considère comme un conservateur très classique.

Mes idées, sont celles de nos grands-parents et celles de la majorité de l'humanité hors Occident (qui est la seule zone du monde qui part à la dérive à gauche).

Mes idées c'est juste le bon sens et l'ordre naturel des choses.

Ma colonne vertébrale en philosophie politique, c'est le conservatisme, la tradition et la chrétienté.

C'est ce qui fonctionne, c'est ce qui a toujours fonctionné et tous les pays qui s'en écartent finissent toujours par devenir défaillants.

Et oui, dans mon audience parmi vous, il y a des gens de droite, de gauche ou apolitiques, car le sujet de la géopolitique rassemble beaucoup de monde.

Et plus les années passent, plus je fais de la géopolitique, plus j'analyse les politiques internes et externes des différents pays, et plus je m'éloigne et m'affranchis du clivage gauche/droite.

Même si après des années et des années de recherche, de lecture et d'analyse j'ai toujours été de plus en plus critique de la gauche, je suis également devenu critique de la "droite" et j'ai vu ses contradictions.

J'ai fait mon cheminement en passant par la droite dure, en creusant tous les sujets de gauche comme de droite jusqu'au fond du fond, en analysant leurs limites lorsqu'on pousse toutes ces idéologies vers l'absolue.

Et j'ai un message pour les gens qui se pensent "de gauche" et qui me suivent, car je suis toujours honnête avec mon audience et je suis très clair:

La gauche n'est PAS votre ami. En tant que citoyen, elle ne vous veut absolument pas du bien.

Les gens qui se revendiquent de gauche, parce qu'ils pensent appartenir à une "certaine gauche", en se rattachant à 2-3 bonnes idées qu'à pu produire le socialisme en France, font fausse-route.

La gauche, par essence, est l'anti-civilisation.

Déjà en tant que chrétien, (ou même si vous êtes athée mais que vous admettez le fait que la civilisation européenne est une civilisation chrétienne) alors vous devriez vraiment comprendre l'essence de la gauche.

Il faut toujours rappeler que "la gauche" est avant tout une pensée d'ordre religieux qui se caractérise par:

1) la croyance en la bonté fondamentale de l'homme (qui s'oppose au dogme du péché originel)

2) le fait de mettre l'homme et ses "droits" au centre de tout plutôt que Dieu et ses commandements

3) la croyance que l'on peut atteindre le paradis sur Terre par la réforme sociale (socialisme) ou la révolution (communisme), ce qui s'oppose au réalisme du chrétien qui sait que le Paradis n'est pas sur Terre

4) un rejet général du Christ, de sa Sainte Église, et de ses sacrements.

Prions pour eux, ils en ont bien besoin.

———

Stanislas Berton


La gauche, c'est la ruine de la civilisation chrétienne, ne l'oubliez jamais.

C'est un logiciel idéologique qui par définition (c'est très important à retenir) va toujours déconstruire, plutôt que bâtir.

Si vous voulez remettre les pendules à l'heure, je vous conseille mon article : Comprendre la Droite et la Gauche.

Et à part ça, j'aime toujours rappeler la fameuse phrase de Churchill :

« Si vous n’êtes pas libéral à vingt ans, c’est que vous n’avez pas de cœur ; si vous n’êtes pas conservateur à quarante ans, c’est que vous n’avez pas de cervelle. »
———
Winston Churchill


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🇺🇸 📉 Trump : l’homme qui a précipité la fin de l’hégémonie américaine (1/4)

Le mercredi 2 avril 2025 restera peut-être dans l’histoire comme le jour où l’Empire américain a acté sa propre fin. Non pas par une guerre, une défaite militaire ou un effondrement soudain, mais par un choix politique assumé. Un peu à la manière de Gorbatchev en 1989, Donald Trump, réélu à la présidence des États-Unis, a décidé de couper les ponts avec l’héritage impérial pour tenter de refonder une Amérique recentrée sur elle-même. Mais si la manœuvre semble répondre à une logique interne, elle a eu des conséquences géopolitiques majeures : le monde, dans son ensemble, s’est mis à se détourner des États-Unis.

L’hégémonie américaine qui était un pilier de l’ordre mondial depuis la Seconde Guerre mondiale et qui a connu une hégémonie incontestée pendant une trentaine d’années depuis la chute de l’URSS, montre aujourd’hui des signes évidents de déclin et de fin de cycle.

Donald Trump, par sa politique protectionniste et son approche isolationniste, a paradoxalement accéléré un processus de déclin qui couvait depuis la crise de 2008. La montée en puissance de la Chine, la résistance russe et la dédollarisation progressive orchestrée par les BRICS dessinent désormais les contours d’un monde résolument multipolaire où les États-Unis devront apprendre à n’être qu’une puissance parmi d’autres.

L’hégémonie américaine : histoire et mécanismes de domination mondiale

Les fondements historiques de la puissance américaine

L’hégémonie américaine désigne la domination politique, économique, militaire et culturelle exercée par les États-Unis sur le reste du monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Cette doctrine d’hégémonie américaine, que j’ai déjà expliqué en profondeur dans mon article La doctrine d’hégémonie américaine, repose sur quatre piliers fondamentaux qui ont façonné l’ordre mondial pendant plus de 70 ans au total.

• Le dollar, devenu monnaie de référence internationale après les accords de Bretton Woods, constitue le socle économique de cette domination.

• La force militaire américaine, avec ses bases disséminées sur tous les continents, projette la puissance de Washington aux quatre coins du globe.

• Le soft power culturel, porté par Hollywood et les géants technologiques, diffuse le mode de vie américain à l’échelle planétaire.

• Enfin, le leadership diplomatique permet aux États-Unis d’orienter les décisions des institutions internationales selon leurs intérêts stratégiques.

Le dollar comme instrument de domination internationale

Le système monétaire international centré sur le dollar confère aux États-Unis ce que certains appellent un « privilège exorbitant » dans l’économie mondiale.

Les conséquences de ce système financier centré sur le dollar sont considérables pour l’économie mondiale. Les pays exportateurs vers les États-Unis accumulent d’énormes réserves en dollars qu’ils réinvestissent souvent dans les bons du Trésor américain, finançant ainsi le déficit budgétaire américain à moindre coût. Pourtant, cette hégémonie monétaire a commencé à s’effriter bien avant l’ère Trump, notamment après la crise financière de 2008.

Dès cette époque, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont entamé une réflexion pour créer des alternatives au système dominé par Washington.

La stratégie de Trump : repli américain et rupture avec l’ordre établi

Le diagnostic de Trump sur l’Amérique comme « empire déficitaire »

Donald Trump perçoit l’hégémonie américaine comme un fardeau financier excessif, drainant les ressources nationales au profit d’autres pays sans contrepartie équitable.

Sa critique de l’ordre mondial repose sur plusieurs constats économiques concrets, comme je l’expliquais partiellement dans mon article : Comment l’Occident a programmé sa chute et propulsé la Russie.

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🇺🇸 📉 Trump : l’homme qui a précipité la fin de l’hégémonie américaine (2/4)

D’abord, il dénonce le déficit commercial américain, particulièrement avec la Chine, qu’il considère comme le symbole d’une mondialisation déséquilibrée.

Ensuite, il fustige les alliances militaires comme l’OTAN, où les États-Unis supportent une part disproportionnée des coûts de défense. Par ailleurs, Trump remet en question l’engagement militaire américain à l’étranger, qualifiant ces interventions de gaspillages qui pourraient servir à reconstruire les infrastructures nationales. Enfin, sa politique rejette les accords multilatéraux jugés défavorables aux travailleurs américains.

Il faut bien le dire : Trump n’a pas détruit l’empire américain. Il a achevé une structure déjà bancale.

Depuis des années, l’Amérique s’enfonce dans des guerres sans fin, dans une dette hors de contrôle, dans un soft power qui ne séduit plus personne.

Elle a perdu en crédibilité, en efficacité, en exemplarité.

Le dollar tenait encore debout uniquement par la foi qu’on lui accordait.

La guerre en Ukraine, le chaos Afghan, l’ingérence au Proche-Orient, la polarisation interne… tout cela a miné le socle moral et stratégique de l’Amérique.

Trump n’a fait que mettre à nu cette faiblesse structurelle.

Le constat réaliste de Trump

Trump n’a jamais caché son diagnostic : les États-Unis sont devenus les dindons de la farce de la mondialisation. Pendant que les élites du Pentagone et de Wall Street exportaient la « démocratie » à coups de drones, d’USAID et de dettes, les infrastructures du pays s’effondraient, la classe moyenne se paupérisait, et les déficits – commerciaux comme budgétaires – atteignaient des niveaux stratosphériques.

Dès son retour au pouvoir, Trump a lancé un programme articulé autour de trois axes :

Réduction du déficit public avec le fameux “DOGE”, confié à Elon Musk, visant à rationaliser les dépenses fédérales.

Retrait stratégique des conflits extérieurs, en particulier en Ukraine, et volonté affichée de négocier un désarmement partiel avec la Russie.

Guerre commerciale frontale, avec des droits de douane massifs imposés à tous les pays excédentaires vis-à-vis des USA. C’est ce point qui a complètement fait basculer de manière définitive le déclin américain, on n’y reviendra plus bas.

L’objectif ? Ne plus être l’Empire qui finance le monde, mais une nation autosuffisante, maîtresse de sa dette, de sa production et de sa monnaie.

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🇺🇸 📉 Trump : l’homme qui a précipité la fin de l’hégémonie américaine (3/4)

Les trois axes de la politique de repli stratégique

Le programme économique « DOGE » confié à Elon Musk vise avant tout la réduction du déficit public américain par une rationalisation drastique des dépenses fédérales.

Voici les principales mesures de la politique isolationniste de Trump.

Ukraine : Le president a mis fin à l’aide militaire, prônant une résolution négociée avec la Russie.

Désarmement : Des pourparlers ont été initiés avec la Russie en vue d’un désarmement partiel progressif.

Accords : Plusieurs accords internationaux ont été remis en cause, reflétant une approche protectionniste.

Suppression de l’USAID : Trump et Elon Musk se sont chargés de démantelés toutes les dépenses inutiles de l’USAID, révélant l’ampleur des magouilles des démocrates

La guerre commerciale déclenchée par Trump contre les pays excédentaires constitue le troisième pilier de sa stratégie de repli.

Des droits de douane massifs ont été imposés sur les importations chinoises, européennes et même canadiennes. Cette approche protectionniste qui peut paraître brut de décoffrage, vise en réalité particulièrement les secteurs de l’acier, de l’automobile et des produits technologiques.

Les réactions internationales ne se sont pas fait attendre, avec des mesures de rétorsion qui ont accentué les tensions diplomatiques.

La vision d’une Amérique autosuffisante plutôt qu’impériale

L’objectif fondamental de Trump est de transformer les États-Unis d’un empire mondial coûteux en une nation souveraine et autonome, maîtresse de sa production, de sa monnaie et de sa destinée.

Cette transformation vise des bénéfices concrets pour l’économie américaine. La relocalisation des industries stratégiques pourrait revitaliser les régions désindustrialisées de la Rust Belt.

De plus, la réduction des dépenses militaires à l’étranger permettrait de réinvestir dans les infrastructures nationales vieillissantes.

Par ailleurs, la protection douanière favoriserait la renaissance de secteurs industriels comme l’acier et l’automobile. Enfin, cette vision implique une restructuration profonde de la société américaine, moins tournée vers l’extérieur et davantage centrée sur ses intérêts nationaux.

L’implosion inattendue des fondements du leadership américain

Les décisions de Trump ont provoqué des réactions mondiales immédiates et inattendues, ébranlant profondément la perception internationale des États-Unis comme leader fiable.

Ce retrait américain a précipité le déclin de l’hégémonie plutôt que de renforcer la position du pays sur la scène internationale.

Les alliés traditionnels, notamment en Europe, ont commencé à prendre leurs distances et à chercher de nouveaux partenariats.

Parallèlement, des adversaires géopolitiques comme la Chine et la Russie ont rapidement comblé le vide laissé par Washington dans plusieurs régions stratégiques. Les mécanismes d’influence économique américains ont été particulièrement affectés, avec une remise en question globale de la prédominance du dollar comme monnaie de réserve internationale.

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🇺🇸 📉 Trump : l’homme qui a précipité la fin de l’hégémonie américaine (4/4)

Une stratégie… qui fait imploser le mythe américain

Ce pivot stratégique n’a pas été sans conséquences. En quelques semaines, les effets se sont fait sentir à tous les niveaux :

1. Chute de la confiance internationale dans le dollar : le 7 avril 2025, Trump annonce refuser de desserrer ses taxes douanières malgré la pression mondiale. Les taux d’intérêt américains s’envolent. Les bons du Trésor sont massivement revendus. Le dollar, jusqu’alors perçu comme valeur refuge, perd de sa superbe. Le signal est clair : même les marchés ne croient plus en la capacité des États-Unis à tenir leur rôle hégémonique.

2. Rejet diplomatique croissant : le monde ne veut plus traiter avec une Amérique qui dicte unilatéralement ses règles tout en se retirant de ses responsabilités globales. La Chine l’a bien compris en tenant tête publiquement à Trump, poussant même ce dernier à capituler partiellement dès le 9 avril, en suspendant pour 90 jours la majorité de ses tarifs. Un recul stratégique majeur.

3. Éclatement du soft power : l’Amérique ne fait plus rêver. La guerre commerciale, l’hostilité douanière, les réformes brutales, tout cela a profondément écorné l’image des États-Unis dans le monde. Touristes européens fuyant les USA, entrepreneurs recherchant la neutralité fiscale ailleurs, investisseurs diversifiant leurs portefeuilles vers la Malaisie, la Géorgie ou le Mexique… l’exode est aussi symbolique qu’économique.

Les conséquences mondiales : crise de confiance et dédollarisation accélérée

La fin de l’hégémonie, entérinée par la dédollarisation

Ce que Trump a sans doute sous-estimé, c’est qu’en voulant démanteler l’Empire, il en a aussi fait chuter les fondations invisibles : la monnaie, les flux financiers, et les alliances structurelles.

Depuis 2008, un processus lent mais inévitable s’est enclenché : la dédollarisation. L’extraterritorialité du droit américain, la surveillance des transactions en dollars, les sanctions unilatérales… tout cela a poussé les BRICS à chercher des alternatives. Ce que Trump a fait, c’est accélérer brutalement ce processus. En attaquant commercialement l’ensemble des partenaires américains, il a précipité la désaffection mondiale pour le dollar.

Aujourd’hui, la Russie, la Chine, l’Inde et même des pays d’Amérique latine ou d’Afrique cherchent à commercer en monnaies locales ou via des systèmes alternatifs (SPFS, BRICS Pay). Le dollar, autrefois pilier de l’économie mondiale, devient peu à peu un poids mort que de plus en plus d’États cherchent à fuir.

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Ces 4 parties ne représentent que 30% de mon article !

Si vous voulez garder toujours une longueur d'avance en géopolitique et dans votre compréhension du monde, alors je vous invite à lire la suite et connaître tous les détails de pourquoi Trump a enterrer pour de bon l'hégémonie américaine et comment le monde s'y adapte, n'hésitez pas à consulter la version complète !

➤ Vous pouvez accéder à la version complète de cet article gratuitement sur mon site.


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Encore une fois, Macron le criminel se ridiculise devant le monde entier, se fait rappeler à l'ordre sur son incompétence et sa corruption anti-constitutionnelle par les généraux de l'armée française.

Je vous mets just en dessous un article de AllianceFr qui explique tout :

Un appel solennel au Parlement : des militaires alertent sur l'engagement opaque de la France en Ukraine

Une résolution inédite signée par des officiers de haut rang

Le 17 avril 2025, une résolution citoyenne a été officiellement signifiée par huissier aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat.
Ce texte, au ton grave et juridique, est signé par des dizaines de généraux, colonels et officiers supérieurs français, pour la plupart en retraite. Il dénonce un éventuel contournement des institutions par le pouvoir exécutif dans la conduite de la politique militaire de la France en Ukraine.

Une question centrale : la conformité constitutionnelle de l'engagement français en Ukraine

Depuis 2022, plusieurs sources évoquent la présence officieuse de troupes françaises sur le sol ukrainien. Or, l'article 35 de la Constitution exige que le Parlement soit informé dans les trois jours de toute intervention militaire à l'étranger, et qu'une prolongation au-delà de quatre mois soit soumise à un vote. Aucune communication officielle n'a été faite en ce sens.
Les auteurs de la résolution dénoncent donc une possible violation de la Constitution et une privation du droit des citoyens à un contrôle démocratique.

Un accord de 3 milliards d'euros non ratifié ?


Le 16 février 2024, la France a signé avec l'Ukraine un accord de coopération militaire et financière à hauteur de 3 milliards d'euros, prévoyant un engagement pluriannuel.
Selon l'article 53 de la Constitution, tout accord international impliquant une charge financière significative pour les finances publiques doit être ratifié par le Parlement. Or, cet accord n'a pas été soumis à la ratification, contrairement à d'autres textes bien moins engageants, comme celui signé avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Des livraisons d'armes en contradiction avec le Code pénal ?

Les auteurs s'interrogent également sur la légalité des transferts d'armes issus des stocks de l'armée française à destination de l'Ukraine. En effet, selon l'article 411-3 du Code pénal, livrer à une puissance étrangère des matériels de défense sans cadre régulier peut relever d'un crime puni de 30 ans de détention criminelle.

Une armée au service de l'exécutif ou de la Nation ?

La résolution cite l'article L 4111-1 du Code de la défense, rappelant que l'armée est au service de la Nation, et non du seul pouvoir exécutif. Les déclarations récentes du président Macron, évoquant un envoi possible de troupes françaises en mai 2025, ainsi que la mutualisation de l'arme atomique, renforcent la nécessité d'un débat parlementaire.

Une mise en demeure pour défendre la Constitution

Les signataires exigent quatre mesures urgentes :

1. La publication officielle des informations relatives à la présence française en Ukraine depuis 2022.

2. Un débat parlementaire suivi d'un vote sur la poursuite de l'intervention.

3. La ratification parlementaire de l'accord franco-ukrainien du 16 février 2024.

4. La mise à l'ordre du jour de cette résolution dans les 15 jours.


Une résonance politique et historique majeure

Ce texte, bien que non contraignant juridiquement, pourrait avoir une portée politique considérable. Il remet en question la séparation des pouvoirs et l'équilibre des institutions en France. Son caractère solennel, la qualité de ses signataires, et la signification par huissier, confèrent à cette initiative une gravitas qui interpelle.

Le document que vous pouvez consulter : https://www1.alliancefr.com/wp-content/uploads/2025/04/Re%CC%81solution-citoyenne.pdf

➡️https://youtu.be/UuiXFbXlA-I?si=ieVz6bIzCTzY_FUc

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Ah le Frankistan...

Oups pardon, la "République Française"... ce pays du tiers-monde qui ne s'assume pas comme tel et qui essaye (encore) après toutes ces années de faire croire à sa population qu'il n'est pas structurellement d'extrême gauche (socialiste/communiste).

Eh bien les chiffres officiels sont tombés, l'Index of Economic Freedom vient d'être publié et pour le classement 2025, la France est classée 63ème mondiale, derrière des pays d'Afrique, d'Amérique du Sud et d'Asie.

Pour faire simple, la liberté économique et la liberté d'entreprendre, en France... eh bien elle est catastrophique, pour ne pas dire quasi-inexistante.

Et pas de bol parce que la liberté économique, c'est un peu... la base de tout en fait. Et quand elle est absente, ça coinçe tout le monde et ça fait que rien ne bouge. Et ça met des décénnies à changer.

Un simple exemple, il est admis universellement à travers tous les pays du monde, que l'un des meilleurs moyens (l'un des rares) pour se sortir de sa classe sociale et se hisser dans la société pour améliorer son niveau de vie, c'est de créer une entreprise et pouvoir la faire prospérer.

Quand par exemple dans un pays, on ne peut pas se sortir de sa classe sociale car l'entrepreneuriat est une porte condamnée à cause de tout (le système, l'administration, les taxes etc)... eh bien factuellement, ça veut dire que le pays où vous êtes ne vous laisse pas vous extirper de votre pauvreté et votre condition.

En gros ça veut dire que si vous gagnez 2000€ par mois, que vous avez du mal à vous en sortir et que vous en avez marre et vous voudriez gagner un peu plus...
Eh bien en France, c'est quasi-impossible et vous pouvez aller vous coucher en vous disant que vous gagnerez sûrement toute votre vie plus ou moins les mêmes 2000€ par mois et que vous allez galérer toute votre vie, et que ça ne va faire qu'empirer, sans échappatoire, sans porte de sortie, sans aucune autre option.

Car si pas de liberté économique, alors pas de liberté tout court.

La France est un pays qui vous tient la tête contre terre et vous empêche de vous lever.

En 2025, il y a plus de liberté économique dans des pays officiellement communistes, qu'en France.

C'est factuel et le classement est publique. La honte mondiale.

Voilà, bonne journée au Frankistan.

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🇮🇳📈 Inde : défis, ambitions et réalités complexes (1/3)

L’Inde fascine. Elle intrigue, souvent. Elle déroute, toujours.

Derrière ses 1,4 milliard d’habitants, ses promesses de croissance à 7 % et son rôle de membre actif des BRICS, se cache un pays bien plus nuancé que ne le laissent croire les déclarations enthousiastes des forums internationaux.

Pour comprendre l’Inde et cerner les réels enjeux qui pèsent sur sa trajectoire au XXIème siècle, il faut plonger au cœur de ses contradictions internes, de ses relations internationales ambivalentes et de sa place émergente dans un monde désoccidentalisé et de plus en plus multipolaire.

Derrière les promesses que j’entends à droite et à gauche qui disent que l’Inde va devenir un géant de ce siècle, se cachent en réalité des défis colossaux : comment concilier démographie explosive et chômage endémique, ambitions géopolitiques et dépendance industrielle, nationalisme hindou et fractures sociales ?

Dans cet article j’analyse les contradictions d’une puissance qui rêve de se hisser dans le top 3 mondial mais qui dépend énormément des importations étrangères, notamment de Chine, et qui a énormément de mal à s’industrialiser et à se moderniser à hauteur de sa démographie.

Entre mirage du « Make in India », jeu d’équilibriste avec les BRICS et bombe à retardement sociale, découvrez avec moi pourquoi le « siècle asiatique » va se jouer de manière très intense et tendue pour l’Inde.

Une puissance aux trois visages

Forces fondamentales : démographie, géographie et diplomatie active


Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce pays, laissez-moi vous dépeindre rapidement le tableau.

L’Inde dipose de gros atouts naturels, qui joueront toujours en sa faveur.

La première force indienne est sa démographie.

L’Inde est depuis 2023 le pays le plus peuplé du monde, devançant la Chine.

Ce capital humain est un atout considérable, à condition de l’organiser.

Deuxièmement, sa géographie est stratégique : située entre le Moyen-Orient, l’Asie du Sud-Est et l’Eurasie, l’Inde est au cœur des routes commerciales mondiales.

➤ Vous pouvez accéder à la version complète de cet article gratuitement sur mon site.


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🇮🇳📈 Inde : défis, ambitions et réalités complexes (2/3)

Bien souvent, ne serait-ce qu’en termes de logistique, il est très difficile d’éviter l’Inde, tellement le pays est une sorte de pont incontournable entre la Chine et le reste du monde, que ce soit l’Occident, le Moyen-Orient ou même l’Afrique.

Enfin, la diplomatie indienne, articulée autour de la doctrine de Subrahmanyam Jaishankar, joue avec habileté la carte du « multi-alignement » : coopérer avec tout le monde sans s’aliéner personne.

Cette logique permet à l’Inde de parler à Washington et à Moscou, à Tel-Aviv comme à Téhéran, de siéger aux BRICS tout en siégeant au Quad.

Une posture agile, équilibriste, mais qui pourrait devenir schizophrénique si les tensions sino-américaines s’intensifient, car durant ce siècle, viendra peut-être (sûrement) un moment où il faudra choisir un camp.

La démographie de l’Inde : atout ou mirage ?

Avec 1,4 milliard d’habitants, l’Inde carbure à la jeunesse.

Mais ce réservoir humain cache un piège : comment transformer 254 millions de bras en moteur économique quand 42% des diplômés chôment ?

L’équilibre entre capital humain et contraintes structurelles reste la grande problèmatique en Inde.

La Chine, elle, avait su industrialiser sa main-d’œuvre.

New Delhi, elle, importe toujours ses composants pharmaceutiques clés… de Pékin.

Géographie stratégique sous-exploitée

Entre Océan Indien et chaînes himalayennes, l’Inde joue les équilibristes.

Sa flotte surveille le détroit de Malacca, goulot d’étranglement où transite 40% du commerce maritime.

Un atout qui pèse lourd face à la Chine, mais qui n’empêche pas pour autant New Delhi d’avoir une grande dépendance aux importations chinoises

La doctrine Jaishankar de « multi-alignement » trouve ici ses limites.

• Chômage des jeunes : 42% des diplômés sous 25 ans sans emploi malgré une croissance à 7%

• Éducation défaillante: système scolaire saturé et inadéquat face aux besoins du XXIe siècle

• Urbanisation anarchique : 40% des citadins entassés dans des bidonvilles insalubres

• Santé publique : accès aux soins aléatoire pour 600 millions d’Indiens

• Fossé générationnel : 254 millions d’actifs potentiels face à des seniors marginalisés

Ce tableau contrasté rappelle que le siècle indien se joue autant dans les usines chinoises que dans les bidonvilles de Mumbai. La coopération Inde / Chine pourrait bien déterminer l’issue de cette course contre la montre démographique.

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🇮🇳📈 Inde : défis, ambitions et réalités complexes (3/3)

Les fractures intérieures : le talon d’Achille de l’Inde

Industrie : le rêve inachevé du «Made in India»

Le slogan de Modi sonne creux : les IDE industriels ont dégringolé de 42,9% en 2023.

Une hémorragie qui révèle l’impuissance à concurrencer la Chine, fournisseur attitré de 70% des principes actifs pharmaceutiques indiens.

L’Inde dépend encore énormément de Pékin, notamment pour ses propres médicaments – un aveu d’échec cuisant.

Même les smartphones « fabriqués en Inde » cachent une réalité amère : 90% des composants viennent de Shenzhen, en Chine.

Société éclatée : 1% contre 99%

L’Inde est un de ces pays qui n’a pas encore réussi à lisser sa population pour y hisser (ne serait-ce que partiellement) une classe moyenne qui serait le noyau dur du pays, comme a pu le faire la Chine.

La réalité d’aujourd’hui est que l’Inde se fracture entre milliardaires et bidonvilles.

Les 1% les plus riches accaparent 40% des richesses pendant que 600 millions d’Indiens survivent avec moins de 3 dollars par jour.

Le BJP attise le feu : lois sur la citoyenneté discriminantes, lynchages de musulmans, marginalisation des Dalits.

Une « démocratie ethnique » selon Jaffrelot, où le passeport hindou devient sésame pour accéder aux droits.

Ce cocktail explosif de fractures sociales et industrielles pourrait faire imploser le rêve indien.

Les défis de Modi ressemblent de plus en plus à un casse-tête sans solution : comment bâtir une puissance mondiale quand on a un pays aussi divisé entre autant d’ethnies, quand le pays importe la majorité de ses biens et exporte ses cerveaux ?

BRICS : sur l’échiquier géopolitique

Multialignement : jongler entre empires


La doctrine Jaishankar, ce grand écart permanent, permet à New Delhi d’acheter du pétrole russe discount tout en signant des contrats militaires avec Washington.

Un numéro d’équilibriste qui rappelle la stratégie d’autres acteurs pivot comme la Turquie d’Erdogan.

Mais jusqu’à quand ?

En 2023, l’Inde a accru ses importations russes de 1400% tout en devenant le premier partenaire commercial des États-Unis.

Un double jeu risqué quand l’UE menace de sanctionner ses carburants raffinés.

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Ces 3 parties ne représentent que 50% de mon article !

Si vous voulez garder toujours une longueur d'avance en géopolitique et dans votre compréhension du monde, alors je vous invite à lire la suite et connaître tous les détails de pourquoi l'Inde sera une des principales puissances de ce siècle et comment elle fait face à de nombreux défis, n'hésitez pas à consulter la version complète !

➡️https://alexis-lsk.com/linde-defis-ambitions-et-realites-complexes/

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🇫🇷🔽 Un jour de plus dans la dégringolade du Frankistan.

Un autre classement vient de tomber (pas de bol en ce moment c'est la période) et aujourd'hui on apprend que la France continue de s'effondrer, cette-fois dans l'Indice de Perception de la Corruption.

La France lentement se place d'années en années de plus en plus loin derrière les pays européens et se dirige tranquillement vers le niveau des pays d'Afrique.

Le constat de Transparency International est sans appel : la France risque de perdre le contrôle de la corruption.

Cette situation est d’autant plus inquiétante qu’elle place la France en dessous de la moyenne des pays catégorisés comme pleinement démocratiques (indice moyen de 73) ainsi que celle des Etats qui présentent un espace civique ouvert (indice moyen de 70).


Le gouvernement et les politiciens sont corrompus à un tel niveau en France, que Transparency International a publié ça :

Transparency International exhorte le gouvernement français à répondre à cette crise avec des réformes structurelles immédiates :

• Renforcement des moyens du Parquet National Financier (PNF) : Les ressources allouées au PNF restent notoirement insuffisantes et inférieures à celles prévues dans l’étude d’impact réalisée lors de sa création.

• Renforcement de l’indépendance du Parquet : l‘exécutif doit engager au plus vite une réforme pour aligner le statut des magistrats du Parquet sur celui des magistrats du siège».

• Transparence accrue des rencontres avec les lobbies : Obliger les parlementaires, les membres du gouvernement et leurs conseillers à rendre publics leurs rendez-vous avec les groupes d’intérêt.

• Rattacher au Premier Ministre le pilotage de la politique publique de lutte contre la corruption : il doit enfin mettre en œuvre un Plan national pluriannuel de lutte contre la corruption à la hauteur des enjeux

Face à cette situation critique, la France ne peut détourner le regard. Alors que la défiance des citoyens envers les institutions et les responsables politiques menace le pacte républicain, la lutte contre toutes les formes de corruption est un impératif pour préserver la vie démocratique.


Bref, encore la honte mondiale.

Et c'est loin d'être fini, la dégringolade française va continuer encore pendant longtemps, vous n'êtes qu'au début chers amis.

➡️https://transparency-france.org/2025/02/11/la-france-degringole-dans-lindice-de-perception-de-la-corruption-2024-une-alerte-democratique-inedite/

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