🌸Photo DZ 🍃
1.46K subscribers
2.41K photos
1.27K videos
22 files
1.99K links
🍃بسم الله الرحمن الرحيم🍃
🌼السلام عليكم ورحمة الله وبركاته🌼

Chaîne qui regroupe articles, photos, vidéos.
اللهم بارك
Quelques nassiha pour le bien de la oumma
والحمدلله
🇸🇦 Mahmoud Bnou Hassane
El Kala 🇩🇿

📬 Machallah_4@hotmail.com
Download Telegram
بسم الله الرحمن الرحيم


Mercredi 12 août 2026 vers 19h il y aura une éclipse solaire.
N’oubliez pas les sunna à faire
إن شاء الله

D'après 'Aicha (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit:
« Certes le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d'Allah. Il n'y a pas d'éclipse de soleil ou de lune pour la mort de quelqu'un ou pour sa naissance (1).
Si vous voyez cela alors invoquez Allah, faites le tekbir (2), priez (3) et faites l'aumône.

(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°1044 et Mouslim dans son Sahih n°901)

#eclipse #soleil #islam #sunna #priere
4
This media is not supported in your browser
VIEW IN TELEGRAM
بسم الله الرحمن الرحيم

🎧L’éclipse : craindre la venue de l’Heure

🎙️Cheïkh Sālih Al-Fawzān حفظه الله
6👍1
Media is too big
VIEW IN TELEGRAM
الله أكبر الله أكبر الله أكبر
اللهم بارك
Ma vidéo préférée avant de dormir
💚🇩🇿🕋🇵🇸🤍
🫡65
This media is not supported in your browser
VIEW IN TELEGRAM
👍31
This media is not supported in your browser
VIEW IN TELEGRAM
اللهم بارك
l'Algérie🇩🇿 prends une autre dimension avec son or blanc et surtout la ville de Annaba 💚
(Article ci-dessous)
👍4
🇩🇿 Phosphate : l’Algérie accélère et change d’échelle


بسم الله الرحمن الرحيم
L’Algérie est-elle en train d’ouvrir un nouveau chapitre de son industrialisation ? Les derniers développements autour du phosphate donnent de solides raisons de le penser.
Dans un article publié le 13 août 2026, Tunisie Numérique revient sur l’actualité de la filière et évoque la concrétisation de deux méga-contrats susceptibles d’accélérer fortement la valorisation des ressources phosphatières algériennes.
Mais au-delà des annonces, c’est surtout la transformation progressive du phosphate en véritable filière industrielle intégrée qui mérite l’attention.

1️⃣ Le passage à la vitesse supérieure
Le projet de phosphate intégré de l’Est algérien n’est plus présenté comme une simple exploitation minière.
Il s’inscrit dans une chaîne comprenant l’extraction, l’enrichissement, la transformation chimique et la production d’engrais et de produits dérivés.
Les chiffres donnent une idée de l’ampleur du projet : le programme repose sur environ 840 millions de tonnes de réserves exploitables et vise une production annuelle de 10,5 millions de tonnes de phosphate brut.
Surtout, les autorités ont clairement affiché leur volonté d’accélérer la réalisation. En juin 2026, une réunion interministérielle a précisément été consacrée à l’accélération de la cadence du projet de Bled El Hadba.
Le calendrier est désormais particulièrement important : le président Abdelmadjid Tebboune a indiqué que l’usine d’acide phosphorique devait entrer en service vers la fin de 2026 ou le début de 2027. Le projet intégré doit, lui, entrer en phase de production au premier trimestre 2027.
Autrement dit : le phosphate algérien passe progressivement du potentiel géologique à la production industrielle.

2️⃣ Le véritable enjeu : ne plus exporter seulement une matière première
C’est probablement là que se trouve le changement stratégique le plus important.
L’enjeu n’est pas simplement d’extraire davantage de phosphate et de l’exporter sous forme brute.
L’objectif est de construire une chaîne de valeur en Algérie :
Mine → enrichissement → transformation chimique → engrais → exportation
Cette logique permet potentiellement de conserver une part beaucoup plus importante de la valeur ajoutée sur le territoire national, tout en développant les compétences industrielles, les infrastructures et l’emploi.
C’est cette intégration qui peut véritablement changer la dimension économique de la filière.

3️⃣ Le phosphate, une ressource stratégique pour la sécurité alimentaire
Le phosphate occupe une place particulière dans l’économie mondiale parce qu’il constitue un intrant essentiel à la fabrication de nombreux engrais.
Dans un monde confronté à des enjeux croissants de sécurité alimentaire, disposer de ressources importantes et développer les capacités de transformation correspondantes constitue un avantage stratégique.
L’Algérie cherche donc à transformer son potentiel minier en capacité industrielle et commerciale durable.
La signature, en janvier 2026, d’un mémorandum entre SOMIPHOS et l’indonésien Pupuk Indonesia illustre d’ailleurs cette volonté d’élargir les partenariats internationaux autour du phosphate algérien, de son exploitation, de sa transformation et de ses produits dérivés.

4️⃣ Annaba : la pièce indispensable du dispositif
Un autre élément est particulièrement révélateur : les infrastructures logistiques.
L’extension du port d’Annaba doit accompagner le développement de la filière et permettre l’exportation des phosphates et produits phosphatés.
Le projet portuaire est donc bien plus qu’un chantier local : il constitue un maillon essentiel d’un corridor industriel reliant les zones minières de l’Est aux marchés internationaux.
Mine, chemin de fer, transformation industrielle, port et exportation : c’est toute une chaîne qui se met en place.
2
5️⃣ Après le phosphate, une nouvelle économie minière ?
Cette dynamique ne doit pas être regardée isolément.
L’Algérie développe parallèlement d’autres grands projets miniers, notamment autour du fer de Gara Djebilet.
Le message économique est clair : réduire progressivement la dépendance aux hydrocarbures en donnant davantage de poids à l’industrie, aux mines et à la transformation locale des ressources.
La réussite de cette stratégie dépendra évidemment de l’exécution : respect des délais, maîtrise des coûts, efficacité industrielle, infrastructures logistiques, compétitivité des produits et capacité à conquérir durablement les marchés internationaux.
Mais une chose est désormais difficile à nier :
le potentiel minier algérien est en train de devenir un axe majeur de la politique industrielle nationale.
🇩🇿 Le véritable tournant
Il ne faut pas confondre potentiel et puissance déjà acquise.
L’Algérie ne devient pas une puissance industrielle mondiale simplement parce qu’elle possède d’importantes réserves de phosphate.
En revanche, si elle réussit à transformer ces ressources en production, en industrie chimique, en engrais, en exportations et en emplois, alors l’impact économique peut être considérable.
C’est précisément ce qui rend les prochains mois particulièrement importants.
Le phosphate algérien n’est plus seulement une richesse enfouie dans le sous-sol.
Il devient progressivement un projet industriel, logistique et commercial à l’échelle internationale.
Et si le calendrier annoncé est respecté, 2027 pourrait bien constituer une étape majeure dans cette nouvelle stratégie de valorisation des ressources nationales.
🇩🇿 L’Algérie ne cherche plus seulement à extraire ses richesses. Elle veut désormais les transformer, les industrialiser et les exporter avec davantage de valeur ajoutée.

الحمد لله رب العالمين وبالله التوفيق
📲 Retrouvez nos publications, analyses et rappels sur notre chaîne Telegram :
👉 https://t.me/DzPhoto
🇩🇿 DzPhoto — Algérie, actualités, analyses et informations
#Algérie #Phosphate #Industrie #Mines #Économie #Exportations #Annaba #Tébessa #BledElHadba #Tebboune #DZ
Modification interdite
1👍1
1
This media is not supported in your browser
VIEW IN TELEGRAM
Et on ne nous parle que du débarquement américain en Normandie, alors que la fin de la guerre était déjà proche…
Car l’État colonial français avait honte de reconnaître que des musulmans algériens avaient joué un rôle majeur, et qu’il aurait dû les remercier et les citer dans ses manuels scolaires !
Qu’attendre d’un peuple qui ne remercie pas le Maître des mondes et Lui donne des associés...
Ingratitude!
8
👍2
🌸Photo DZ 🍃
Photo
بسم الله الرحمن الرحيم


Quand on parle de l’histoire de la France, il faut distinguer le peuple français de l’État colonial français et des gouvernements qui ont construit et diffusé certains récits historiques.

Pendant des décennies, l’État colonial a produit une histoire qui mettait en avant sa propre grandeur tout en minimisant, voire en occultant, les violences commises dans les colonies.
En Algérie, la conquête s’est accompagnée de massacres, de déplacements forcés de populations, de villages détruits, de terres confisquées, de politiques de « terre brûlée » et de systèmes de camps et de regroupement.
Ces réalités ne sont pas des inventions récentes : elles sont documentées par les archives et par les travaux historiques.
Cette logique de réécriture ne s’est pas limitée à l’histoire coloniale.
La mémoire française de la Seconde Guerre mondiale a longtemps privilégié le récit d’une France résistante, notamment autour de figures comme Jean Moulin, alors que la réalité du régime de Vichy, de la collaboration d’État et de la participation française à la persécution des Juifs a été reconnue beaucoup plus tardivement et progressivement dans le récit national.

Et lorsqu’on évoque la Libération de la France, il faut également rappeler le rôle essentiel des soldats venus de l’Empire colonial.
Parmi eux, les tirailleurs algériens ont occupé une place majeure.
Des unités nord-africaines ont participé aux combats de la campagne d’Italie, au débarquement de Provence et à la remontée vers le nord de la France.
Les soldats algériens, marocains, tunisiens et sénégalais ont payé un lourd tribut pour une guerre menée au nom de la France.

Le paradoxe est particulièrement frappant : des hommes venus d’Algérie ont combattu et sont morts pour libérer la France alors que, dans le même temps, l’Algérie demeurait soumise au système colonial.
Beaucoup espéraient qu’après la victoire contre le nazisme, la question des droits et de la liberté des peuples colonisés serait enfin prise au sérieux.

Or, après la guerre, la domination coloniale continua, avec notamment les événements tragiques de mai 1945 dans le Constantinois, à Sétif et Guelma.
C’est précisément pour cela qu’il est important de regarder l’histoire dans son ensemble. Il ne s’agit pas d’accuser indistinctement « les Français », mais d’interroger les décisions de l’État colonial français, ses gouvernements, ses institutions et les récits qu’ils ont contribué à transmettre.

Une nation peut avoir résisté au nazisme et, en même temps, avoir pratiqué la domination coloniale. Elle peut avoir compté des résistants héroïques et avoir connu une collaboration d’État. Elle peut avoir reçu l’aide décisive de soldats coloniaux tout en maintenant ces mêmes peuples sous domination.
L’histoire devient plus juste lorsqu’elle cesse de choisir uniquement les épisodes qui permettent de construire un récit glorieux.

Se souvenir de tout, c’est aussi rendre leur dignité à ceux dont le rôle, les souffrances et les sacrifices ont trop souvent été relégués au second plan.

الحمد لله رب العالمين وبالله التوفيق

📲 Retrouvez nos publications, analyses et rappels sur notre chaîne Telegram :
👉 t.me/DzPhoto

🇩🇿 DzPhoto — Algérie, actualités, analyses et informations
#Algérie #France #Genocide #Palestine #sionisme #colonisation #collabo #Pétain #LouisXIV #FLN #DZ
Modification interdite
👍4🏆2
This media is not supported in your browser
VIEW IN TELEGRAM
Ô mon enfant,
3
بسم الله الرحمن الرحيم

🌿 IBN AL-JAWZÎ رحمه الله

« Pleure sur ton propre sort avant que l’on ne pleure sur toi.
Médite sur la flèche qui a été décochée en ta direction.
Lorsque tu vois un cortège funéraire, considère que c’est toi que l’on porte.
Et lorsque tu vois une tombe, imagine que c’est ta propre tombe.
Et considère le reste de ta vie comme un gain. »


📚 Al-Mudhich, page 298

تَذَكَّر... فَالْمَوْتُ حَقٌّ
Chaque jour qui t’est accordé est une occasion de te rapprocher d’Allah.

❤️ Rejoins ma chaîne Telegram
📲 T.me/DzPhoto

Rappels • Citations • Nature • Photos • Sérénité
5
🇩🇿 Quand Alger nourrissait la France

Une mémoire oubliée du blé algérien

---

«بسم الله الرحمن الرحيم»

Il est des pages de l’histoire que l’on croit connaître…

Il est des pages de l’histoire que l’on croit connaître parce qu’on nous les a racontées mille fois, mais dont on a soigneusement effacé certaines lignes.

L’histoire des relations entre la France et l’Algérie en est un exemple frappant.

Bien avant la conquête française de 1830, bien avant les récits coloniaux qui ont durablement façonné l’image de l’Algérie, la Régence d’Alger entretenait avec la France des relations commerciales importantes.

Et parmi les marchandises qui circulaient entre les deux rives de la Méditerranée, il en était une qui avait une importance vitale :

🌾 Le blé.

Car lorsque le pain venait à manquer, lorsque les récoltes françaises étaient insuffisantes et que la disette menaçait, le blé algérien pouvait devenir une ressource essentielle.

---

🌾 Le blé, une question de survie

La production céréalière de la Régence d’Alger prit une place considérable dans les échanges méditerranéens. À partir de la fin du XVIIᵉ siècle notamment, les exportations de blé vers la France se développèrent fortement, faisant de la France le principal débouché du blé algérien.

Cette histoire commerciale s’inscrit toutefois dans une période beaucoup plus longue, puisque les échanges céréaliers entre les deux rives de la Méditerranée remontent aux siècles précédents.

Il ne s’agissait donc pas d’une relation où l’Algérie aurait simplement reçu de la France.

La circulation des richesses allait dans les deux sens, et, dans certaines circonstances, la France avait besoin du blé produit sur les terres de la Régence.

C’est précisément ce que rappelle, à sa manière, un texte d’Étienne de Jouy.

---

📜 « Le Dey d’Alger »

Un témoignage français particulièrement révélateur

En 1813, Étienne de Jouy écrit son poème « Le Dey d’Alger ».

Deux ans plus tard, le 11 janvier 1815, il est élu à l’Académie française.

Ce détail est important : nous sommes encore très loin de la conquête de 1830.

Dans son poème, Jouy porte un regard étonnamment favorable sur le Dey et sur les Algériens. Il évoque notamment le rôle du Dey d’Alger et célèbre les guerriers algériens comme des « fils de la victoire ».

Ce témoignage prend une dimension particulière lorsqu’on le replace dans le contexte économique de l’époque.

La France avait bénéficié de fournitures de blé provenant de la Régence d’Alger, notamment pendant les années révolutionnaires.

Des fournitures effectuées entre 1793 et 1798 donnèrent naissance à une créance qui allait ensuite empoisonner les relations entre Alger et Paris pendant des décennies.

«Autrement dit, derrière les comptes, les cargaisons et les négociations diplomatiques, il y avait une réalité beaucoup plus simple : du pain.»

---

💰 Une dette oubliée

Et c’est peut-être là que se trouve l’un des paradoxes les plus saisissants de cette histoire.

La Régence d’Alger fournit du blé.
La France en bénéficie.

Mais le règlement des sommes dues devient ensuite un interminable conflit.

Les familles Bacri et Busnach étaient impliquées dans ces opérations commerciales et dans les revendications financières qui en découlèrent.

Le règlement de la dette traîna pendant des années. En 1819, une convention fixa finalement le solde à sept millions de francs.

Ainsi se dessine une histoire presque tragique :

**Hier, le blé.

Demain, la dette.

Puis, finalement, la rupture.**

Et cette rupture prendra une dimension historique majeure.

Le contentieux commercial ne fut évidemment pas l’unique cause de l’expédition française contre Alger. Mais cette dette occupa une place importante dans la dégradation des relations entre les deux États et dans les événements qui précédèrent la conquête de 1830.

---

🇩🇿 L’Algérie n’était pas seulement une terre convoitée : elle était aussi une terre qui donnait

C’est précisément cette réalité que les récits simplificateurs ont tendance à faire disparaître.
5
(Suite)

L’Algérie d’avant 1830 n’était pas simplement une terre que la France allait « découvrir », « organiser » ou « développer ».

Elle possédait ses propres structures politiques, économiques et commerciales.

Elle produisait, exportait, commerçait et participait depuis longtemps aux grands circuits méditerranéens.

Et le blé était au cœur de cette économie.

Des travaux historiques consacrés au commerce céréalier entre l’Algérie et la France montrent l’importance des exportations de blé algérien sur plusieurs siècles, du XVIᵉ au XIXᵉ siècle.

Il faut donc se méfier d’une lecture de l’histoire qui commencerait en 1830 comme si tout ce qui précédait n’avait été qu’un décor.

«L’Algérie avait une histoire avant la colonisation.»

Elle avait une économie.

Elle avait une agriculture.

Elle avait des échanges.

Et elle avait, dans certaines périodes de crise, quelque chose dont les autres avaient besoin :

son blé.

---

🤝 Une histoire de générosité ? Oui, mais surtout une histoire d’interdépendance

Il serait cependant trop simple de transformer toute cette histoire en une opposition manichéenne entre une Algérie généreuse et une France éternellement ingrate.

Les échanges commerciaux obéissaient aussi à des intérêts économiques, politiques et diplomatiques.

L’Algérie n’expédiait pas nécessairement du blé comme un acte de charité, et la France n’était pas simplement une puissance passive recevant des secours.

Mais cela ne change pas le fait essentiel :

«dans les moments où le blé manquait, les céréales algériennes avaient une valeur stratégique et humaine considérable.»

C’est justement cette réalité que l’histoire mérite de remettre au centre.

Car une cargaison de blé n’est pas une simple marchandise lorsqu’une population manque de pain.

Elle peut représenter des milliers de repas.

Elle peut calmer une crise.

Elle peut empêcher une famine.

Elle peut même, à l’échelle d’un État, contribuer à préserver l’ordre social.

---

⚔️ Et puis vint l’oubli

Voilà peut-être le véritable paradoxe.

Quelques années seulement après les opérations commerciales qui avaient placé la France en position de débitrice, les rapports de force allaient radicalement changer.

En 1830, la France débarque à Alger.

La puissance qui avait eu besoin du blé algérien devient la puissance qui impose sa domination sur le territoire qui le produisait.

Le souvenir du fournisseur disparaît progressivement derrière l’image du territoire à conquérir.

C’est là que l’histoire devient particulièrement amère.

«Un peuple peut être indispensable un jour et méprisé le lendemain.»

Une nation peut être recherchée pour ses ressources, sollicitée pour son commerce, courtisée pour ses produits — puis, lorsque les rapports de force changent, être présentée comme arriérée, incapable ou étrangère à l’histoire.

C’est précisément contre cet effacement de la mémoire qu’il faut relire les témoignages de l’époque.

---

📖 Étienne de Jouy nous rappelle quelque chose d’essentiel

Le plus intéressant, dans « Le Dey d’Alger », n’est peut-être pas seulement ce que Jouy dit du Dey.

C’est le fait qu’un écrivain français de cette époque puisse parler de l’Algérie avec respect et reconnaître sa puissance, son rôle et la valeur de ses hommes.

Et il faut replacer ce témoignage dans son contexte :

Jouy écrit son poème en 1813 ; il sera élu à l’Académie française en 1815.

Nous sommes donc face à une voix française de premier plan qui témoigne, avant la conquête, d’une réalité très différente de celle que les récits coloniaux ultérieurs ont souvent imposée.

---

🌾 Se souvenir du blé, c’est se souvenir d’une autre histoire

Se souvenir des cargaisons de blé algérien, ce n’est pas chercher à inverser une propagande par une autre.

Ce n’est pas prétendre que l’Algérie aurait toujours « sauvé » la France dans toutes ses crises.

C’est plus simplement rappeler un fait que l’on a trop souvent oublié :
(Suite)

«les relations entre les deux rives de la Méditerranée existaient bien avant 1830, et la France elle-même a connu des périodes où elle avait besoin des productions de la Régence d’Alger.»

Cette histoire est ancienne.

Les échanges céréaliers remontent à plusieurs siècles, et les travaux historiques montrent l’importance du commerce du blé entre l’Algérie et la France du XVIᵉ au XIXᵉ siècle.

Alors oui, il faut parler du blé.

Il faut parler des dettes.

Il faut parler des années de famine et de disette.

Il faut parler des marchands, des navires, des ports et des cargaisons.

Mais surtout, il faut parler de mémoire.

Car avant que l’Algérie ne soit présentée comme une terre à conquérir, elle avait déjà été, pour la France, une terre avec laquelle on commerçait, une terre dont on recherchait les récoltes, une terre dont les ressources pouvaient contribuer à nourrir les populations.

Et lorsque l’on relit aujourd’hui les vers d’Étienne de Jouy, on mesure toute la distance entre cette réalité et certaines représentations ultérieures.

---

🇩🇿 L’histoire ne commence pas en 1830.

Et avant d’être une colonie française, l’Algérie fut, pendant des siècles, un pays méditerranéen producteur, commerçant et exportateur — un pays dont le blé traversa la mer pour aller nourrir d’autres peuples.

Cette mémoire-là mérite d’être retrouvée.

Non pour fabriquer une nouvelle légende.

Mais pour rendre à l’histoire une chose essentielle :

sa complexité, sa réciprocité et sa vérité.

---
📲 Retrouvez nos publications, analyses et rappels sur notre chaîne Telegram :
👉 t.me/DzPhoto

🇩🇿 DzPhoto — Algérie, actualités, analyses et informations

#Algérie #France #blé #dette #colonisation #grenier #FLN #DZ

Modification interdite
3
👍4
بسم الله الرحمن الرحيم

Ci-dessous le poème de notre frère Abou Aïcha elmurçi.
Qu’Allah Ta'ala le récompense.

🌾 Poème — L’État français…

---

L’État français n’avait rien à manger.

Ils se sont rendus à Alger
pour s’agenouiller et mendier
devant le Hussein Dey, qui leur a donné, par pitié.
Puis ils sont repartis bien satisfaits.

Mais malgré cela, ils se sont retournés,
remplis de vanité,
envers nous qui les avons aidés et rassasiés,
sans aucune fierté ni dignité,
dépourvus de loyauté.

Ils nous ont attaqués par traîtrise avec leurs armées,
puis assassiné ceux qui résistaient,
pillé nos denrées,
torturé nos aînés
et fini par coloniser nos contrées.

Nos anciens, qui ne leur avaient rien réclamé
de ce qu’ils leur avaient donné avec bonté,
qui souhaitaient uniquement vivre en paix,
à l’ombre des minarets et de ses mosquées,
dans l’adoration exclusive d’Allah, l’Exalté,
puis dans le suivi de Son Messager, le bien-aimé ﷺ.

Un jour, ils se sont révoltés contre ces damnés.
Notre Seigneur, l’Adoré, ne laisse pas tomber les opprimés,
et ces derniers, nos pères et mères,
ont fini par les chasser.

Repartis comme ils avaient débarqué,
tout au début, la tête baissée, dans un état délabré.

Mais malgré les années passées,
ils n’ont jamais voulu accepter
que nous soyons enfin libérés.

Rancuniers et vexés, ils continuent de nous accuser
de toute contre-vérité,
comme des chiens enragés, assoiffés de méchanceté,
en essayant de nous faire plier
par des hostilités lancées contre notre identité,
en nous désignant comme le problème à régler.

De leur animosité
et du sang qu’ils ont fait verser,
nous n’avons rien oublié.

Notre peuple et notre vaillante ANP
veillent sur notre souveraineté et notre islamité,
sous la protection d’Allah, Le Loué.

Ainsi, en toute sérénité,
avec la science éclairée de nos savants bien guidés,
de nos gouverneurs à qui nous devons fidélité,
nous continuerons à faire face aux difficultés
qu’ils nous ont laissées
et combattrons les idées dépravées
qu’ils ont semées dans notre société.

À édifier et préserver
notre chère Algérie que nous ont léguée nos aïeux,
en martyrs, pour leurs héritiers, ils sont tombés.

Toujours enragés et entêtés,
excités par l’idée d’un « retour »,
d’une vengeance ensanglantée,
ils seront obligés de comprendre
que le présent n’est plus le passé
et qu’ils seront humiliés
pour tout le mal qu’ils ont engendré.

Vous finirez oubliés,
empêtrés dans votre médiocrité
et jetés dans les poubelles de l’histoire de l’humanité.

Le Jour du Jugement dernier,
il vous sera demandé de vous expliquer
pour tout ce que vous nous avez fait,
et croyez-nous, Allah, Le Glorifié,
saura vous juger selon ce que vous méritez.

L’État colonial français…

🖋Abou Aïcha elmurçi


📲 Retrouvez nos publications, analyses et rappels sur notre chaîne Telegram :
👉 t.me/DzPhoto

🇩🇿 DzPhoto — Algérie, actualités, analyses et informations

Modification interdite
7👍1
J'aimerais bien lancer un petit concours de poèmes avec divers sujets à chaque fois et quelques-uns seront affichés sur ce groupe.
Est-ce que vous êtes intéressé ?
Anonymous Poll
74%
Oui
26%
Non