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Dextra s’est fixé comme objectif d’être un laboratoire d’idées centré sur la formation politique. Nous organisons chaque vendredi soir des conférences.

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D’aucuns répondent à l’impasse réformatrice par un appel à l’action révolutionnaire. Effort vain encore une fois. Le temps des coups de force est passé, Léon Trotski a été vaincu par Curzio Malaparte, et le rêve du grand soir s’éteint dans la nuit des sociétés de surveillance policière. Les avertissements dystopiques orwelliens se sont incarnés dans la réalité et nulle grande puissance ne redoute le passage à l’acte.

D’autres recommandent en alternative la voie marxienne de l’accélérationnisme, qui considère le capitalisme comme un mal nécessaire ne pouvant que s’auto-détruire, si besoin avec un peu d’aide, en s’alienant le prolétariat et en se heurtant aux limites de nos ressources. Ceux-là ne prennent pas en compte la capacité d’adaptation du techno-capitalisme dont la grande force consiste à transformer ses obstacles en atouts. Ainsi les crises économiques des années 2000 auront permis la mutation des marchés en un système de stress financier permanent permettant de peser sur le pouvoir de négociation des plus faibles : les travailleurs. Ou bien encore la crise sanitaire, pure produit de la mondialisation des flux, qui aura permis la mise en place de grands axes économiques comme le Grand Reset, en grande partie grâce à la passivité des populations conjugués à l’augmentation du contrôle des libertés en temps de crise.

Face à cela, croyants ou non, nous nous retrouvons face au même constat que saint Jean : bien que nous refusions d’être “de ce monde”, nous sommes désormais contraints de trouver d’autres solutions pour survivre “dans ce monde”.
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Préférez-vous que nos conférences aient lieu le vendredi soir ou le samedi ?
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Vendredi soir (comme toujours)
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Samedi (depuis la pandémie)
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Ça m'est égal
La prudence est prise de risque

La crise sanitaire actuelle interroge, exaspère, mais vient surtout titiller le tout venant, qu’il soit le boucher du coin ou l’intello de la haute. Tous sentent que quelque chose cloche, tous ont cette intuition mystérieuse que la gestion gouvernementale vise à côté, une fois n’est pas coutume. Même si la plupart vont étouffer ce pressentiment en allumant robotiquement BFM, il est nécessaire d’explorer les raisons de cet agacement généralisé, du moins, en explorer une : la vision du risque dans notre société.
Aujourd’hui, on entend par risque la possibilité qu’un élément considéré comme mal advienne. L’opinion commune semble donc nous dicter que le risque est lié à l’idée d’une nuisance potentielle, incertaine. Le gouvernement ne cherchant surtout pas à dépasser ni même interroger cette pensée commune, endosse cette acceptation du risque, et dès lors on comprend aisément que l’attitude première est de limiter à tout prix les effets de ce dernier. Ainsi, la présente situation en est le parfait exemple: la vision péjorative du risque aujourd’hui mène à faire du principe de précaution l’alpha et l’oméga de toute décision.

Mais à quoi bon tenter d’éliminer le risque à tout prix ? Ne soyons pas dupes, les conséquences sont terribles. Très concrètement, à l’heure actuelle, au nom du sacrosaint risque de contamination, on empêche le français de vivre pour ne surtout pas qu’il meurt. Alors comment prendre le contre pied de cette politique plus meurtrière que le pangolin lui-même ? En creusant, et en comprenant que c’est finalement deux visions de l’homme qui s’opposent. En un an et demi de covid, on a réussi à vous faire croire que l’homme n’est plus ni animal raisonnable, ni animal social, et encore moins animal politique. Aristote est bien mignon, mais son anthropologie ne permettant pas de justifier le bal des confinements, elle dégage. L’homme est désormais un danger à lui tout seul, potentiel porteur de virus, on le cache en exigeant qu’il consomme à outrance. Toutefois, en retrouvant une vision positive du risque, on peut retrouver une vision constructive et fondatrice de l’homme.
En 40, c’est Simone Weil qui est convoquée par le Général de Gaulle, qui souhaitait une nouvelle Déclaration des droits de l’homme, soit un nouveau texte capable de véhiculer une définition universelle de ce dernier. Cet écrit formera l’Enracinement publié en 1949 sous la direction de Albert Camus. A cette occasion, Simone Weil est formelle : le risque n’est pas un danger mais une nécessité. Dans cette œuvre, elle nous livre : “ Le risque est un besoin essentiel de l’âme. L’absence de risque suscite une espèce d’ennui qui paralyse autrement que la peur, mais presque autant. (…) L’absence de risque affaiblit le courage au point de laisser l’âme, le cas échéant, sans la moindre protection intérieure contre la peur”.

Avec la philosophe, il paraît urgent de reconsidérer l’appréhension que nous avons du risque et d’envisager celui-ci non pas comme un danger absolu, mais bien comme un élément naturel dont l’existence est directement liée à la nature raisonnable de l’Homme. Autrement-dit, la conscience du risque dans nos vies conduit non pas à l’inaction mais bien au dépassement de soi et à l’accomplissement d’actes audacieux. Sans risque, l’homme ne choisit plus, ne délibère plus, n’accorde plus de valeur à ses décisions, ne vit plus en somme.
Ainsi, si le principe de précaution, principe selon lequel on agit toujours en tentant d’éviter des potentielles conséquences néfastes, reste le principe fondateur de nos sociétés, alors on tue l’homme en tuant son courage et en affamant son âme. Face à ce principe stérile, exerçons plutôt la vertu de prudence, vertu nous permettant de discerner les meilleures moyens pour la meilleure fin, mais cette vertu pratique pousse avant tout à l’action. Elle pousse l’homme à délibérer certes, mais pour mieux agir, tout en sachant que le risque de se tromper demeure en tant qu’il est le fioul de notre existence. Le voila, le contre pied !

La tétanie ambiante face au risque paralyse, et pousse, au nom du principe de précaution, à clamer des absurdités telles que “restez chez vous, sauvez des vies”. Relisez ou lisez tout simplement Simon Weil, comprenez ce qu’est l’homme, quels sont ses besoins, soignez votre âme, aimez le risque, et ainsi : sortez de chez vous, sauvez des vies !
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RAPPEL : reprise des conférences demain soir. Contactez-nous pour l’adresse.

Conférence Dextra du 21/05 : “Hermès philosophe”

Chers amis, chers camarades,

La conférence originellement prévue n'ayant pu avoir lieu, nous avons la joie de recevoir à nouveau Rémi Soulié.

Philosophe, critique littéraire et essayiste français, il est un orateur régulier dans notre cercle.

Il interviendra pour développer les thèmes de son dernier ouvrage : “Les Métamorphoses d’Hermès : Hermétisme et herméneutique”.

Nous nous retrouvons dans le XIIIème arrondissement. N’hésitez pas à nous contacter si vous désirez l’adresse précise (@DextraContact_bot).

ATTENTION : retour des conférences le vendredi soir.

Conférence à 19h. Merci d’être ponctuels !

À vendredi !

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Ruralité, ô mon fantasme

Depuis maintenant une vingtaine d’années, le phénomène des néo-ruraux devient un phénomène de société à tel point que la région du Limousin a organisé à quatre reprises une « foire nationale de l’installation en milieu rural », la dernière a eu lieu en 2007.On estime que 600 à 800 000 personnes ont quitté les territoires métropolitains entre 2015 et 2018 pour s’installer dans des espaces ruraux.
Ce nouveau rêve français peut révéler des mauvaises surprises, loin des images de blé dorés, de pâtures broutées par les vaches, de paysannerie joviale et festive…

Les néo-ruraux sont-ils, au fond, si différent des colons qui viennent apporter, ou du moins le pense-t-il, la richesse économique ou culturelle ?

Souvent citoyens engagés, les néo-ruraux investissent le conseil municipal pour y porter leur projet d’universalisme, de « tiers lieu », pour y développer leur festivisme incessant qui remplace fêtes populaires ou traditionnelles par une agriculture de sculpteurs, de créateurs, d’artistes…

Les valeurs urbaines se heurtent aux valeurs plus conservatrices des autochtones : aménagement du territoire, construction d’équipements, délocalisation des services urbains…
Le conflit peut se nouer autour de la chasse, véritable mode de vie et passion partagée par les ruraux souvent incompris des néo-ruraux.

Il faut dire que la ruralité, la campagne n’est pas plus silencieuse que la ville, elle a des sonorités différentes : clochers, poules, coq, vaches, coups de fusil, tracteur… auquel il faut s’habituer.

Interrogés par IPSOS en 2003, les néo-ruraux considèrent que les difficultés d’adaptation à la vie locale et d’intégration à la population locale sont les deux principaux factures d’échec des installations à la campagne.

Pour les néo-ruraux qui sont souvent des CSP+, le voisinage d’ouvriers, de petits employés ou d’artisans qui habitent les territoires ruraux peut être vécu comme une dégradation.

L’idéal des néo-ruraux est résumé dans l’hymne de campagne de Tryo « Assieds-toi près d’un vieux chêne et compare le à la race humaine (…) mérite-t-il les coups de hache qui le saignent ? »
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Chers amis, chers camarades,
Pour la dernière conférence du cycle 2020-2021, Dylan, le président de Dextra, interviendra pour une conférence de clôture.
Il sera dressé un bilan de l'année militante (actions, productions intellectuelles, cycle de conférence, etc).
Nous évoquerons également les grandes lignes de l'année à venir.
Nous vous attendons nombreux et ponctuels pour ce rendez-vous important.
Nous nous retrouvons dans le XIIIème arrondissement, n'hésitez pas à nous contacter pour connaitre l'adresse précise.
A vendredi !
Le care et la care economy, le soin et l’économie du soin

https://dextra.fr/le-care-et-la-care-economy-le-soin-et-leconomie-du-soin/
Conf Dextra 28/05 : Chaloupe à toute épreuve - Conférence de clôture

Chers amis, chers camarades,

Pour la dernière conférence du cycle 2020-2021, Dylan, le président de Dextra, interviendra pour une conférence de clôture.

Il sera dressé un bilan de l'année militante (actions, productions intellectuelles, cycle de conférence, etc...).

Nous évoquerons également les grandes lignes de l'année à venir.

Nous vous attendons nombreux et ponctuels pour ce rendez-vous important.

Nous nous retrouvons dans le XIIIème arrondissement à19 heures, n'hésitez pas à nous contacter pour connaître l'adresse précise.

À vendredi !

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Trucs et astuces pour participer à une manif de gauche en sous-marin

https://dextra.fr/trucs-et-astuces-pour-participer-a-une-manif-de-gauche-en-sous-marin/