Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune Monday, March 19, 2018.
Cameroon Tribune du lundi, 19 mars 2018.
​​Visite d’Etat en Chine: Paul Biya en route pour PĂ©kin

Grégoire DJARMAILA

Accompagné de son épouse, Chantal Biya, le président de la République, Paul Biya a quitté Yaoundé hier en fin de matinée à destination de la capitale chinoise.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya a entamĂ© hier son pĂ©riple vers l’Empire du Milieu. AccompagnĂ© de la premiĂšre dame, Chantal Biya, le chef de l’Etat a quittĂ© YaoundĂ© hier en fin de matinĂ©e Ă  destination de PĂ©kin, dans le cadre de la visite d’Etat qu’il effectue du 22 au 24 mars 2018 en RĂ©publique populaire de Chine, Ă  l’invitation de son homologue chinois, Xi Jinping. DĂšs 9h, le dĂ©cor pour le dispositif d’au revoir Ă©tait dĂ©jĂ  plantĂ© au pavillon prĂ©sidentiel de l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen.

Les inconditionnels du site que sont les militants de la section RDPC de la Mefou-et-Afamba Sud, les membres de la Jeunesse active pour Chantal Biya (JACHABI) et les femmes et filles de la Haute-Sanaga, Nkon Koa sont venus agrĂ©menter cette cĂ©rĂ©monie protocolaire d’au revoir. C’est Ă  11h30 que Paul et Chantal Biya arrivent Ă  l’aĂ©roport international de YaoundĂ© Nsimalen. Le dispositif protocolaire s’étoffe de nouvelles figures.

Outre le prĂ©sident du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Cavaye Yeguie Djibril, le ministre secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central du RDPC, Jean Nkuete et d’autres personnalitĂ©s, on note l’entrĂ©e en scĂšne pour la premiĂšre fois du ministre, directeur du Cabinet civil, Samuel Mvondo Ayolo, du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Elung Paul Che et du directeur adjoint du Cabinet civil, Oswald Baboke. Avant de serrer la main Ă  toutes ces personnalitĂ©s, le couple prĂ©sidentiel effectue un geste sympathique Ă  l’endroit des groupes de danse qui rivalisent d’animation dans la cour externe du pavillon prĂ©sidentiel.

Une fois Ă  l’intĂ©rieur de la loge prĂ©sidentielle, le chef de l’Etat s’entretient pendant de longues minutes avec le ministre, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Pendant ce temps, la premiĂšre dame Ă©change, au salon attenant, avec les Ă©pouses des plus proches collaborateurs du chef de l’Etat. Quelques minutes plus tard, les « deux invitĂ©s » du couple prĂ©sidentiel chinois s’orientent vers l’aĂ©ronef affrĂ©tĂ© pour la circonstance.

Au passage, ils serrent la main pour la derniĂšre fois aux personnalitĂ©s sus-citĂ©es. Avant que le couple prĂ©sidentiel n’embarque Ă  bord de l’avion, le prĂ©sident du SĂ©nat, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique et le chargĂ© d’Affaires par intĂ©rim de l’Ambassade de Chine au Cameroun, SUN WEI sont au bas de la passerelle pour lui souhaiter un bon voyage. Il Ă©tait 12h02 minutes quand le Boeing 777-200 ayant Ă  son bord, Paul et Chantal Biya a dĂ©collĂ© de l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen en direction de la RĂ©publique populaire de Chine.
​​Logistique Ă©lectorale: tout est prĂȘt pour le scrutin de dimanche

MESSI BALA

Le DGE a supervisĂ© vendredi dernier le conditionnement et l’acheminement des documents Ă©lectoraux.

En principe, ce lundi 19 mars 2018, tous les documents Ă©lectoraux sont supposĂ©s ĂȘtre arrivĂ©s dans les centres de vote Ă  travers le territoire national. Ce sont les assurances donnĂ©es, vendredi 16 mars dernier, Ă  Abdoulaye BabalĂ©, directeur gĂ©nĂ©ral des Elections (DGE), en visite au quartier gĂ©nĂ©ral de la sous-commission logistique des Ă©lections sĂ©natoriales. Le DGE est allĂ© superviser le conditionnement des documents Ă©lectoraux destinĂ©s aux 81 bureaux et centres de vote du scrutin de dimanche prochain.

Bulletins de vote, procĂšs-verbaux, fiches de dĂ©compte, encres indĂ©lĂ©biles, ou guides des Ă©lections 
 sont classĂ©s par bureau de vote. Et tous les documents de chaque bureau de vote sont rangĂ©s dans un carton. Ces cartons sont rassemblĂ©s par rĂ©gion pour faciliter leur transport et leur acheminement dans les agences dĂ©partements d’Elecam, Ă©tant entendu que l’élection se dĂ©roule au niveau de chaque dĂ©partement. « Ces documents Ă©lectoraux vont retrouver les urnes, isoloirs, listes de votants dĂ©jĂ  disponibles dans les centres et bureaux de vote sur le terrain», a expliquĂ© Abdoulaye BabalĂ©.

Le pari du DGE est de mettre Ă  disposition toute la logistique Ă©lectorale au moins une semaine avant le scrutin. Les prĂ©sidents des bureaux de vote sont Ă©galement connus et ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s parmi la chaĂźne d’intervenants du processus Ă©lectoral. Le DGE a soulignĂ© vouloir par-lĂ , dĂ©montrer le caractĂšre transparent du travail fait par Elecam. L’organe en charge de l’organisation des Ă©lections continue nĂ©anmoins d’interpeller les deux partis politiques qui n’ont pas encore retirĂ© leurs bulletins de campagne Ă  le faire auprĂšs de la SociĂ©tĂ© de Presse et d’Editions du Cameroun (SOPECAM).
Normalisation dans le Nord-Ouest : le MINAT transmet le message de paix

Rousseau-Joël FOUTE

Vendredi dernier Ă  Bamenda et Ă  Batibo, le ministre Paul Atanga Nji a Ă©galement invitĂ© les jeunes armĂ©s qui se cachent encore dans la forĂȘt Ă  se rendre. Il a dĂ©clarĂ© qu’ils ne seront pas poursuivis dans ce cas.

C’est sous le signe de la paix, du dialogue, de la sensibilisation et de l’éducation des jeunes que le ministre de l’Administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji, a placĂ© sa premiĂšre visite de travail, dans sa rĂ©gion d’origine le Nord-Ouest, suite Ă  sa nomination Ă  ce poste gouvernemental par le chef de l’Etat, le 2 mars 2018. L’arbre de paix que lui ont remis les chefs traditionnels (fons) Ă  son arrivĂ©e vendredi, peu avant 10 h Ă  Matazem, arrondissement de Santa, Ă©tait une indication que le MINAT est venu en apĂŽtre de la paix et du dialogue.

AprĂšs son accueil par les autoritĂ©s administratives locales, avec Ă  leur tĂȘte le gouverneur de la rĂ©gion du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique et par des populations et des militants du RDPC en liesse, le cortĂšge du MINAT a mis le cap sur Bamenda. Dans la salle de confĂ©rences des services du gouverneur, il a tenu une rĂ©union avec les autoritĂ©s administratives et les responsables locaux des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©.

Peu aprĂšs 12h, au sortir de la concertation qui s’est dĂ©roulĂ©e Ă  huis clos, Paul Atanga Nji a dĂ©clarĂ© Ă  la presse que le prĂ©sident de la RĂ©publique l’a chargĂ© de transmettre Ă  ces autoritĂ©s ses fĂ©licitations et ses remerciements pour leur professionnalisme. Parce que depuis bientĂŽt 16 mois, a-t-il rappelĂ©, elles ont pu gĂ©rer les perturbations qui sont orchestrĂ©es par un groupe de terroristes.

Les forces de dĂ©fense ont Ă©tĂ© l’objet de plusieurs provocations mais ont gardĂ© leur sang froid, a-t-il ajoutĂ©. Avant de prĂ©ciser que le gouverneur, les prĂ©fets, les sous-prĂ©fets et les leaders religieux ont contribuĂ© chacun Ă  son niveau, pour que le calme revienne. « Vous pouvez constater que depuis Santa jusqu’à Bamenda, dans les rues, les populations vaquent Ă  leurs occupations. Le chef de l’Etat a toujours travaillĂ© pour ce grand Cameroun respectĂ©, uni et indivisible. Donc, nous sommes venus transmettre le message de dialogue aux populations et le message de fĂ©licitations aux forces de sĂ©curitĂ© » a-t-il conclu sur ce point.

Remise des armes
Le convoi du MINAT a ensuite pris la direction de Batibo, arrondissement situĂ© dans le dĂ©partement de la Momo, toujours dans la rĂ©gion du Nord-Ouest. Dans la salle de rĂ©union de la mairie de Batibo, en prĂ©sence de Mme Mbah Acha Rose, ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© du ContrĂŽle supĂ©rieur de l’Etat (CONSUPE), le MINAT a tenu une autre rĂ©union. Cette fois-ci avec les autoritĂ©s administratives et traditionnelles locales ainsi qu’avec les reprĂ©sentants des conducteurs de motos-taxis.
​​On sait que Batibo a dĂ©frayĂ© la chronique ces derniĂšres semaines du fait de l’enlĂšvement de son sous-prĂ©fet et du rapt dans cette localitĂ© du dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional pour le ministĂšre des Affaires sociales, par des individus se rĂ©clamant du mouvement sĂ©cessionniste. Ici aussi, le MINAT a transmis le message dĂ©livrĂ© Ă  Bamenda. Avant d’inviter les fons prĂ©sentĂ©s comme les auxiliaires de l’administration Ă  collaborer avec les pouvoirs publics pour ramener la paix car, lancera-t-il, « nous avons un ennemi commun : ce sont les sĂ©cessionnistes ».

Il a demandĂ© aux populations de ne pas insulter ou molester leurs chefs traditionnels, qui sont des personnages sacrĂ©s dans la rĂ©gion des grassfields. Il les a par ailleurs exhortĂ©s Ă  travailler pour que les jeunes partis en forĂȘt avec des armes reviennent. « S’ils sortent, on ne va pas les arrĂȘter, comme c’était le cas hier (Ndlr : jeudi dernier), lorsque sept jeunes sont sortis de la forĂȘt et ont remis leurs armes aux autoritĂ©s », a promis le MINAT. Selon lui, le partenariat entre l’autoritĂ© administrative et les fons doit s’étendre aux conducteurs de moto-taxis ou « bendskineurs ».

Pour sa part, le CONSUPE a annoncĂ© qu’elle a fait Ă©tablir 100 permis de conduire au profit des motos-taximen. Elle a aussi annoncĂ© qu’elle Ɠuvre pour le financement des projets agropastoraux des jeunes de la localitĂ©, raison pour laquelle « ils ne doivent plus suivre ceux qui appellent Ă  la division du pays. Pour matĂ©rialiser le nouvel esprit qui doit exister entre l’administration et les « benskineurs », le MINAT a remis Ă  leurs reprĂ©sentants des casques et des chasubles numĂ©rotĂ©s afin qu’ils exercent dĂ©sormais leur activitĂ© conformĂ©ment Ă  la rĂ©glementation. Il leur a enfin demandĂ© de sensibiliser leurs collĂšgues afin qu’ils se fassent recenser et qu’ils dĂ©noncent Ă  l’avenir toute activitĂ© suspecte ou illĂ©gale dans leurs rangs.
​​Paludisme, Sida et tuberculose : 108 milliards pour intensifier la lutte

Alfred MVOGO BIYECK

Ils ont été octroyés au Cameroun vendredi dernier par le Fonds mondial de lutte contre ces maladies.

Il n’a pas boudĂ© son plaisir, le ministre de la SantĂ© publique, Ă  l’occasion de la cĂ©rĂ©monie de lancement officiel de l’accord de subventions du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, vendredi dernier YaoundĂ©. 108 milliards de F, c’est le gracieux don mis Ă  la disposition du Cameroun, pour la seule pĂ©riode 2018-2020, afin de rĂ©duire Ă  leur plus simple expression, ces maladies qui endeuillent chaque jour de nombreuses familles, et mettent Ă  mal le tissu socio-Ă©conomique.

Pour AndrĂ© Mama Fouda, qu’assistaient le secrĂ©taire d’Etat Ă  la SantĂ© publique Alim Hayatou, l’ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibaut, les reprĂ©sentants des ambassadeurs des Etats-Unis, du Royaume d’Espagne et de l’OMS, la regional manager du Fonds mondial, Tina Glaser, l’occasion Ă©tait toute indiquĂ©e pour magnifier la coopĂ©ration internationale et dire merci aux donateurs.

Merci, pour ces efforts devant participer Ă  l’amĂ©lioration de la santĂ© des populations. Et il faut souligner que depuis le dĂ©but de la coopĂ©ration entre le Cameroun et le Fonds mondial en 2003, c’est la premiĂšre fois qu’un tel niveau de financement est atteint. En 15 ans de coopĂ©ration, c’est au total 230 milliards de F qui ont Ă©tĂ© allouĂ©s au Cameroun, pour 15 accords de convention signĂ©s, dont sept pour le Vih, cinq pour le paludisme et trois pour la tuberculose.

Ce don va essentiellement servir, pour le sida, au dĂ©pistage, au traitement, Ă  la prise en charge et au suivi des personnes vivant avec le Vih. Ainsi qu’à la prĂ©vention de la transmission mĂšre-enfant, au renforcement du systĂšme d’approvisionnement, Ă  la promotion de l’utilisation des prĂ©servatifs, Ă  la lutte contre la stigmatisation et la discrimination, entre autres.

Pour le paludisme, à la lutte anti vectorielle (distribution de 12 millions de moustiquaires), au traitement préventif intermittent chez la femme enceinte, à la prise en charge des cas de paludisme et au renforcement du systÚme communautaire. Pour la tuberculose, à la recherche active des cas de tuberculose, à la notification de ces traitements, à leur diagnostic et au traitement de la maladie multi résistante et au dépistage du Vih chez les patients tuberculeux.

Et d’appeler, dans le sillage des partenaires internationaux, les diffĂ©rents programmes au front de la lutte contre ces maladies, d’engager immĂ©diatement les activitĂ©s qui ont soutenu leurs requĂȘtes, Ă  se mobiliser, continuer les efforts et tout mettre en Ɠuvre pour que les objectifs que nous nous sommes fixĂ©s Ă  nous-mĂȘmes, soient atteints. Pour un Cameroun dĂ©barrassĂ© de ces trois maladies.
​​Peace Process: Minister Urges Secessionists To Surrender

#Politique
AMINDEH Blaise ATABONG

Paul Atanga Nji of Territorial Administration has urged the youth to voluntarily lay down their arms and come out of the bushes and the State would not arrest them.

Armed separatists in the North West Region, especially in Batibo, have been called upon to come out of the bushes where they are hiding and lay down their arms. Should they do so voluntarily, Paul Atanga Nji, Minister of Territorial Administration said the State won’t arrest arrest them, talk less of prosecuting.
Minister Paul Atanga Nji made the call while on a working visit to the North West Region, Friday March 15.

It was his first official visit following the March 2, 2018 cabinet reshuffle. Minister Atanga, who was accompanied to Batibo by the Minister Delegate at the Presidency in charge of the Supreme State Audit Office, Mbah Acha Rose Fomundam, took the message of peace to the people. While telling Batibo denizens that peace is necessary for sustainable development, he insisted on the need to jealousy preserve national unity.

According to the Minister, the youths who are hiding in the bushes, from where they carry out sporadic attacks targeting civilian and military persons, are not doing themselves any good. Drawing inspiration from the Holy Bible, Atanga Nji called on the youths to respect God’s commandments and desist from killing, kidnapping, burning as well as looting State and personal properties. “We have to build the country together,” Atanga implored the youths, before urging traditional rulers of Batibo Sub-division to put in efforts to get the youth integrated into the community.

It should be noted that in the night of March 15, security sources told Cameroon Tribune that seven secessionists came out from their hiding and laid down their arms in Batibo. The seven (names withheld for security reasons) have since returned to normal life.

The outing in Batibo was equally an occasion for Minister Atanga to gift safety equipment to some commercial motorbike riders. He called on them to regularize their activity in accordance with the law and to desist from criminal acts. Just like he did to Fons, Atanga handed peace plants to the bike riders to go back to the communities and be vectors of peace.

Minister Atanga also used his visit to the North West region to convey the Head of State’s congratulations to administrative and security officials for thus far handling with tact the situation in the region. He held a strategic meeting with Senior Divisional officers of the region during which the Territorial Administration boss dished out special instructions. He also had an in camera meeting with top security officials of the region.
​​« Il faut un front uni contre les terroristes »

#Politique
Rousseau-Joël FOUTE

Paul Atanga Nji, Ministre de l’Administration territoriale.

Quel message transmettez-vous aux populations ?

Le message du prĂ©sident de la RĂ©publique est clair : c’est un message de dialogue adressĂ© aux populations. Tout en disant Ă  ceux qui sont encore en train de commettre des actes de terrorisme, que le moment est venu de se reconvertir, pour la simple raison que le dĂ©sordre ne profite Ă  personne. Et puis, le chef de l’Etat a fait preuve de beaucoup de tolĂ©rance. Dans le souci d’Ɠuvrer pour l’apaisement, il y a des gens qui ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s. La justice va s’occuper de ceux qui sont entre ses mains. Donc, chacun doit travailler pour que le calme revienne dans les deux rĂ©gions.

Quel rĂŽle doivent jouer les chefs traditionnels dans cette dynamique ?

Les chefs traditionnels sont les auxiliaires de l’administration et Ă  ce titre, ils jouent un rĂŽle-clĂ©. Je leur dis que le chef de l’Etat compte sur eux. Car eux-mĂȘmes, il y a 30 ou 35 ans, ont donnĂ© au chef de l’Etat le titre de fon des fons. Les chefs traditionnels qui gĂšrent un territoire doivent apporter leur contribution pour la normalisation de la situation.

Car ce sont eux qui doivent apporter le renseignement en ce qui concerne ceux qui sont dans la brousse, qui tuent, qui brûlent, qui violent les jeunes filles, qui tirent sur les forces de défense. Ces enfants-là sont les enfants du Cameroun qui ont des parents. Ceux-ci doivent éduquer leurs enfants car le désordre ne profite à personne. Si vous prenez le mauvais chemin en perpétrant des actes de terrorisme, vous allez inévitablement finir vos jours en prison.

Mais, avez-vous mis au monde un enfant pour qu’il finisse en prison ? Je pense que non. VoilĂ  pourquoi nous sommes dans une mission de sensibilisation parce que l’Etat c’est d’abord l’éducation, la sensibilisation, l’avertissement et enfin la rĂ©pression en dernier ressort pour rĂ©tablir l’ordre. Donc, je suis venu apporter le message de paix du chef de l’Etat et j’espĂšre que les populations vont collaborer avec les autoritĂ©s parce qu’il faut plus que jamais, un front uni contre les terroristes.
​​11e Brigade d’infanterie motorisĂ©e: le colonel Eyenga prend le commandement

#Politique
Grégoire DJARMAILA

Il a Ă©tĂ© installĂ© vendredi dernier Ă  Ebolowa par le Mindef en mĂȘme temps que le nouveau chef de la division rĂ©gionale des Anciens combattants et victimes de guerre du Sud.

Le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense (Mindef), Joseph Beti Assomo a bouclĂ© vendredi dernier par Ebolowa, la tournĂ©e d’installation des nouveaux responsables militaires nommĂ©s le 21 fĂ©vrier dernier par le chef de l’Etat, chef des armĂ©es. Dans le chef-lieu de la rĂ©gion du Sud, le Mindef a installĂ© le nouveau commandant de la 11e Brigade d’infanterie motorisĂ©e (11e Brim), le colonel Eyenga Severin et le nouveau chef de la division rĂ©gionale du SecrĂ©tariat d’Etat Ă  la DĂ©fense, chargĂ© des Anciens combattants et Victimes de guerre du Sud, le lieutenant-colonel Eteme Enondji DieudonnĂ©.

Dans son discours d’installation, Joseph Beti Assomo a demandĂ© aux promus de s’employer Ă  apprĂ©hender judicieusement et rapidement leur nouvel environnement socio-Ă©conomico-politico sĂ©curitaire. Il a rappelĂ© que l’actualitĂ© rĂ©cente commande que la vigilance soit de mise en permanence dans cette rĂ©gion frontaliĂšre Ă  trois pays, le Gabon, le Congo et la GuinĂ©e Ă©quatoriale.

S’adressant particuliĂšrement au commandant de la 11e Brim, le Mindef a soulignĂ© que la rĂ©gion du Sud « est caractĂ©risĂ©e par d’importants et d’incessants flux migratoires accentuĂ©s par l’avĂšnement effectif de la libre circulation des personnes et des biens dans la zone Cemac».

Ces importants mouvements des personnes rappelle-t-il, «sont des sources potentielles d’activitĂ©s illicites et de prolifĂ©ration d’armes de guerre ». Il a ainsi prescrit au colonel Eyenga Severin de « traquer dans l’Ɠuf toute intrusion et incursion opportuniste».

Joseph Beti Assomo a ensuite instruit le Combrim d’assurer la sĂ©curitĂ© des projets structurants rĂ©alisĂ©s ou en cours de rĂ©alisation dans cette rĂ©gion et « pour lesquels le Cameroun, avec l’aide des partenaires a consentis d’énormes sacrifices financiers ». Par ailleurs, comme il l’a fait dans les autres Ă©tapes, le MINDEF a prescrit au COMBRIM de lutter contre l’indiscipline dans les rangs « et d’entretenir le moral et l’état d’esprit de la troupe Ă  l’effet de la prĂ©venir des risques d’intoxication, de dĂ©sinformation et de manipulation ».

Au regard de son parcours acadĂ©mique et professionnel, le colonel Eyenga Severin est Ă  mĂȘme de relever ces nouveaux challenges. AgĂ© de 57 ans, il est un officier rompu Ă  la tĂąche. Major de la promotion « Discipline et Participation» de l’Emia, il a, dĂšs sa sortie de cette Ă©cole en 1989, fait essentiellement sa carriĂšre dans les unitĂ©s spĂ©ciales de l’armĂ©e notamment au Bataillon blindĂ© de reconnaissance, Ă  la Direction de la sĂ©curitĂ© prĂ©sidentielle, Ă  la Garde prĂ©sidentielle et au Bataillon des troupes aĂ©roportĂ©es.

Le colonel Eyenga Severin est aussi formateur puisqu’il a dirigĂ© le Centre d’instruction de la GP Ă  Obala et assurĂ© la direction de l’Emia de 2011 Ă  2015. Il a Ă©tĂ© le tout premier commandant de la 21e Brim créée en 2015 avec poste de commandement Ă  Bamenda. Avant d’ĂȘtre nommĂ© Ă  la tĂȘte de la 11e Brim, il Ă©tait le chef d’état-major de la 2e RĂ©gion militaire interarmĂ©es Ă  Douala.

Le Lieutenant-colonel, Eteme Enondji DieudonnĂ©, 55 ans, est quant Ă  lui laurĂ©at de la promotion «30e anniversaire de l’indĂ©pendance» de l’Emia. Le Mindef lui a particuliĂšrement prescrit d’assurer le suivi de la mise en Ɠuvre de tous les programmes gouvernementaux destinĂ©s Ă  leur assistance, Ă  leur encadrement et Ă  leur rĂ©insertion sociale et de veiller Ă  la prise en compte des prĂ©occupations des anciens combattants et victimes de guerre dans les stratĂ©gies du dĂ©veloppement du pays.
Corruption : un combat sans relĂąche

#Politique
Jean Marie NZEKOUE

Commentaire

Parmi les sujets majeurs de la communication prĂ©sidentielle lors du conseil des ministres de jeudi dernier au Palais de l’UnitĂ©, l’intensification de la lutte contre la corruption et ses effets nĂ©fastes Ă©tait en bonne place.

Du dĂ©jĂ  entendu, diraient certains contempteurs impĂ©nitents, comme pour traduire une certaine lassitude devant un phĂ©nomĂšne qui perdure malgrĂ© la volontĂ© manifeste de lui tordre dĂ©finitivement le cou. Chacun est libre d’avoir son opinion sur la question. Au fil des ans, Paul Biya est restĂ© logique avec lui-mĂȘme, convaincu que la bonne pĂ©dagogie rĂ©side dans l’art de la rĂ©pĂ©tition.

D’oĂč le rappel Ă  l’ordre incessant de ses proches collaborateurs comme du citoyen ordinaire afin que chacun Ă  son niveau prenne Ă  bras le corps ce combat sans relĂąche. Les membres du gouvernement, anciens ou nouveaux, doivent tout particuliĂšrement, faire preuve de probitĂ© sans faille.

Il y a quelques annĂ©es dĂ©jĂ , le chef de l’État avait fait cette dĂ©claration mĂ©morable : « Le dĂ©tournement des fonds publics se fait au dĂ©triment de la communautĂ© nationale. Il faut que cela cesse ». une injonction toujours d’actualitĂ©, car la menace est omniprĂ©sente,, malgrĂ© l’adoption des mesures dissuasives. VoilĂ  pourquoi dans sa communication, Paul Biya a rĂ©itĂ©rĂ© fermement ses instructions concernant l’utilisation rationnelle des ressources publiques, dans la perspective de la poursuite harmonieuse du programme conclu avec le Fonds monĂ©taire international.

Il va de soi que la mise en Ɠuvre du Plan d’urgence pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance et des grandes rĂ©alisations attendues pour un Cameroun Ă©mergent, ne pourront pas avoir les effets escomptĂ©s sans une lutte acharnĂ©e contre toutes les formes d’atteinte Ă  la fortune publique. Car si les ressources publiques continuent d’ĂȘtre siphonnĂ©es par le bas, cela ne peut que rĂ©duire et limiter les moyens d’intervention au profit du plus grand nombre.

ll faut certes reconnaitre que la lutte contre la corruption a connu une Ă©volution certaine au Cameroun ces derniĂšres annĂ©es. L’Etat a considĂ©rablement renforcĂ© l’arsenal institutionnel et judiciaire pour faire face Ă  ce qui s’apparente Ă  un monstre Ă  tĂȘtes multiples. Tribunal criminel spĂ©cial (Tcs), Commission nationale anti-corruption (Conac), Agence nationale d’investigation financiĂšre (Anif), ContrĂŽle supĂ©rieur de l’Etat (Consupe), 
constituent autant de dispositifs d’alerte, de surveillance ou de rĂ©pression. Il est toutefois regrettable de constater que cette dĂ©termination au sommet n’entraine pas toujours un recul significatif des pratiques illicites.

Certes, de nombreux gestionnaires indĂ©licats ont Ă©tĂ© interpellĂ©s et dĂ©tenus pour fait de dĂ©tournement des deniers publics, mais cela n’a pas du tout dĂ©couragĂ© des rĂ©cidivistes sans foi ni loi qui continuent de piller les caisses de l’Etat. On a mĂȘme l’impression que corrupteurs et corrompus loin de battre en retraite face au dispositif de lutte, ont plutĂŽt mis au point des nouveaux modes opĂ©ratoires pour mieux dĂ©jouer la vigilance et continuer de s’enrichir sur le dos de l’Etat. Pour contrer ces pratiques illicites, le dispositif de lutte contre la corruption doit se rĂ©ajuster en permanence, en sortant de la logique du fonctionnariat. Mais au-delĂ  des structures spĂ©cialisĂ©es, la lutte contre la corruption exige une mobilisation de tous pour l’implĂ©mentation de la politique d’émergence.

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Nomination d’un responsable au ministùre des Finances

#Politique
Philemon YANG

ArrĂȘtĂ© N°021/PM du 16 mars 2018

Le Premier ministre, chef du gouvernement, arrĂȘte :

Article 1er : M. Bidja Sih Pierre Didier, Officier de police principal, est, Ă  compter de la date de signature du prĂ©sent arrĂȘtĂ©, nommĂ© chef du secrĂ©tariat particulier du ministre des Finances.

Article 2 : L’interressĂ© aura droit aux avantages de toute nature prĂ©vus par la rĂ©glementation en vigueur.

Article 3 : Le prĂ©sent arrĂȘtĂ© sera enregistrĂ©, publiĂ© suivant la procĂ©dure d’urgence, puis insĂ©rĂ© au Journal officiel en français et en anglais.

Yaoundé, le 16 mars 2018
Le Premier ministre, chef du gouvernement
​​National Assembly:Two Bills Adopted

#Politique
Eulalia AMABO

Both bills adopted in the presence of the House Speaker, Hon Cavaye Yeguié Djibril aim at improving cooperation and economic agreements between Cameroon and South Africa.

Two bills were adopted at the National Assembly on Friday March 16, 2018. There are Bill N° 1022/PJL/ AN to authorise the President of the Republic to ratify the General Agreement on Cooperation between the government of Cameroon and the government of the Republic of South Africa, signed in Yaounde on 26 September 2006 and Bill N°1023/PJL/AN to authorise the President of the Republic to ratify the Memorandum of Understanding on Economic Cooperation between the government of the Republic of Cameroon and the government of the Republic of South Africa, signed in Yaounde on 26 September 2006.

The adopted bills will be submitted to the Senate for scrutiny as well. They were defended before the Foreign Affairs Committee by the Minister of External Relations, Lejeune Mbella Mbella.

Bill N° 1022/PJL/AN on agreement seeks to promote friendly, brotherly and cooperation ties between Cameroon and South Africa in accordance with the principles of the United Nations and the Constitutive Act of the African Union.

The agreement commits both parties to develop and strengthen cooperation ties notably the promotion of business ties between public and private enterprises, non-governmental organisations, civil society organisations, economic operators, researchers and other development agencies in both countries.

Both parties equally agreed to establish a Joint Commission on Cooperation to monitor the implementation of the Agreement with the Committee meeting once every two years alternatively in Cameroon and in South Africa.

Bill N°1023/PJL/AN aims to develop new partnership approaches and strategies between the two countries pertaining to economic, industrial and technical development. To this end, the MoU establishes cooperation between the Republic Of South Africa’s Department of Trade and Industry, and Cameroon’s Ministry in charge of economic cooperation as designated authorities.

The ratification of the MoU is such to increase trade volumes between the two countries and sharing of experience in development programmes.
​​Business Climate : MINEPAT Presents Strides

#Politique
Eulalia AMABO

Minister Alamine Ousmane Mey outlined the strategies while responding to questions from Members of Parliament at the plenary of the National Assembly on March 16, 2018.

The questioning of Minsters by Lawmakers at the National Assembly is routine. The sole object of the exercise is to get a balance sheet from the concened Minister of the state of advancements and prospects of earmarked priority projects.

Friday March 16, 2018 witnessed Alamine Ousmane Mey, Minister of the Economy, Planning and Regional Develoment (MINEPAT) presenting government’s development policy within the framework of improving the business climate in Cameoon.

Hon. Tomaino Ndam Njoya of the Cameroon Democratic Union (CDU) quizzed the Minister on the government’s policy relating to improving the business climate in the coutry, development, research and archieving emergency within the stipulated timeframe.

In his response, Minister Alamine Ousmane Mey dwelled on four axis; governmnent’s strategic development vision of the country, legislative disponsitions, operational actions, results and prospectives.

He stated that the government appreciate and will continue to support the private sector in their efforts of fostering national growth and employment.

Minister Alamine Ousmane Mey highlighted on the constant consultaions between government and private investors in the country as a measure of improving the business atmosphere in the country.

He cited the 9th edition of the Cameroon Business Forum organised in Douala on 12 March 2018 as an example of a platform for experience sharing. The MINEPAT boss stressed on the need for a consistent positive balance of trade as a faster means of achieving industrialisation.

He also mentioned second-generation agricultural projects which are underway to increase productivity. Minister Alamine Ousmane Mey regretted on the security challenges in the Northern part of the country which are negatively impacting development given that resources for regional planning are rechannelled to combact insecurity.
Effectively Reducing Public Spending!

#Politique
Godlove Bainkong

Commentaire

Keen observers of Cameroon’s governance system would agree that the country’s Head of State has, for some time now, been consistent on the need for State functionaries to cut down on wasteful spending. Call it government’s cost of living or whatever, the Presidential instructions on the absolute need to reduce public spending has been recurrent in his outings.

Restating the same stance on Thursday March 15, 2018 during the Council of Ministers’ Meeting following the Cabinet Reshuffle of 2 March 2018 tells of the importance President Biya attaches to what today appears to be a daunting challenge of his government.

Hammering on it when he said, “I strongly reiterate my instructions on the need for judicious use of public resources and reduction of public spending,” is clear indication that defaulters could face the music. Those who had found pleasure in misusing anything government, getting into bloated expenditure and sometimes buying what is not needed should sit up. Times are changing, resources are increasingly becoming scarce and the populations’ needs are growing by the day.

Cameroon, like other countries of the world, is suffering under the weight of falling commodity prices on the world market, especially crude oil – a main export produce. In the midst of these mishaps, Cameroon has been striving to diversify the economy and scan innovative ways of financing growth projects to attain already identified development goals.

Cameroon is currently implementing a ten-year development plan contained in the Growth and Employment Strategy Paper; an irreversible bend towards attaining the 2035 vision of making Cameroon a middle-income economy. Actors would not be brought from space to materialise this lofty development vision.

Gathering much-needed courage to surmount the challenges of improving people’s living conditions and the fight against unemployment, which Mr Biya said, “must remain the Government’s core priorities,” require rational spending of resources. Curbing wastes and ensuring that money is only pumped into areas that have the propensity to improve on the people’s socio-economic wellbeing shouldn’t therefore be an option for vote holders.

The government team in place would absolutely need to either erase from their minds or that of their collaborators the shameful notion that Cameroon is a cake where the strongest goes away with the biggest slice at all cost. Streamlining public’s spending can trigger balance development which heralds a feeling of belonging and importance from all and sundry.
Critics of the New Deal Regime may pick holes with the President’s repeated calls on senior State functionaries to streamline government’s expenditure as too little too late, looking at what prevails in circles where the resources are supposed to be rationalised, but the strong terms with which the issue was insisted is indicative enough that egocentric behaviours would not be tolerated for ever.

Areas where the government expenditures could be curtailed have already been identified. Purchase of administrative vehicles and missions within and without the country are among the targeted sectors. Effectively reducing public spending in these and other areas should be non-negotiable. Reviewing government’s price list is even imperative!

Buying vehicles that fit specific purposes and reforming those that are already liabilities to the State have almost always been a song-song year in and out. It is alleged that so many office holders have used the operation to either feed fat on the system or reward their cronies rather than helping the State to jump out of wasteful spending. Buying a vehicle today and reforming it one or two years after worse still, at less than a tenth of the purchase price is greatly destructive to a system. This is just one in a plethora of the avoidable excesses!

Government cannot afford to be oiling bilateral and multilateral partnerships with loans left and right and even stretching limits to negotiate agreements like the recent three-year Extended Credit Facility package with the IMF and tolerating misuse of scare resources.

Those called upon to manage government assets are themselves managers in their respective homes. Almost all of them have scale of preferences and continually strive to marry their scarce resources with their needs. It is inconceivable that the very people in government offices buy more than what is needed or at worse allegedly inflate bills of what they buy to pocket excesses which would have logically been tailored for general good. Moving the streamlining of public spending from long-drawn talk to concrete action will benefit the population.
​​Conseil constitutionnel: le contentieux prĂ©-Ă©lectoral vidĂ©

MESSI BALA

Le candidat de la liste RDPC Ă  l’Ouest, dont l’identification posait problĂšme, a comparu hier et le recours du SDF a Ă©tĂ© rejetĂ©.

Au final, la seule affaire qui tenait en haleine l’opinion publique, dans le cadre du contentieux prĂ©-Ă©lectoral, a Ă©tĂ© vidĂ©e hier au Conseil constitutionnel (CC). Le verdict est tombĂ© aprĂšs 45 minutes de suspension de sĂ©ance. Et les supputations allaient dĂ©jĂ  dans tous les sens aprĂšs la comparution pendant 90 minutes du nommĂ© Teingni Detio Jean.

Celui dont l’identitĂ© est contestĂ©e par Tchatchouang Paul, vice-prĂ©sident du SĂ©nat et candidat sur la liste du Social Democratic Front (SDF) de l’Ouest, avance d’un pas rassurĂ© Ă  la barre. D’une voix dĂ©terminĂ©e, Teingni Detio Jean dĂ©cline sa filiation. « Fils de Teingnidetio Nkonlack, je suis le chef de deuxiĂšme degrĂ© de Bamessingue, dans l’arrondissement de Mbouda (dĂ©partement des Bamboutos).

Mon acte de naissance porte le nom Teingnidetio (en un seul mot comme le nom de mon pĂšre) mais c’est au moment de me faire Ă©tablir la carte nationale d’identitĂ© que l’agent identificateur sĂ©parera le nom en deux. Raison pour laquelle j’ai joins un certificat d’individualitĂ© Ă  la prĂ©sente procĂ©dure. Je suis bel et bien vivant, je ne suis pas fictif », prĂ©cise le candidat titulaire numĂ©ro 07 de la liste du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC) dans la rĂ©gion de l’Ouest.

MalgrĂ© les observations des trois avocats de Tchatchouang Paul et le plaidoyer de Joseph Mbah Ndam pour le compte du SDF, « Le Conseil constitutionnel, contradictoirement Ă  l’égard des parties en matiĂšre Ă©lectorale, en dernier ressort et Ă  l’unanimitĂ© des membres, dĂ©clare la requĂȘte de Tchatchouang Paul recevable dans la forme. Au fond, la rejette comme non-justifiĂ©e ».

La sentence, lue hier, lundi 19 mars 2018, Ă  13h24 par le prĂ©sident du Conseil constitutionnel, ClĂ©ment Atangana, est donc sans appel pour le SDF. Le RDPC exulte. « C’est une satisfaction de voir qu’il a Ă©tĂ© donnĂ© droit Ă  la cause que nous dĂ©fendions. La vĂ©ritĂ©, les faits et le droit Ă©taient dans notre camp. Et nous avons aussi eu Ă  vivre une premiĂšre expĂ©rience devant le Conseil constitutionnel.

Cela nous donne davantage de pratique pour les situations futures», rĂ©agit BenoĂźt Ndong Soumhet, mandant du RDPC, en sortant de l’audience. Tandis que Paul Tchatchouang accuse le coup. « Je suis déçu parce que j’aurais souhaitĂ© que l’on rejette la liste du RDPC compte tenu des irrĂ©gularitĂ©s que nous avons dĂ©tectĂ©es. Mais qu’à cela ne tienne, le Conseil constitutionnel a rendu son verdict.

Nous nous plions Ă  cette dĂ©cision.» Ainsi, avec le rejet du recours du SDF dans cette derniĂšre affaire en instance au CC, la cause est donc entendue et le contentieux prĂ©-Ă©lectoral totalement vidĂ©. AprĂšs le rejet par le CC de quatre recours et la radiation de celui de l’Union nationale pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs, jeudi dernier. A prĂ©sent, les candidats pour l’élection des sĂ©nateurs de dimanche prochain peuvent, dĂ©sormais et pleinement, se consacrer Ă  la campagne Ă©lectorale. Notamment ceux de la circonscription Ă©lectorale de l’Ouest.