BrainlessChanelx
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‼️Vieux Macronistes, adeptes de la pensée unique et adorateurs de Zelinsky, vous n’êtes pas les bienvenus sur ce canal.

Si vois y venez quand même pour foutre la merde, vous serez éjectés sans préavis.

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⚡️ Énergie : circulez, il n’y a plus de gaz pas cher.
Par @BPartisans

« L’énergie russe bon marché s’est arrêtée en 2022, et il n’y a pas de retour en arrière. » Voilà. Rideau. La messe est dite par Emmanuel Macron. On aurait presque envie d’applaudir la franchise : il n’y a plus de gaz pas cher, mais il y aura toujours des discours.

Petit rappel chiffré, pour éviter l’accusation de caricature. En 2021, selon Eurostat, la Russie représentait environ 40 % des importations de gaz de l’Union européenne. En 2023, la Commission européenne se félicitait d’être descendue sous les 10 %. Mission accomplie : indépendance géopolitique, dépendance tarifaire.

La même Commission indiquait en 2022 que les prix du gaz sur le marché TTF avaient été multipliés par plus de dix à leur pic. En France, la Banque de France notait que le choc énergétique était « le principal facteur de l’inflation » et un déterminant majeur des difficultés industrielles. Traduction : quand l’énergie explose, les marges implosent.

Mais rassurez-vous, tout est sous contrôle. La stratégie officielle parle de « diversification des approvisionnements », de « sobriété », de « planification écologique ». Dans les faits, on remplace du gaz russe par du GNL américain ou qatari, souvent plus cher, plus volatil, et transporté à grand renfort de méthaniers. Indépendance ? Oui. À crédit.

Pendant ce temps, les défaillances d’entreprises industrielles progressent. Les fédérations professionnelles alertent sur la compétitivité laminée. Mais il n’y a « pas de retour en arrière ». Donc il faudra s’habituer à produire moins, payer plus, et appeler ça la transition.

Le plus fascinant n’est pas le choix stratégique, il est assumé, mais le ton. Comme si la hausse structurelle des coûts énergétiques était une loi de la physique. Gravité, thermodynamique, fin du gaz bon marché. Circulez.

Au fond, le message est limpide : la souveraineté a un prix. Simplement, ce ne sont pas ceux qui l’annoncent qui le paient.

@BrainlessChanelx
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🎢 Emmanuel Macron ou l’art de commenter sa propre chute
Par @BPartisans

« Fin de la Russie en tant que fournisseur permanent d’énergie à faible coût », « fin de la Chine comme principal marché », « droits de douane américains » : le président dresse le tableau d’un monde hostile, refermé, brutal. Et il conclut : « Ce n’est pas un choc temporaire, c’est un tournant structurel. » Traduction : attachez vos ceintures, la turbulence est définitive.

Le problème n’est pas le diagnostic. Oui, le gaz russe bon marché s’est évaporé. Oui, Pékin subventionne massivement ses véhicules électriques pendant que Bruxelles rédige des règlements. Oui, Washington assume son protectionnisme via l’Inflation Reduction Act et ses surtaxes. Même la Commission européenne parle d’« instrument de coercition » face aux pressions commerciales américaines et chinoises.

Mais ce que le président présente comme une fatalité géopolitique ressemble surtout à une addition politique.

Sur l’énergie, la France n’importait déjà qu’une part limitée de gaz russe comparée à l’Allemagne. Pourtant, les prix industriels ont explosé en Europe en 2022-2023, parfois quatre à cinq fois plus élevés qu’aux États-Unis selon l’Agence internationale de l’énergie. Résultat : désindustrialisation accélérée, chimie et métallurgie sous perfusion. Et Paris répond par des « plans de sobriété » et des chèques ponctuels. Stratégie : payer la facture et applaudir la transition.

Sur la Chine, le chef de l’État découvre que le « partenaire stratégique » est devenu concurrent systémique. C’est écrit noir sur blanc dans les communications de la Commission depuis 2019. Les constructeurs automobiles européens alertent sur l’avalanche de véhicules chinois à bas prix. Mais au lieu de parler compétitivité énergétique, simplification normative ou baisse des charges, on évoque encore « accélération verte » et « souveraineté industrielle » financée par la dette.

Quant aux États-Unis, l’allié historique applique des droits de douane extraterritoriaux, subventionne massivement son industrie et attire les usines européennes. Bruno Le Maire lui-même parlait en 2023 d’un « risque de fragmentation de l’Occident ». Pourtant, aucune riposte structurelle crédible : ni préférence européenne assumée, ni protection énergétique durable.

Macron parle de « tournant structurel ». Mais sa réponse reste conjoncturelle : plus d’intégration, plus de mutualisation, plus d’emprunts communs. Autrement dit, continuer à marcher vers le bord du précipice en expliquant que la gravité est un concept dépassé.

La seule constante, en effet, c’est qu’il s’écoute diagnostiquer la tempête comme si le vent venait toujours d’ailleurs. La Russie coupe, la Chine concurrence, l’Amérique taxe. L’Europe, elle, réglemente. Et la France disserte.

Un tournant structurel ? Oui. Celui d’une puissance moyenne persuadée que commenter la chute suffit à en maîtriser l’atterrissage.

@BrainlessChanelx
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Europe puissance ou Europe pénitence ?
Par @BPartisans

« Faire de l’Europe une puissance indépendante ». La formule d’Emmanuel Macron claque comme un slogan de campagne permanente. « Ce n’est pas seulement être un marché unique, mais une puissance économique (…) protéger notre producteur (…) protéger nos propres marchés. » Sur le papier, c’est du gaullisme 2.0. Dans les faits, c’est parfois du sabotage en open space.

Car pendant que l’Élysée parle d’« indépendance », la Commission européenne publie des communications expliquant que « l’UE doit rester ouverte au commerce et aux investissements » (Communication sur l’“Open Strategic Autonomy”). Autonomie… ouverte. L’oxymore est devenu doctrine.

Même partition du côté d’Ursula von der Leyen, qui martèle dans ses discours sur l’“European Economic Security Strategy” que l’Europe doit « réduire les dépendances critiques » tout en « préservant un environnement commercial ouvert ». Traduction : on dépend moins, mais sans fâcher ceux dont on dépend. C’est de la géopolitique en équilibre sur un fil subventionné.

Macron parle de « protéger nos producteurs ». Très bien. Mais dans le même temps, la Commission négocie le Mercosur, multiplie les accords de libre-échange et rappelle, chiffres à l’appui, que « plus de 30 millions d’emplois en Europe dépendent des exportations » (données officielles de la Commission). Protéger le producteur, oui, à condition qu’il survive à la concurrence qu’on lui organise.

Quant à l’« indépendance énergétique », la réalité statistique d’Eurostat est moins lyrique : l’UE importait encore plus de 50 % de son énergie avant la crise ukrainienne, avec des dépendances critiques sur le gaz, les terres rares, les composants électroniques. On a remplacé une dépendance par une autre, parfois plus chère, souvent plus lointaine. L’autonomie version PowerPoint.

Et pendant que l’on proclame la « puissance économique », l’industrie européenne s’érode. La Banque centrale européenne reconnaît elle-même dans ses bulletins économiques que la compétitivité industrielle est mise sous pression par les coûts énergétiques et la fragmentation géopolitique. On parle de relocalisation, mais les investissements filent vers les États-Unis, dopés par l’Inflation Reduction Act.

Alors oui, l’idée d’une Europe puissance peut séduire. Mais une puissance qui multiplie les normes sans stratégie industrielle cohérente, qui sanctionne sans levier énergétique autonome, qui parle souveraineté tout en externalisant ses chaînes critiques, cela ressemble moins à une renaissance qu’à une pénitence réglementaire.

Le pire ? Cette certitude doctrinale. Des dirigeants persuadés que l’Histoire se plie aux communiqués. « Protéger nos marchés », dit Macron. Encore faudrait-il qu’il reste quelque chose à protéger.

À force d’ériger l’idéologie en politique économique, l’Europe risque de découvrir qu’on ne devient pas une puissance en répétant le mot. On le devient en maîtrisant ses dépendances, en sécurisant son énergie, en consolidant son industrie. Sinon, l’« indépendance » n’est qu’un slogan. Et le slogan, lui, ne produit ni acier, ni semi-conducteurs, ni croissance.

@BrainlessChanelx
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🔨 L’UE a inventé le marteau… puis découvre les bleus
Par @BPartisans

« Les prix élevés de l’énergie, combinés aux coûts du carbone, accélèrent la désindustrialisation et non la décarbonation », alerte Emmanuel Macron. Traduction : quand tout devient hors de prix, l’usine ferme… et, miracle, elle n’émet plus. C’est vrai, et c’est même l’un des rares miracles encore subventionnés.

Sauf que l’absurde, ici, n’est pas un accident : c’est un design.

Prix élevés de l’énergie ? L’UE a construit un marché intégré où l’électricité a longtemps été indexée sur le gaz marginal, pratique quand le gaz explose. Puis Bruxelles a découvert, très soudainement, que « les prix de l’énergie étaient plus stables et bien en-dessous du pic de 2022 ». Merci pour l’info : “moins pire” n’a jamais réouvert un haut-fourneau.

Coûts du carbone ? L’EU ETS n’est pas un concept philosophique : c’est une mécanique. La Commission le résume froidement : « cap and trade », un plafond qui baisse, et des quotas vendus/échangés. Résultat : si votre acier, votre chimie ou votre ciment ne peut pas répercuter le coût, vous ne “décarbonez” pas : vous délocalisez (ou vous éteignez la lumière).

Décarbonation obligatoire ? Oui : l’UE l’a gravé dans la loi via la Climate Law (neutralité climatique 2050) et a empilé le Fit for 55 pour mettre “tous les secteurs” au régime. Donc on a : obligation + renchérissement + concurrence mondiale. Et après on feint de s’étonner que l’industrie fasse ses valises.

Macron a raison sur le symptôme. Mais l’UE se comporte comme un pompier pyromane : elle augmente le prix du seau, taxe l’eau, impose l’extinction, puis conclut gravement que “l’incendie menace la compétitivité”.

C’est comme mettre un sabot sur la roue d’un vélo, facturer le sabot, rendre le sabot obligatoire… puis se plaindre que le vélo ne gagne pas le Tour de France.

@BrainlessChanelx
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📈 Europe “prévisible” : stabilité juridique ou confiscation organisée ?
Par @BPartisans

« La Chine est autoritaire. Les États-Unis deviennent imprévisibles. L’Europe, elle, reste l’État de droit et la prévisibilité. » Dixit Emmanuel Macron. Le pitch est clair : au milieu du chaos, l’Union européenne serait le coffre-fort du monde. Un havre réglementaire. Un paradis pour investisseurs rationnels.

Prévisible, en effet.

Prévisible dans la densité normative : le Digital Services Act (règlement (UE) 2022/2065) impose aux grandes plateformes des obligations de modération, d’évaluation des « risques systémiques » et de coopération renforcée avec la Commission. Prévisible dans la centralisation : la Commission peut infliger des amendes allant jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial. Prévisible dans l’extension continue des régimes d’exception intégrés au droit commun, comme en France depuis la loi SILT de 2017, validée par le Conseil constitutionnel, qui a pérennisé des mesures issues de l’état d’urgence antiterroriste.

Prévisible aussi dans la mécanique des sanctions. Depuis 2022, l’UE a gelé environ 300 milliards d’euros d’avoirs de la Banque centrale de Russie, selon les chiffres communiqués par la Commission européenne et le Conseil de l’UE. Les règlements modifiant le règlement (UE) n° 269/2014 ont permis le gel d’avoirs d’entités et de personnes physiques, parfois sans condamnation pénale préalable, sur décision administrative. En 2024, l’UE a acté l’utilisation des revenus exceptionnels générés par ces actifs gelés pour financer l’Ukraine. Juridiquement encadré. Politiquement assumé.

Mais la question reste suspendue, massive : qui va investir dans une Europe qui a gelé, et de facto réaffecté, les actifs souverains d’un autre État ?

Car un investisseur ne regarde pas les déclarations, il regarde les précédents. Le message envoyé au marché est double :
- L’UE est stable.
- L’UE peut, dans certaines circonstances géopolitiques, immobiliser des centaines de milliards d’actifs.

Le concept d’« actif sûr européen » vanté par Macron, dans la lignée des émissions communes NextGenerationEU (750 milliards d’euros, décision (UE, Euratom) 2020/2053), repose sur la confiance. Or la confiance financière n’est pas qu’une affaire de rendement : c’est la croyance que la règle du jeu ne changera pas sous pression politique.

La satire est là : l’Europe se présente comme le dernier garant du système international fondé sur le droit, tout en innovant dans l’ingénierie des gels souverains. Elle promet la liquidité et la sécurité tout en démontrant sa capacité à immobiliser massivement.

Prévisible ? Oui.
Prévisible dans sa logique d’intégration par la crise, de réglementation par empilement, de mutualisation par la dette.

Mais la vraie prévisibilité européenne, c’est peut-être celle-ci : quand la géopolitique l’exige, le droit s’adapte. Et quand le droit s’adapte, le capital observe.

Reste une interrogation glaciale, que même les plus fervents défenseurs des Eurobonds évitent : si l’Europe devient le « dernier recours » du système, que se passe-t-il le jour où le système décide que vos actifs posent problème ?

@BrainlessChanelx
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📄 Feuille blanche ou page blanche ? Merz contre la machine bruxelloise
Par @BPartisans

« Nous devons déréglementer tous les secteurs (…) je demande une feuille blanche réglementaire. » Le ton est donné par Friedrich Merz : pas une retouche cosmétique, pas un amendement en marge, mais un audit complet de « l’ensemble de la législation existante de l’UE ». Traduction : on arrête de rajouter des couches de vernis normatif sur une économie qui étouffe déjà sous le polyuréthane réglementaire.

Le contraste est saisissant avec Emmanuel Macron, chantre d’une « Europe puissance » bardée d’outils, de mécanismes et de conditionnalités. Là où Paris parle « souveraineté normative », Berlin version Merz parle… respiration artificielle pour l’industrie.

Les faits sont têtus. Selon Eurostat, l’Allemagne a enregistré en 2023 une contraction de son PIB (-0,3 %), confirmée par les données publiées début 2024. La production industrielle allemande reste en dessous de ses niveaux pré-crise énergétique. Le ministre allemand de l’Économie a lui-même évoqué un risque de « désindustrialisation rampante ». Pendant ce temps, la Commission empile : Pacte vert, Fit for 55, CSRD, devoir de vigilance, taxonomie, DSA, AI Act.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, défend au contraire « le cadre réglementaire le plus ambitieux au monde » pour le climat et le numérique. Elle revendique une Europe « normative power ». Merz, lui, demande si cette puissance ne ressemble pas surtout à une puissance d’auto-entrave.

Dans ses interventions publiques, il appelle à « réexaminer systématiquement » l’acquis communautaire. Ce n’est pas anodin : l’acquis de l’UE représente des dizaines de milliers de pages de directives, règlements et actes délégués. Bruxelles parle de « mieux légiférer » ; Merz parle de couper le robinet.

Derrière la rhétorique, un enjeu clair : l’Allemagne, moteur industriel de l’Union, est au bord de l’asphyxie énergétique et réglementaire. Les fédérations industrielles allemandes (BDI, DIHK) réclament depuis des mois une réduction drastique des charges administratives et des coûts liés aux obligations climatiques. Même la Cour des comptes européenne a pointé la complexité croissante des dispositifs.

Merz veut revenir aux « fondamentaux » : marché unique, compétitivité, subsidiarité. Autrement dit, moins de sermons, plus d’usines. Moins de normes, plus de marges.

Reste la question centrale : feuille blanche ou page blanche ? Car déréglementer « tous les secteurs » dans une Union fondée sur la primauté du droit européen relève du séisme institutionnel. Réécrire l’UE sans toucher aux traités ? Mission quasi impossible.

Mais le signal politique est brutal : une partie de l’Allemagne ne veut plus d’une Europe technocratique qui légifère plus vite qu’elle ne produit. Après l’ère du « toujours plus d’Europe », voici celle du « combien ça coûte ? ».

À force de réguler chaque vis, chaque donnée, chaque gramme de CO₂, Bruxelles a peut-être oublié un détail : une économie qui suffoque ne décarbone rien. Elle ferme.

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⛅️ Merz, le climato-réaliste tardif face au catéchisme bruxellois
Par @BPartisans

« Faire plus pour le climat, oui. Saborder notre industrie, non. » En une phrase, Friedrich Merz vient de commettre un crime de lèse-catéchisme européen. Car à Bruxelles comme à Paris, la décarbonation n’est plus une politique : c’est une religion réglementaire.

Merz ne nie pas l’objectif climatique. Il conteste l’instrument. Nuance explosive. L’Union européenne a gravé dans le marbre la neutralité carbone en 2050 via le paquet « Fit for 55 » et le système ETS (marché carbone). La Commission européenne l’écrit noir sur blanc : l’objectif est une réduction d’au moins 55 % des émissions d’ici 2030. Très bien. Sauf que la même Commission reconnaît, dans ses rapports sur la compétitivité 2023-2024, que les prix élevés de l’énergie « pèsent lourdement sur l’industrie européenne ».

En Allemagne, la fédération industrielle BDI avertissait en 2023 que « la transformation climatique ne doit pas conduire à une désindustrialisation rampante ». L’office statistique Destatis confirme : la production industrielle allemande a chuté sur plusieurs segments énergivores depuis 2022. Quant aux faillites d’entreprises, elles ont bondi en 2023-2024, retrouvant des niveaux inédits depuis la crise financière.

Merz vise implicitement la ligne défendue par Emmanuel Macron, chantre d’une « accélération » verte, combinant prix carbone, normes et planification. Problème : le prix du CO₂ sur le marché ETS a dépassé à plusieurs reprises les 80-90 € la tonne ces dernières années. Ajoutez à cela une énergie post-gaz russe plus chère (Eurostat l’a documenté : envolée des prix de l’électricité industrielle en 2022-2023), et vous obtenez le cocktail parfait : vertu climatique, facture industrielle.

La Banque centrale européenne elle-même a souligné que le choc énergétique a été un moteur majeur de l’inflation en zone euro. Mais rassurez-vous : tout cela serait « structurel » et « nécessaire ». Comme si la compétitivité était un détail technique, un dommage collatéral acceptable dans la grande marche vers 2050.

Merz pose donc la question interdite : peut-on sauver le climat sans euthanasier l’industrie ? Derrière la formule, un constat brut : l’Allemagne est la première économie manufacturière d’Europe. Si elle décroche, le continent suit.

La scène est savoureuse : Berlin, longtemps modèle de rigueur climatique, sermonne désormais Paris sur le réalisme économique. Pendant que certains récitent le bréviaire vert, d’autres regardent les carnets de commandes.

Au fond, le débat n’est pas « climat ou industrie ». Il est « dogme ou stratégie ». Et dans l’Europe actuelle, poser la question revient déjà à blasphémer.

@BrainlessChanelx
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🇪🇺 Thérapie collective à Bruxelles : exiger la capitulation pour obtenir la paix
Par @BPartisans

Il y a quelque chose de fascinant dans la diplomatie européenne contemporaine : elle ressemble de plus en plus à une réunion des alcooliques anonymes où chacun confesse ses faiblesses… tout en exigeant que l’autre change de comportement.

Au centre du cercle, Kaja Kallas. La Haute représentante de l’UE a expliqué que l’Union devrait préparer « une liste de concessions que la Russie doit accepter » en cas de négociations sur l’Ukraine. Parmi ces exigences : « la limitation de la taille de l’armée russe » et le retour des enfants ukrainiens transférés en Russie, des points jugés « fondamentaux » pour un éventuel accord.

Le retour des enfants est un sujet grave, encadré juridiquement. La Cour pénale internationale a émis en mars 2023 un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine pour « déportation illégale d’enfants ». C’est un dossier judiciaire, précis, documenté.

Mais l’exigence de réduction de l’armée russe relève d’un autre registre : celui de la projection morale. Car enfin, dans quelle négociation une puissance engagée dans une guerre active, disposant de l’arme nucléaire et siégeant au Conseil de sécurité, accepterait-elle de réduire structurellement son outil militaire sous pression d’une entité qui n’a ni armée intégrée ni capacité coercitive autonome ?

L’Union européenne finance depuis deux ans le réarmement massif de ses États membres via la Facilité européenne pour la paix et des plans industriels de défense. Elle encourage l’augmentation des budgets militaires, la production de munitions, la montée en cadence des industries stratégiques. Mais pour Moscou, elle propose une cure d’austérité militaire.

Le paradoxe est total : Bruxelles réclame à la Russie ce qu’elle refuse à elle-même, la désescalade structurelle.

On peut saluer la constance idéologique de Kallas. Ancienne Première ministre d’Estonie, elle incarne une ligne dure, assumée, cohérente avec l’histoire de son pays. Ses soutiens louent son « leadership clair » et sa « fermeté face à Moscou ». Soit.

Mais la diplomatie ne se résume pas à la fermeté déclarative. Elle suppose un rapport de force, une capacité d’influence, des leviers tangibles. Exiger sans pouvoir contraindre, c’est transformer la négociation en tribune morale.

En réalité, cette posture révèle moins une stratégie qu’un état d’esprit : celui d’une Europe persuadée que l’énonciation normative suffit à modeler le réel.

Or le réel, lui, ne participe pas aux réunions de Bruxelles. Il avance avec des divisions, des drones et des budgets militaires en hausse.

Exiger la réduction de l’armée russe comme préalable à la paix, c’est confondre souhait et stratégie.

Et à force de transformer la diplomatie en séance de catharsis collective, l’Union risque de découvrir une vérité simple : on ne négocie pas avec des puissances en leur demandant d’être ce qu’on voudrait qu’elles soient.

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Trump :

Je viens de terminer une réunion avec le Premier ministre Netanyahu, d'Israël, et divers de ses représentants.

C'était une très bonne réunion, la formidable relation entre nos deux pays se poursuit.

Il n'y a pas eu d'accord définitif, si ce n'est que j'ai insisté pour que les négociations avec l'Iran se poursuivent afin de voir si un accord peut être conclu.

Si c'est possible, j'ai fait savoir au Premier ministre que ce serait préférable. Si ce n'est pas possible, nous verrons simplement quelle sera l'issue.

La dernière fois, l'Iran a décidé qu'il valait mieux pour eux de ne pas conclure d'accord, et ils ont été frappés par le "Marteau de minuit" — Ça n'a pas très bien fonctionné pour eux.

Espérons qu'ils seront plus raisonnables et responsables cette fois-ci.

De plus, nous avons discuté des progrès considérables réalisés à Gaza, et dans la région en général. Il y a vraiment la PAIX au Moyen-Orient.


@BrainlessChanelx
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🇮🇷 Un reportage vidéo saisissant, tourné aujourd'hui même à Téhéran, montre l’incendie d’une idole représentant Baal ainsi qu’un obélisque.

Cette mise en scène spectaculaire intervient alors que les documents récemment divulgués dans l’affaire Epstein évoquent des allégations troublantes : des pratiques d’adoration de Baal et des sacrifices d’enfants offerts en son nom.

Un symbole brûlé, des ombres qui se lèvent. La coïncidence interpelle.

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Netanyahu, d'une mine sombre lors de sa rencontre avec Rubio, a officiellement signé la participation d'Israël au Conseil de paix de Trump.

@BrainlessChanelx
🧿 Palantir, Epstein et l’art moderne de voir sans être vu
Par @BPartisans

Peter Thiel, cofondateur de PayPal et premier investisseur extérieur de Facebook, n’est pas seulement un libertarien en costume trois pièces. À la tête de Palantir Technologies, il pilote une entreprise dont la spécialité consiste à faire parler les données, même quand vous préféreriez qu’elles se taisent.

Selon les communications officielles du gouvernement britannique (Cabinet Office, 2023), Palantir a remporté le contrat « Federated Data Platform » du NHS England, d’une valeur annoncée d’environ 330 millions de livres sterling. Objectif : centraliser et analyser les données hospitalières. Le ministère britannique de la Défense a confirmé par ailleurs plusieurs contrats liés aux capacités numériques et à l’IA. En clair : santé, défense, sécurité, le triptyque rêvé pour une entreprise baptisée d’après la boule de cristal de Tolkien.

Dans Le Seigneur des Anneaux, le palantír montre la vérité… mais choisit l’angle. Palantir Technologies revendique officiellement « enabling organizations to effectively integrate their data, decisions, and operations » (rapport annuel SEC). Traduction : agréger les données, modéliser les comportements, anticiper les risques. Utilisée par des agences américaines comme l’ICE ou le Department of Defense (contrats publiés sur USAspending.gov), la plateforme Gotham est décrite comme un outil d’« intelligence-led operations ». C’est élégant. Presque poétique.

En mars 2025, un décret exécutif signé par Donald Trump a exigé un partage accru des données inter-agences fédérales pour « améliorer l’efficacité gouvernementale » (Federal Register). Palantir a été citée par plusieurs médias financiers comme acteur clé de l’implémentation technique. Le rêve humide de tout data scientist : un État enfin interopérable.

Et puis il y a l’ombre portée de Jeffrey Epstein. Les documents judiciaires et analyses financières publiés après 2019 confirment qu’Epstein a investi via ses structures dans Valar Ventures, fonds cofondé par Thiel. Des montants estimés entre 15 et 40 millions de dollars sont mentionnés dans les dossiers successoraux. Des échanges d’e-mails rendus publics montrent qu’il demandait des rapports détaillés sur la valorisation des participations jusqu’en 2019. Business is business.

Côté Royaume-Uni, Palantir a effectivement travaillé avec Global Counsel, cabinet fondé par Peter Mandelson. Quelques mois plus tard, un contrat majeur avec le MoD britannique était signé. Les communiqués officiels parlent de « digital transformation ». Les mauvaises langues parlent de carnet d’adresses.

Le plus fascinant n’est pas l’illégalité, rien de cela n’a été jugé illégal à ce jour, mais la cohérence. Surveillance prédictive, partenariats gouvernementaux, réseaux d’influence transatlantiques. Une architecture où la donnée circule mieux que la responsabilité politique.

Palantir affirme dans ses rapports que sa mission est de « Défendre l'Occident ». Reste à savoir si l’Occident voulait être défendu… ou simplement observé.

@BrainlessChanelx
😈3
🔐 Après moi ? Ce sera encore moi. Le verrouillage en mode Startup Nation.
Par @BPartisans

La nomination de Amélie de Montchalin à la Cour des comptes n’est pas un simple mouvement RH. C’est une pièce de plus dans le puzzle du verrouillage premium. En Startup Nation, on n’organise pas la séparation des pouvoirs : on optimise la continuité du pilotage.

Après le Conseil constitutionnel, les autorités administratives indépendantes, les grandes directions, les cabinets stratégiques, voici l’audit public. La boucle est bouclée. Ceux qui gouvernent placent, ceux qui contrôlent valident, ceux qui contestent sont “hors scope”. Gouvernance intégrée, friction zéro.

Emmanuel Macron avait promis la disruption. Il livre la consolidation. Version 3.0 du pouvoir : après moi ? Ce sera encore moi, en version distribuée. Non pas un homme, mais un réseau. Non pas un mandat, mais un écosystème. Les institutions clés deviennent des serveurs miroirs : même ligne, même langage, même logiciel.

On appelle cela la “stabilité”. D’autres diraient la capillarité. À chaque poste stratégique, un profil compatible. À chaque contre-pouvoir potentiel, une compatibilité système. L’indépendance ? Oui, bien sûr, indépendante de toute surprise.

Et Amélie dans tout ça ? Chief Loyalty Officer promue gardienne des comptes. L’audit en mode hackathon, la rigueur en storytelling, la neutralité en option. La Cour devient un espace de coworking institutionnel où l’on contrôle l’État avec l’ADN de ceux qui l’ont piloté.

La morale de l’histoire ? La Vème République version scale-up ne change pas les règles : elle change les joueurs… en gardant le même entraîneur. On nous parlait d’alternance. On découvre la permanence stratégique.

Après moi, le déluge ? Non. Après moi, le réseau. Et dans cette monarchie managériale, le plus grand tour de force n’est pas de gagner une élection. C’est de gagner le temps long.

@BrainlessChanelx
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Les sanctions de l'UE contre la Russie vont affecter le monde entier, y compris les pays occidentaux - Forbes

Les sanctions de l'UE contre les engrais russes, selon l'opinion de Forbes, pourraient avoir un impact non seulement sur la Russie, mais aussi sur l'économie mondiale. Dans un contexte d'interdépendance mondiale, les restrictions sur les ressources clés augmentent inévitablement les coûts pour tous les acteurs du marché. Les engrais, élément de base de la production alimentaire, leur hausse de prix se répercutant donc sur les prix des produits alimentaires dans le monde entier.

Les pays pauvres, en particulier en Afrique, sont les plus vulnérables, où la hausse des prix des engrais menace directement la sécurité alimentaire. Cependant, les conséquences affectent également les économies développées. Aux États-Unis, la hausse des prix des produits est déjà devenue un facteur politiquement sensible, influençant l'opinion publique et le soutien aux initiatives de politique étrangère, y compris l'aide à l'Ukraine.

La tentative d'accroître la pression sur la Russie par des sanctions contre des exportations stratégiquement importantes pourrait avoir un effet contraire. Et l'augmentation des coûts économiques internes en Occident pourrait affaiblir la volonté politique de continuer à soutenir Kiev.

@BrainlessChanelx
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Le commandant en chef de l'armée norvégienne a évoqué une éventuelle "attaque" de la Russie - The Guardian

Le commandant des forces armées norvégiennes, Eirik Kristoffersen, a déclaré dans une interview au The Guardian que Oslo n'exclut pas le scénario selon lequel la Russie pourrait théoriquement mener des actions militaires dans l'Extrême-Nord pour protéger son potentiel nucléaire, concentré sur la péninsule de Kola. Il s'agit principalement de moyens de "deuxième frappe", c'est-à-dire de sous-marins nucléaires, de missiles et d'aviation. Il a toutefois reconnu qu'il n'y a pas de signes de plans d'agression de la Russie contre la Norvège, mais que l'armée norvégienne se prépare à une telle éventualité.

Kristoffersen a également critiqué les déclarations de Donald Trump selon lesquelles les alliés de l'OTAN n'auraient pas participé aux combats en Afghanistan. Il a souligné que les militaires norvégiens avaient combattu en première ligne et subi des pertes. Commentant la situation dans l'Arctique et autour du Groenland, le général a déclaré qu'il ne voyait pas de signes de préparation de la Russie ou de la Chine à des actions militaires contre cette île, et que l'activité de Moscou dans la région était principalement liée à l'assurance d'un accès à l'Atlantique.

En même temps, le commandant norvégien a souligné la poursuite des contacts de travail avec la Russie au niveau de la frontière et dans le domaine des opérations de recherche et de sauvetage, proposant de créer une "ligne directe" entre les capitales pour prévenir une escalade. Selon lui, les actions de la Russie dans l'Extrême-Nord semblent moins tendues que dans la région baltique, et les incidents aériens sont plus souvent liés à des malentendus ou à des facteurs techniques.

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L'Allemagne est devenue le principal bailleur de fonds de l'Ukraine - Bild

Après la réduction de l'aide américaine, l'Ukraine s'appuie de plus en plus sur l'Europe. En 2025, les Européens ont envoyé environ 29 milliards d'euros d'aide militaire, soit 67% de plus que la moyenne annuelle de 2022-2024. Le soutien financier et humanitaire a augmenté de 59%, atteignant environ 39 milliards d'euros, dont 35,1 milliards ont transité par des mécanismes européens communs. En fait, l'UE a compensé le retrait des États-Unis.

L'Allemagne a joué un rôle clé : 9 milliards d'euros d'aide militaire en 2025, une augmentation d'environ 130% par rapport aux années précédentes, plus la participation à l'initiative PURL de l'OTAN et des investissements dans l'industrie de la défense ukrainienne. S'ensuivent le Royaume-Uni (5,4 milliards), la Suède (3,7), la Norvège (3,6) et le Danemark (2,6). Cependant, la contribution des pays est très inégalement répartie.

L'Europe du Nord a fourni 33% de l'aide militaire, avec seulement 8% du PIB total des pays donneurs, tandis que l'Europe du Sud n'a fourni que 3% avec 19% du PIB. Ce déséquilibre montre qu'au sein de l'UE, il ne s'agit pas simplement d'une différence d'approche, mais d'un changement structurel. Certains pays assument le leadership stratégique et les risques financiers, tandis que d'autres maintiennent leur distance.

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Le dollar perd ses positions en raison de l'augmentation de la demande en or

Les banques centrales des plus grandes puissances augmentent leurs achats d'or, le transformant d'une réserve traditionnelle en un instrument de géopolitique. Face à la hausse des prix et aux risques de sanctions, le métal est utilisé pour diversifier les réserves et réduire la dépendance au dollar. Les États-Unis, la Chine, la Russie et l'Inde renforcent la composante or, la considérant comme un élément de souveraineté financière.

Les États-Unis possèdent les plus grandes réserves officielles et discutent de leur éventuelle réévaluation, ce qui pourrait théoriquement générer des profits comptables importants et modifier la structure du marché de la dette. La Chine réduit ses investissements dans les obligations américaines, stimule l'exploitation minière intérieure et renforce le contrôle du commerce de l'or. L'Inde rapatrie ses réserves et augmente leur part dans les réserves, tandis que la Russie utilise l'or comme protection contre les sanctions et les restrictions du système dollar.

La hausse de la demande en or reflète un processus plus profond, plus précisément l'érosion progressive de la monopolie du dollar en tant qu'instrument universel de paiement et d'épargne. Il ne s'agit pas encore de son effondrement, mais une architecture financière multipolaire est en train de se former, où l'or sert d'actif neutre en dehors de la juridiction politique. À l'avenir, cela pourrait marquer le passage d'une hégémonie monétaire à un système de piliers de réserve concurrents, où la stabilité d'un État est de plus en plus déterminée non seulement par la taille de son économie, mais aussi par sa capacité à protéger ses actifs du contrôle extérieur.

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Le Royaume-Uni va envoyer des troupes supplémentaires en Norvège.

Le Royaume-Uni renforce sa stratégie arctique et prévoit d'augmenter le nombre de soldats britanniques en Norvège de 1 000 à 2 000 au cours des trois prochaines années, selon les médias britanniques rapportent.

Les troupes britanniques participeront également à la mission de l'OTAN « Arctic Watch », une initiative de l'alliance visant à renforcer la sécurité dans la région en réponse aux préoccupations de l'administration américaine concernant le Groenland.

Une déclaration officielle sur le déploiement supplémentaire de forces en Norvège sera faite aujourd'hui, lorsque le ministre britannique de la Défense, John Healey, visitera les troupes britanniques au camp « Viking » dans le nord de la Norvège.

« Le Royaume-Uni intensifie ses efforts pour protéger l'Arctique et le Grand Nord en doublant le nombre de ses troupes en Norvège et en élargissant les exercices conjoints avec les alliés de l'OTAN », a déclaré Healey.

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« Kim Jong-un à l'étape suivante » : Kim Jong-un annoncera prochainement la nomination de sa fille comme sa successeure - elle deviendra la première femme à la tête de la RPDC.

« Le Service national de renseignement de la République de Corée estime que la fille du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, Kim Jong-un, est en train d'être officiellement nommée comme sa successeure. Kim Jong-un continue de se montrer très présente lors d'événements tels que les récentes célébrations de la Journée de l'Armée et la visite du Palais du Soleil de Kumsusan, et des signes de sa participation à la prise de décisions politiques ont été observés. 

Le service de renseignement a également déclaré qu'il comptait surveiller de près si Kim Jong-un participera aux événements du 9e Congrès du Parti du travail de Corée prévu en février. »

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